BAS-RELIEF DE SCHIHAN
B.— Bas-relief représentant un roi (?) casqué, la poitrine nue, les reins entourés de la schenti égyptienne. Des deux mains, il brandit une lance, dont le large fer est tourné vers la terre; un arc est suspendu à son épaule droite; un animal, qui semble être un lion, 8e tient près de lui.
Basalte noir.
Découvert par M. de Saulcy, le 17 janvier 1851, entre Medabab et Schihan, à l’est de la mer Morte, au lieu nommé Redjôm-el-Aäbed; retrouvé en place, le 17 avril 1864, par M. le duc de Luynes; rapporté et donné au Musée par ce dernier (1866).
De Saulcy, Voy. en … Syrie et aut. de la mer Morte, L
. 824 et 333. PI XVII — Rev. archéol., 1866, p. 866. —
À. de Longpérier, Musée Napoléon III, pl. XXVIII. — Duc
de Luynes, Voyage d'eæploration à la mer Morte, I, p.170
et suiv., ÎI, p. 179. Appendice par M. Mauss: Renseignements
fournis par Khalil-<l-Heszy sur l'enlécement de la pierre de Figou (Medabah). |
Certains détails de la sculpture rappellent les bas-reliefs Assyriens et les ouvrages de l’art grec archaïque (métopes de Sétinonte); l'ajustement a un caractère égyptien. Cette stèle représentant un roi de Moab vainqueur, offre de grandes analogies pour les dimensions et la matière avec la stèle de Dhibân. Il est regrettable que, pour la transporter, on ait été forcé de l’amincir et de détruire le côté opposé au bas-relief. Peut-être portait-il une inscription à jamais perdue!
Hauteur, 1,08; largeur, 0,58.
6. — Angle supérieur d’un chambranle de porte taillé en forme de cadre; il est garni de moulures et orné d'un fleuron. |
Lave noire.
Recueilli dans une enceinte carrée qui paraît être un ancien temple, à Er-Rabbah (1), (Areopolis.) — Don de M. de Saulcy (1851).
A. de Longpérier, Notice des antiq. Assyr. Babyl. Perses, Hébraïques, 3° édition, n° 575—De Saulcy, Voy. en Syrie et aut. de la mer Morte, I, 348; pl. L.
M. de Longpérier a rapproché le fleuron sculpté sur ce morceau de plusieurs fleurons semblables qui se retrouvent dans certains bas-reliefs Assyriens.
Longueur d’un côté, 0,39.
7.— (a) Fragment d'une poterie épaisse et noire à l’intérieur. Elle porte une couverte rosée sur laquelle se détachent deux bandes et des méandres brun foncé.
Terre cuite peinte.
Trouvé à Kherbet-Fouqoüûa (les ruines rougeâtres), à l'est de la mer Morte. — Don de M. de Saulcy (1852).
Cette localité est aussi nommée Figou; elle est située à 4 kilom, à l'ouest de Schihän. M. de Saulcy l'identifie avec Medabah (Voy. en Syrie, I, p.. 325).
Hauteur, 0,06.— Longueur, 0,07.
(b) Fragment du bord d'un vase décoré de lignes, de chevrons et de points rouges et noirs.
Terre cuite peinte.
Trouvé à Kherbet-Fougoûa. — Don de M. de Saulcy (1852). Hauteur, 0,05 — Largeur, 0,07.
(c) Fragment de poterie décorée d’une bande brune: couverte rosée.
Don de M. de Saulcy (1852).
Hauteur, 0,06. — Largour, 0,04.
ES
(1) Ces ruines sont situées sur le vaste plateau dé Moab entre l'Oued- Moudjeb de Karak, c’est-à-dire l'Arnon, limite nord de la Moabitide, et le Kir-Moab de l'Ecritnre sainte. |
Terre cuite peinte.
(d) Fragment de poterie jaunâtre, sur lequel est peinte une large bande brune.— La pâte est noire in-
térieurement.
