‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á Boulaq /Chapitre 303 sur 386 · Memphis. -Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis. -Saqqarah. Calcaire

Hauteur 1 37

Largeur totale 2 80

Bas-reliefs extraits du tombeau de Hor-Min. A gauche, Hor-Min est devant deux des quatres génies des entrailles. Hatlior, debout dans son sycomore, verse l’eau de purification que boivent Hor-Min et la dame Mai. L’âine du défunt, prenant également sa part de l’eau sacrée, est représentée au pied de l’arbre.

Un autre tableau représente Hor-Min assis sur un grand siège. La dame Mai est à ses pieds. Des personnages de sa maison lui apportent des offrandes de toutes sortes : une oie, un veau, des fleurs, des parfums, des liquides.

Nous assistons à droite à la cérémonie funèbre. Le cortège est en marche. Des esclaves, tête rasée, portent les coffres, les tables dont on va garnir le tombeau. Des pleureuses les suivent. Après elles marchent les génisses que l’on va immoler. Vient ensuite le catafalque contenant la momie couchée et posée dans un bateau que des prêtres et la dame Mai elle-même portent sur leurs épaules. Suit un groupe d’assistants. On a représenté plus loin une coupe des diverses chambres de Pédicule mortuaire. Des tables d’offrandes y sont déposées. Des hommes les traversent avec des gestes de douleur. Quelques scènes extraites du Rituel couronnent ces curieux bas-reliefs.

905 à 908. — Memphis. -Saqqarah. Calcaire.

Diamètre moyen 0 50

A côté des tombeaux de Tounar-i (voy. Appendice , Saqqarah) , de Phtah-mès (voy. Vestibule de la Salle des Bijoux) et d’autres fonctionnaires memphites delà XIXme dynastie, existent les ruines de l’édicule funéraire d’un autre personnage du rang le plus élévé, nommé Hor-em-heb. Une salle de cet édicule était soutenue par huit petites colonnes unies sur lesquelles étaient comme attachés, à hauteur d'homme, des petits tableaux rectangulaires. Ce sont quatre de ces tableaux, sauvés de la destruction des colonnes, que nous offrons ici au visiteur.

Le tombeau de Hor-em-heb fait naître un problème historique que nous ne savons pas encore résoudre. Horem-heb a occupé évidemment les charges les plus importantes. Aux titres vagues de noble chef, de grand des grands, de supérieur des supérieurs, il joint ceux de grand chef des

Magasin n* 5 908-910

soldais, de chef des chefs des soldats du roi, d'envoyé à la tête doses soldats vers le Nord et vers le Sud. Le rôle militaire d’Hor-em-heb ressort avec évidence de ce seul énoncé de ses charges; mais ce qui rend subitement ce personnage plus intéressant encore, c'est que quelquefois il apparaît sur les parois de son tombeau avec l'urœus sur le front, comme s'il avait régné. Régna-t-il en effet? Une révolution militaire porta-t-elle pour quelques jours le général heureux sur un trône éphémère. Nul ne saurait le dire encore.

Aucune indication monumentale ne permet de préciser la place qu’occupe Hor-em-heb dans l’histoire de la XIXme dynastie. Le style des figures et des hiéroglyphes n’est certes pas celui de Séti Ier et de Ramsès II. Il est vraisemblable (pie les quatre piliers dont nous nous occupons sont du même temps et peut-être de la même main que la belle stèle du Grand Vestibule , n° 72.

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