‹ Notice des monuments provenant de la Palestine et conservés au Musée du LouvreChapitre 15 sur 16 · Cachet hébrxo-phénicien (forme de scarabée), à · texte numérisé non relu

Cachet hébrxo-phénicien (forme de scarabée), à

deux faces, entourées chacune d’une bordure de perles. Il est percé dans le sens de la longueur.

L'une des faces représente un personnage vêtu d’une longue tunique asiatique plissée, et marchant à droite ; ses cheveux sont réunis en masse derrière la tête. Sa main droite est relevée à la hauteur de la figure, tandis que de la gauche abaissée il tient un sceptre (?) surmonté peut-être d’un croissant (?).

Derrière ce personnage est gravée une légende phénicienne qui signifie : de Chebaniah (sous-entendu sceau)."

L'autre face porte deux disques ailés entre lesquels se trouve une inscription phénicienne de deux lignes qui signifie : de Chebaniah, fils (ou serviteur) d'Ouzziah.

Brèche rougeñtre à veines blanches.

A. de Longpérier, Reoue archéologique, nouvelle série, t. vit1 (1263), p. 358. Les deux faces sont gravées au double de la grandeur réelle. — A. Levy, Siegel und Gemmen, pl. IIL, n° 6. — Fr. Lenormant, Essai sur la propagation de l'alphabet phénicien, t. I, p. 184.

Au sujet des intailles hébraïques,voir : Comte de Vogüé, Zntailles à légendes sémitiques (dansla Rec. archéol., nouvelle série,t. xvit, (1868), p. 432 et suiv.); cf. le n° 5 pour le personnago de la première face, et les n°5 39 et 41 pour les légendes; Le même, Mélanges d'archéologie orientale; E. Ledrain, Ægypto-Semitica (dans la Gazette archéologique, 1878,

Long. 0,021. — Larg. 0,016.

84. — Porte monolithe sans ornement, avec son tourillon de pierre. Elle est percée d'un trou dans lequel entrait une clef plate qui servait à ouvrir. Cette clef se manœuvrait horizontalement de gauche à droite et réciproquement. — La serrure est exposée dans la vitrine; elle a été remplacée sur la porte par un modèle en bois.

Pierre.

Cette porte fermait l’entrée d’un sépulcre situé près du village de Sour-Bahar, sur la route de Jérusalem à Bethléem, — Acquis en 1877.

Hauteur du battant, 1,08 : largeur du battant, 0,81. Epaisseur de la pierre, 0,15. — Longueur du tourillon, 1,16.

S5GSe — Serrure provenant de la porte précédente (n° 84).

Elle est commandée par un mécanisme très-ingénieux.

Des chevilles mobiles placées à la partie supérieure de la serrure entrent en partie dans les trous du pène ou verrou et arrêtent complètement son mouvement. Quand on voulait ouvrir la porte, il fallait introduire dans la serrure ainsi fermée, une clef spéciale munie de dents ou de pointes correspondant aux trous du pène. Ces pointes rencontraient dans l’intérieur du verrou de petites chevilles mobiles et les repoussaient. Ces secendes chevilles, dans leur mouvement ascensionnel poussaicnt à leur tour les premières chevilles et les obligeaient à rentrer dans la machoire supérieure de la serrure. Le verrou débarrassé ainsi de ses entraves, pouvait glisser de gauche à droite : la porte était ouverte. Il suffisait pour la refermer de faire manœuvrer le pène en sens contraire et de retirer la clef; les chevilles verticales rentraient dans le verrou par leur propre poids : la porte était fermée.

Bronze, Acquis en 1877.

De Sauley, Acad. des Inscr. C. R., 1877, (séance du 13 avril). L

Cette serrure a fait l'admiration de M. Fichet, On a rappelé, à ce sujet, ce que Pausanias (vint, 16, 5) raconte du merveilleux mécanisme qui fermait le tombeau d'Hélène, reine d’Adia- Lène, situé tout près deJérusalem (1). — D’après M. Clermont- Ganneau (2),le sépulere de Sour-Bahar aurait été décrit il y a déjà assez longtemps par le docteur Chaplin dâns un des Quartely Statements du Palestine Eæploration Fund, et plus récemment par M. Schick dans la Zeëtschrift des deutschen Palestina-Vereins, 1 (1878).-— M. Mauss a exposé, au Trocadéro en 1878, deux verres antiques, d’une belle conservation, provenant du même sépulcre.

Poids de la serrure, 6 kilogs, 182 grammes.

Long. du pène, 0,289.

Longueur du corps de la serrure, 0,17, — Largeur. 0,086.

(1) Cf. de Saulcy, Recherches sur l'emplacement véritable du tombeau d'Hélène, reine d'Adiabène, p. 12.