Terre cuite peinte.
Trouvé à El-Karak (1), à l'est de la mer Morte. — Don de M. de Saulcy (1852)
Hauteur, 0,04. — Largeur, 0,04.
A. de Longpérier, Notice des Antig. Assyr., Babyl. Perses, Hébraïques, 3° édition, nos 576, 577, 578.
(1) Sur cette ville, voir : Irby et Mangles, Travels, ch. VII; de Saulcy, Voy. en Syrie et aut. de la mer.Morte, I, p. 855 et suiv. Les débris, de poterie décrits ci-dessus sont mentionnés p. 866.— Mauss, Journal de voyage de Jérusalem à Karak (dans le Voy. d'exploration du duc de Luynes, II, Atlas, pl. ? à 4).
S.— Inscription grecque de sept lignes :
MHBENAAAAOTENHEIZIO PEYE ZOATENTOZTOYIE PITOIEPONTPYHAKTOYKAI IIEPIBOAOYOZAANAH
- DOHEAYTQIAITIOZEZ TAIAIATOE=AKOAOY : Le EEINGANATON
Mnfeva &AXoyevn sionopetector évrdç Toù mepl rà fepbv rpupaxrou xal meptodAou- 86 d'dv Anpn Éœuré airios tar dik rd Étuxo- Roubeïv Gaværov,
Qu'aucun étranger ne franchisse la balustrads qui entoure le lieu saint, ni l'enceinte. Celui qui serait pris, devra n'accuser que lui-même de la mort qui sera son chätiment.
Surmoulé en plâtre exécuté dans les ateliers du Musée, d'après un estampage donné par M. Ch. Clermont-Ganneau (1872).
L'original, en calcaire dur, est un parallélipipède rectangle mesurant 39 x 90 x 60 centimètres. Découvert le 26 mai 1871 par M. Ch. Clermont-Ganneau, à Jérusalem, dans le mur d'une médrécé (école) voisine de la porte Bab-el-Atm, à 50 mètres environ du Haram-ech-Chérif, il fut transporté, quelque temps après, au Seraï, par les ordres du gouverneur de la ville. On ignore ce qu'il est devenu depuis; néanmoins, un faussaire a pu prendre une copie de l'inscription et en fabriquer une semblable qui a été vuc à Jérusalem.
Ch. Clermont-Ganneau, The Athenœum (8 juillet 1871).— Le mème, Une stèle du temple de Jérusalem (dans Rev. ar-
See en ms 4
TA
chéol. avril et mai 1872, p. 214 et 290, pl. X ; et dans Acad. des Inscr.C.R.1872, p.170.)—Le Monde illustré (11 janvier 1873).
Deux passages de Josèphe (Bell. Jud. V, v, 2, et Ant. Jud. XV, x1, 5) nous apprennent qu'il y avait dans le temple, du temps d’Hérode, des stèles placées de distance en distance; des inscriptions en grec et en latin y étaient tracées portant défense aux étrangers de franchir les enceintes sacrées. C’est un de ces précieux monuments que M. Ch. Clermont-Ganneau a retrouvé; c'est en même temps la plus ancienne inscription grecque dé-— couverte jusqu'ici à Jérusalem (cf.le n° 12).
Hauteur, 0,60. — Longueur, 0,90.
9. — Pied droit chaussé d’une sandale et reposant sur une petite base plate; des courroies entourent le talon et le cou-de-pied. Les doigts et toute la partie antérieure sont brisés. Une inscription grecque est gravée à la partie supérieure, au-dessus de la cheville, sur la tranche qui correspond à la naissance de la jambe. |
IONTIH JAAOYKI AIA ANE8H KEN
Ilovrniu AouxrAla &véOnxev.
Marbre blanc ; époque romaine
Trouvé, en 1866, dans les blocages qui garnissaient les reins des anciennes voûtes de l’église Sainte-Anne, près du grand réservoir appelé piscine probatique (piscine de Bethzatha). — Don de M. Mauss, architecte de l’église Sainte-Anne.
