‹ Notice des peintures sculptures, gravures et lithographies de l'écoleChapitre 3 sur 77 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre bat, dans cette introduction, n'a point été d'écrire une histoire abrégée du palais du Luxembourg^ construit pendant les années 1613 è 1620, par Jacques de Brosse, pour Marie de Médicis, régente, et décoré en 1621 par Rubens. Cette tâche aélé remplie avec talent par plusieurs auteurs, connus de tous ceux qui s'intéressent aux destinées de nos monuments, et nous sommes forcé, De pouvant disposer que de quelques pages, de renvoyer le lec« leur aux ouvrages spéciaux qui donnent sur ce sujet tous les détails désirables. Laissant donc de côté la description de cet édifice et le récit des principaux événements dont il a été le théâtre, nous nous bornerons à faire Thistorique des différentes expositions de pein* ture qui s'y succédèrent depuis le Xyill« siècle jusqu'à nos jours.

Dans l'introduction de notre Notice des tableaux des écoles italiennes placés au Louvre, on a pu voir quelles difficultés et quelles lenteurs entravèrent l'exposition publique des peintures faisant partie des collections de la couronne. Un critique distingué , que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de citer, et qui eut l'initiative des mesures les plus utiles aux études, les plus favorables à l'art, La Font de Saint- Yenne, écrivait dans des Réflexions sur quelques causes de Vétat présent de la peinture en France^ publiées en 1747, ces lignes que nous croyons devoir reproduire ici : « Le molen que je propose pour l'avantage le plus prompt, et en même temps le plus efficace pour un rétablissement durable de la peinture, ce serait donc de choisir dans ce palais (le Louvre), ou quelqu'autre part aux environs, un lieu propre pour placer à demeure les innombrables chefs-d'œuvre des plus grands maîtres de l'Europe, et d'un prix infini, qui composent le Cabinet de Sa Majesté, entassés aujourd'hui et ensevelis dans de petite < pièces mal édairées et cachés dans la ville de Versai les, inronnus ou indifTérents à la curiosité des étrangers par l'impossibilité de les voir* »

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