Notice des principaux monuments exposeÌs dans les galeries provisoires du MuseÌe d'antiquitieÌs eÌgyptiennes de S. A. le Khedive aÌ Boulaq /
opérer quelques remaniements dans les galeries , y introduire des monuments déposés jusqu’alors en magasin , changer la place de ceux qui y étaient déjà.
C’est ainsi que la Salle de l’Ouest est pour ainsi dire nouvelle , puisque c’est à peine s’il y reste une dizaine des monuments qu’on y voyait il y a quelques mois. C’est ainsi encore que le Musée compte aujourd’hui , rien que dans les salles accessibles au public , 420 stèles et inscriptions , 32 séries complètes de quatre vases canopes ( en tout 128 vases), 16 sarcophages de pierre, 67 momies et cercueils de momies, 130 statues de toute époque, dont une moitié n’avait pas de place avant la récente organisation.
A certains égards c’est donc un autre Musée , ou plutôt le môme Musée augmenté et considérablement remanié , qu’on visite aujourd’hui à Boulaq.
Mais on voit en même temps que c’est un catalogue nouveau qu’il faut mettre entre les mains du visiteur.
L’utilité d’une seconde édition de la Notice imprimée en 1864 est donc démontrée.
Je conserve à cette Notice son plan général et ses divisions en Cour, Petit et Grand Vestibule, Salle du Centre, Salle de l'Ouest, Salle de l'Est, Vestibule de la Salle des Bijoux, Salle des Bijoux, Magasin n° 5, et enfin Appendice. Mais j’ai cru devoir faire un changement dans le mode de numérotage des monuments. L’expérience nous a démontré en effet que l’ancien système manquait de commodité. Le visiteur apercevait-il un objet dont il voulait lire la description , qu’il avait deux recherches successives à faire : celle du nom de la salle où l’objet était déposé , celle du N° spécial de ce môme objet dans la salle. Aujourd’hui la série des Nos est continue sans distinction de place. En ouvrant le livre au hasard et rien qu’en consultant le haut de la page, le visiteur s’apercevra bien vite s’il est en deçà ou au delà du numéro
qu’il cherche, et il ne lui faudra qu’un instant pour le trouver.
Je ne comprends pas plus dans cette Notice que dans la première la description des papyrus , que nous conservons à part. Le catalogue de cette collection exigerait un long et minutieux travail qui d’ailleurs trouverait mal sa place ici. Maintenant comme auparavant, les visiteurs qui voudront étudier les papyrus en obtiendront la communication en s’adressant à M. le Conservateur.