Ch. Clermont-Ganneau, Revue de l'Instr. publ. (29 octobre 1868). — Waddington, Acad. des Inscr. C.R.., 1868, p. 33%. — Héron de Villefosse, Compt. rend. de la Soc, de Num. IV (1873), p. 1 et 2.
C'est certainement un eæ vofo consacré par Pompeia Lacilia en souvenir d’une guérison. Une médaille de Salonine, frappée à Ptolémaïs, présente au revers un pied votif surmonté d un an— peau de suspension (de Saulicy, Numism. de la Terre Sainte, pl. VU, n° 12). 4
Au sujet des pieds votifs, voir: Letronne, Recueil des Inscriptions d'Égypte. II, 204 et 475, à propos de la représentation de ces pieds dans les proscynèmes; A. Maury, Sur un pied en marbre blanc découvert à Alexandrie, dans la Rec.
rchéol., 1re série, VII, p. 600.
Hauteur, 0,13. — Longueur, 0,18.
10. — Vase dont le col et les anses sont brisés: il ne reste que la panse présentant un galbe écrasé à deux courbes (disque renflé). Il est décoré d’ornements géométriques, au trait, en peinture brune, qui forment quatre groupes symétriques sur la partie supérieure de la panse (carrés, losanges, rectangles inscrits l’un dans l'autre, triangles, points, grecques, courses de bâtons, trois larges bandes ; le dessous du pied est orné d’un quadrillé peint portant. un point dans chaque carré). — Forme peu commune dans l'antiquité ; les anses étaient très-minces. |
Terre cuite rougeâtre, couverte jaune.
Trouvé à Jérusalem (voie Douloureuse) : enfoui à 10 ou 12 m. de profondeur, à l'endroit où s'élèvent maintenant les fondations de l'église des Dames de Sion. — Donné par le P. Ratisbonne à M. de Saulcy qui l’a offert au Louvre (1872).
Helbig (lettera à Conze), Ossercaziont soprà la provenienza della decorazione geom-trica (dans : Ann. dell. Inst. archeol. t. XLVII, 1875, p. 221 et suiv.) — Le vase est cité p. 247, et gravé tav. d'agg. I.
Hauteur, 0,16.
Ce vase est exposé au premier étage dans la Salle asiatique. Son ornementation permet de le rapprocher des vases peints du plus ancien style découverts dans les îles de l'Archipel grec; on le comparera particulièrement aux vases nombreux trouvés dans l’île de Chypre et qui portent des peintures analogues.
IX. — Deux clefs de pierre ayant servi à réunir des blocs Salomoniens.
| Pierre dure jauaûtre.
Proviennent des soubassements du temple de Jérusalem (1aram -ech.-Chérif). —Don de M. de Saulcy (1372)
À. Longueur, 0,14.— Largeur, 0,04 B. — 0,10.— — 0,055.
JÉRUSALEM. 19 HT. — Fragment d’une inscription en hébreu carré.
Dm [brin 92 y{nl vo
II setaira. ....
Ici tout homme. . . . .
. % + + + + ee + ee + + + © €
(D'après M. de Saulcy, avec son ingénieuge restitution à
la seconde ligne). Di erre.
Trouvé, en 1863, dans un puits découvert en avant dela triple porte murée, au sud du Haram-ech-Chérif. — Don de M. de Saulcy (1870).
De Saulcy, Voy. en Terre Sainte, 11, 12. Le savant auteur suppose que c'est le fragment d'une des stèles qui défendaient aux Gentils de dépasser le parvis qui leur était réservé dans le péribole du temple. D’après Josèphe ces textes étaient rédigés en grec et en latin, mais il paraît évident à M. de Saulcy que la même défense devait être également écrite en hébreu (cf. le n° 8). — Fr. Lenormant, Essai sur la propag, de l'alphabet phénicien, 1, 261.
Hauteur, 0,21. — Largeur, 0,17.
