‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á BoulaqChapitre 54 sur 337 · Memphis Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis Saqqarah. Calcaire

Hauteur 1 18 Largeur 0 66

Stèle funéraire dans le modèle simi)le des façades de chapelles usité dans le Nouvel-Empire. Elle ornait la sépulture de Maï, personnage qui exerçait quelque fonction, encore mal définie, en rapport avec" les travaux de l'agriculture.

La partie principale offre les représentations qui couvrent ordinairement les stèles du Nouvel-Empire. Au premier registre, le défunt, assisté de quelques-uns des siens, adore Osiris assis au centre de son naos. Aux autres registres, c'est le défunt lui-même qui, à son tour, reçoit les hommages de sa famille. Ces diverses scènes sont suivies d'une prière au dieu de l'enfer égyptien.

Un des fils de Maï s'appelait Men-nefer (Memphis). Pour quelque motif inconnu , il a été rayé de la liste des membres de la famille , et en effet son image tout entière est martelée. Un autre fils avait égalemeut mérité cette marque d'infamie, qui n'a atteint que le nom propre du personnage.

Sur le listel qui surmonte la corniche dont la stèle est couronnée, Maï prend le titre Modiste d'Ammon. Les phrases qui suivent méritent d'être remarquées ; elles sont extraites du chapitre 125 du Rituel. Le mort, admis en l)résence du juge suprême, s'écrie : « Je me suis attaché « Dieu par mon amour ; j'ai donné du pain à celui qui « avait faim , de l'eau à celui qui 2.Y?i\i soif, des vète- « tements à celui qui était nu ; j'ai donné un lieu d'asile « à l'abandonné ...» Ce n'est point par hasard que ces touchantes paroles , où se font jour les aspirations d'une morale toute évangélique, se rencontrent ici. Les monuments égyptiens en font un si fréquent emploi que nous sommes presque autorisés à y voir une sorte de prière d'un usage pour ainsi dire quotidien.

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