(2) Revue critique du 15 février 1879,

P. viril. — Sauval nous a conservé un renseignement précieux : il nous apprend que la collection du Roi renfermait au xvii® siècle des fragments de colonnes et des marches en marbre provenant, d’après la tradition, du temple de Jérusalem et apportés en France par Saint-Louis. On lit dans ses Antiquités de Paris, 111, 16 et 17 (1) :

« Chés M. Lerambert, garde des marbres du Roi, trois tronçons « de porphyre des colonnes du temple de Salomon apportées «en France par Saint-Louis; deux ont plus de trois pieds et « demi de diamètre sur deux d'épaisseur; l’autre, qui se trouva « dans le magasin des antiques dont il est le gardien, a cinq « pieds de diamètre et est une tranche d’un des mêmes tronçons: « tout curieux qu’ils soient on n’a pas laissé de les vouloir gâter « pour en faire des tables et même on y voit encore les traces de « chaque tranche pour un si beau dessein. Dans le magasin des « marbres du Roi, il y a aussi des marches de ce temple divin, et « toutes de porphyre, où l’on voit encore empreints despieds à « force d’avoir été frayées et usées des Juifs en entrant et sortant « du temple. Ces marques sans doute, doivent être considérées « comme des reliques puisque vraisemblablement Jésus-Christ « a marché dessus et les a montées. »

Il est probable que le méchant dessein dont parle Sauval a été exécuté ayant la Révolution, car on ne retrouve aucune trace de ces objets dans les inventaires du Musée.

(1) Ce passage a été déjà signalé et reproduit par M. L. Courajod, dans son travailintitulé : Deux épaves de la chapelle funéraire des Valois, . p. 24.

No 8. — J. Derenbourg, Une stèle du temple d'Hérode (dans le Journal Asiatique, 1872, p. 178 à 195).

N° 9 .—Au sujet des pieds votifs, voir : Lupi, Epitaphium Severæ martyris, p.68 et suiv.

N° 40. — Le vase de Jérusalem présente une grande ana- ” logie dans sa décoration géométrique avec les vases trouvés en Chypre; mais le trait est plus fin, la décoration est plus soignée et plus compliquée ; la terre cuite, au contraire, est plus grossière. Parmi les vases que possède le Musée, aucun n'offre une forme analogue.

N° 44. -— De Saulcy, Mémoire sur la nature et l’äge respectif des divers appareils de maçonnerie employés dans l'enceinte du Haram-ech-Chérif de Jérusalem, Paris, 1866, in-4° de 80 p.

No 48. — La décoration de ce couvercle et celle des coupoles sous El-Aksa, offrent une analogie très-frappante. Ces monuments sont de la même date très-certainement et de la même école (Cf. Gazette archéologique, 1877, pl. 11 et 17).

No 28. — P. 27,1. 14, au lieu de : « aux juges juifs », lisez : « aux juges musulmans » — La cuve du sarcophage nè contient pas de dormitoire à l’intérieur. — M. Clermont-Ganneau (Rev. crit. du 16 septembre 1876), signale à Jérusalem deux magnifiques cuves de sarcophages absolument semblables.

N° Æ44.— Cf. Clermont-Ganneau, Ossuaire juif de Joseph: fils de Jean (dans la Rev. archéol. de novembre 1878).

Nos 419 à 44. — P. 34, 1. 42. — de Saulcy, Réponse à M. Ernest Vinet au sujet du voyage dans la mer Morte et

dans les terres bibliques {(Extr. de la Revue contemporaine, 15 juin 1854).

N° S4. — Comte de Vogüé (Bulletin des Antiquaires de’ France, 1864, p. 38, (20 janvier). :

Nos 58 à G1.— À. Bertrand, les Ruines d'Arag-el-Emyr (dans la Rev. archéol. nouvelle série, x1 (1865) p. 474). — M. Guillaume-Rey {Archives des Missions scientifiques et littéraires, 2% série, 111, p. 336), signale dans les ruines de Hosn-Suleiman (l’ancienne Baétocécé), une vaste enceinte sacrée qu’il considère comme le plus beau spécimen des monuments de ce genre existant encore en Syrie. Selon le même auteur le mode de jontoiement et d’appareillage des blocs qui forment cette enceinte est identique à celui qu’on rencontre dans l'édifice d’Araq-el-Emyr (voir son Rapport, pl. : à IV).

N° G4.— Pour la coiffure de la déesse, cf. une stèle égyp tienne du Musée Britannique (Ern. Feydeau, Histoire des usages funèbres, I, 203). — Voir aussi un bas-relief de trois déesses trouvé en Angleterre (Lapidarium Septentrionale, p. 305, n° 584), ainsi qu'une bague à cachet, tirée d’un tombeau au sud de l’agora de Mycènes, sur laquelle on voit une déesse debout, la poitrine nue, portant un collier au cou et un jupon court; elle est accompagnée de deux femmes tenant des fleurs, dont l’une est accroupie ; deux enfants et divers attributs complètent le tableau (Schliemann, Mycènes (trad. Girardin), p. 437, fig. 530). — Une médaille frappée à Damas représente une femme nue, aux larges flancs, comme les Vénus Syriennes, debout entre deux arbrisseaux; il faudrait vérifier sur de bons exemplaires si elle ne porte pas une jupe et si les feuilles au pied des arbrisseaux sont toutes deux tournées en dehors. La provenance de Damas est curieuse à rapprocher de celle d’Ascalon (baron de Witte, . le géant Ascus, p. 10 et pl. II, n° 9). |

Ne G5, p. 47, 1, 1. — Au lieu de : Ascalon, lisez : Gaza. |

N° #4, p. 50, note 1. — Le chandelier à 7 branches, se retrouve sur un grand nombre d'inscriptions funéraires, à Beyrouth, aux environs de Tyr, à Jaffa, à Rome, à Carthage, etc.

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