ES. — Inscription hébraïque, écrite en caractères
carrés.
MON AN 7» ‘inwx pm mp [3] ‘ [olvm Jonas et Sabtiyah Sa femme, de Sicile, fortifiés Dans la vie
(D'après M. de Saulcy).
Surmoulé en plâtre (en double exemplaire,.
Elle est tracée sur le fût de la colonne monolithe placée à la
porte dite sous El-Aksa, au Haram-ech-Chérif (voir le n° 14). — Don de M. de Saulcy (1870).
De Sauley, Acad. des Inscr.C.R., 1864, p.259. — Aus Briefen des Hrn. Prof. Levy (dans Geiger’s Zeitschrift, III, p. 228). — De Saulcy, Voy. en Terre Sainte, II, p. 325 (d’après une transcription de M. Oppert). — Fr. Lenormant, Essai sur la propag. de l'alphabet phénicien, 1, 272.
Ce texte est conçu dans la même forme à peu près que certains proscynèmes égyptiens et grecs; M. de Saulcy leconsidère comme antérieur au siége de Jérusalem par Titus.
Hauteur, 0,17. — Largeur, 0,21.
14. — Détail du chapiteau de la colonne monolithe sous El-Aksa (elle mesure 1 mètre 53 c. sur plus de 7 mètres de haut). Le chapiteau se compose d’une simple corbeille évasée, décorée à sa surface d’une série de feuilles d'acanthe alternant avec des feuilles d’eau ; le galbe est tout égyptien,
Surmoulé en plâtre, dans lequel la feuille a été redressée.
Cette colonne est placée au centre du vestibule de Ia porte double, à l’angle du mur du jardin de la mosquée El-Aksa (voir le n°13) (1). — Don de M. de Saulcy.
Fergusson, Topography of Jérusalem, p. 14, 15. — Barclay, City of the great king (avec une vignette très-mauvaise), p. 510. — Renan, Mission de Phénicie, p. 798, pl. XLI (dessin du chapiteau complet et plan du vestibule, par M. Thobois). — De Saulcy, Voy. en Terre Sainte, I, 124; II, 94 — Gte de Vogüé, Le Temple de Jérusalem, p. 9 et 49; pl. IV.
Hauteur, 0,87.— Largeur (à la base), 0,51.
15. — Frise composée d'un élégant rinceau; on y remarque deux rosaces, deux grappes de raisin et une moitié de feuille de vigne reliées entre elles par un
cep noueux.
Surmoulé er plâtre.
LS
(1) Sur El-Aksa, voir Fergusson, The holy Sepulchre, p. 86.
Provient d'El-Aksa: a été moulé par les soins de M. Mauss. — Don de M. de Saulcy.
Longueur, 1,18. — Hauteur, 0,85.
LG. — Tête d’un petit cippe orné de moulures.
Pierre.
Trouvée près de Jérusalem.— Don de M. de Saulcy. Hauteur, 0,15. — Largeur, 0,20.
(QBouR-EL-MOLOUK.)
Quand on sort de Jérusalem par la porte de Damas, on ren. contre à quelque distance une excavation qui ressemble à l'entrée d’une carrière abandonnée. En y pénétrant, on reconnait un. monument funéraire, taillé dans le roc. La population arabe lui donne le nom de Qbour-el-Motouk auquel correspond dans. notre langue celui de Tombeau des Rois. C'est sous cette dénomination que ce monument est cité depuis longtemps, aussi bien dans les récits des voyageurs et des curieux que dans les discussions des antiquaires ; nous lui conservons ce nom. Tous les objets décrits sous les nos suivants (17 à 45) sont sortis dece monument funéraire.
17, K'7 bis, K'2 ter. — Frise dorique dont le centre est occupé par une grappe de raisin à droite et à gauche de laquelle sont placées symétriquement une triple palme et une couronne (le n° 17 reproduit la moitié de cette partie centrale). — Quatre patères séparées par des triglyphes sont placées de chaque côté. ( Les n° 17 bis et 17 ter reproduisent chacun deux comparti-
ments en deux morceaux).
Surmoulés en plâtre.
Frise seulptée sur la face même du rocher, au-dessus du vestibule d’entrée. — Den de M. de Saulcy (1864).
R. Pococke, À description of the East and some other countries, Il, p 20, pl. V. — De Cassas, Voy. pittor. de la Syrie, de la Phénicie, de la Palestine, pl. 32 et 44. — De Saulcy, Voy. en Syrie etaut. de la mer Morte, Il, p.221; atlas, ph. XXX. — Salzmann, Jérusalem, atlas EL, pl. 53. —
Viollet Le Duc, Entretiens sur l'Architecture, p. 22 et suiv. — Pierotti, Jerusalem eæplored, II, pl. LV et LXE, 6.
Longueur (des moulages), 2,80. — Largeur, 0,60.
ES. — Couvercle hémicylindrique richement décoré. Le sommet est orné d’une bande de rinceaux dans les enroulements desquels se répètent, à partir du centre et en allant vers les extrémités, les représentations suivantes : des glands de chêne avec leur feuillage, des fruits de ricin, un lis, une rosace à huit pétales, un raisin à gros grains, un raisin à petits grains et une feuille de pampre. Cette bande est accostée de deux doubles guirlandes d'olivier avec fruits, encadrées par une torsade; une élé gante petite rosace est placée au centre des guirlandes et indique en même temps le milieu du couvercle. Tout autour règne une frise de rinceaux formés de tiges d'arbres et de plantes chargées de fleurs et de fruits : lis, roses, grenades, cédrats, raisins, glands, etc. Le centre du couvercle est indiqué, au milieu de ces rinceaux, par une rosace correspondant à la petite rosace placée dans les guirlandes d'olivier. L’extrémité du couvercle a beaucoup souffert: elle est ornée d’une triple palme du sein de laquelle sortent deux lis ; deux patères à ombilic décorent le champ. — La décoration est exécutée à la râpe ; encadrement de moulures. :
Calcaire dur, veiné rouge.
Trouvé en 1851 (cassô en deux morceaux), dans une des chambres intérieures. — Don de M. de Saulcy (1852).
De Saulcy, Recherches sur les tombeauæ des rois de Juda, et preuves que le couvercle qui a été trouvé dans un de ces
tombeaucæ, et qui est déposé au Loucre, est celui du roi
David, avec un plan du tombeau des rois (dans les Ann. de Philos. chrét., 1852, 4 série, V, p. 245 et suiv., 354 et suiv. 452 et suiv. On trouvera la gravure du couvercle p. 253). Ce travail a été lu à l’Acad. desInscer. aux mois de sept. et d'oct. 1851. — À. de Longpérier, Notice des Antig. Assyr.,.3° édition, n°0 573. — De Saulcy, Voy. en Syrie et aut de la mer
Morte, IL, p. 226; atlas, pl. XXXI et XXXIF. — A. de Longpérier, Musée Napoléon III, pl. XXX, n° 1 et pl. XXXI, n° 1.
Longueur, 1,95. — Largeur, 0,55.
19. — Portion d'un couvercle. de sarcophage hémicylindrique. La décoration de la partie antérieure se composait de cinq rosaces ; il n’en reste que trois. Celle du centre est formée de huit lis. L’extrémité porte une patère entourée d’une moulure. Le champ est piqué à la
boucharde.
Pierre calcaire.
Trouvé en décembre 1863, dans une des chambres intérieures. — Don de M, de Saulcy.
De Saulcy, Voy. en Terre Sainte I, 369. — A. de Longpérier, Musée Napoléon III, pl. XXXI, no 3.
Longueur, 1,00. — Largeur, 0,55.
ÆO. — Deux fragments d’une cuve de sarcophage.
Pierre dure.
Trouvés, en 1863, dans la même chambre que le couvercle pré— cédent. — Don de M. de Saulcy.
De Saulcy, Voy. en Syrie et aut. de la mer Morte, atlas, pl. XXXI.
Épaisseur, 0,06.
I. — Sarcophage muni de son couvercle taillé en forme de toit (1) avec arête aiguë au sommet. Les angles ont été abattus pour permettre au monument d'entrer sous une arcade basse. Toute la surface est piquée à la boucharde. La face antérieure est ornée de deux dis-
(1) Le toit pointu forme encore aujourd'hui le caractère distinctif des tombes de femmes chez les Orientaux, tandis que les tombes d'hommes ont un toit arrundi.
ques en relief entre lesquels on lit une inscription sémitique de deux lignes :
ro K (Syriaque, écriture voisine de l’estranghelo).
ni TI EX (Hébreu carré).
1re ligne: Saddan reine.
2 ligne: Sadda reine.
(D’après M. Renan). ‘ |
Il est à remarquer que les deux lignes ne paraissent pas avoir été gravées à l’aide du mème instrument. Les caractères de la première ligne sont assez profonds ; ceux de la seconde, au con-— traire, sont très-légèrement tracés. La seconde ligne est une
traduction de la première. Calcaire dur. :
Trouvé, par M. de Saulcy, le 8 décembre 1863, dans un caveau découvert par lui au tombeau des Rois.—Donné par le mème (1864).
Au moment de la découverte, le couvercle était encore scellé; le sarcophage contenait un squelette bien conservé, la tête appuyée sur un coussinet ménagé dans la masse au fond de la cuve. Le cadavre posé sur un fond de terreau avait les deux mains croisées sur la région pubienne; il mesurait 1m,60. À peine fut-il découvert que tout s’évanouit : on n’a pu recueillir que les objets décrits sous le no 22.
De Saulcy, Acad. des Inscr., séances du 29 janvier et du 12 février 1864.— E. Renan, Note lue à la Soc. des Antiq. le 2 f6vrier. — (L'abbé Bargès), dans La Patrie du 4 février; art. reproduit le 5 février dans la France polit., scient. et littér. — Aus Briefen des Hrn prof. Lecy (dans Geiger’s Zeitschrift, IIE, p.227).— De Saulcy, Voy. en terre sainte, I, p. 375 à 410 (le sarcophage est gravé p. 377) et II, p. 309. Appendice : Procès-verbal de la découverte d’un tombeau au Qbour-el-Molouk. — Le même, Explication de l'inscription qu'on lit sur le tombeau apporté de Jérusalem. ‘Versailles, 1864. (Extr. des Ann. de philos.chrét. 1864, I, p. 408).— E. Renan, Nouvelles observations d'épigraphie hébraïque, avec un fac-simile de l’inser. (dans le Journal Asiatique, 1865, II, p.550).—Geiger, Die Inschrifien auf dem Sarge einer Kæœnigin (dans la Jüdische Zeitschrift, 1v, p. 274). = De Sauley, Ann. de philos.chrét.
1866, 1, p.302 (avec une explication nouvelle de l'inseript. par M. J. Oppert, qui lit à la première ligne le nom de Joaddan, femme du roi Joas et mère du roi Amasias, p. 308.) — V. Guérin, Rap port gur le voyage en Palestine de M, de Saulcy (Soc. de géogr. 1866, p. 201). — B. Tristram, The land of Israël, 2e édit. p. 172. —= De Saulcy, Sur l’inscr. bilingue du sarcophage découvert en 1863 dans le tombeau des Rois à Jérusalem (Revue Orientale, 2e série, 2e année, 1867, I, p. 28.) — A. de Longpérier, Musée Napoléon III, pl. XXXI. n° 4. — Fr. Lenormant, Essai sur la propag. de l'alphabet phénicien, I, p. 263, et II, p. 8.
Longueur, ?,05, — Hauteur de la cuve, 0,57.
Hauteur du couvercle, 0,35.