‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á BoulaqChapitre 64 sur 337 · Memphis-Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis-Saqqarah. Calcaire

Hauteur totale 1 94

Cercueil de la dame HeUen, fille de sa mère Ter-nefer. La représentation principale n'est que la reproduction de la scène de la résurrection déjà décrite. Au centre du disque solaire apparaît ici, au lieu du scarabée, un dieu panthée, à corps d'homme, aux pattes d'oiseau et de bélier, ithyphallique comme Ammon Générateur, dont il a le geste, les épaules surmontées de quatre têtes de bélier, symbole de puissance.

Grand Vestibule 90-9 f

On sait déjà que le cercueil de la dame Heken, fille de Ter-nefer, a été trouvé dans le puits d'Ankh-Hapi avec le cercueil de Kem-Hapi, fils de Ter-nefer. Il résulte de là que, selon toute probabilité, Kem-Hapi et Heken sont le frère et la sœur. Tous ces monuments appartiennent à l'époque ptolémaïque.

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Cercueil de momie d'un style fin et soigné. Scène déjà décrite de l'àme venant de nouveau animer le corps. Les quatre têtes placées sous le lit sont celles des quatre génies des morts. Ce sont ces mêmes têtes qui forment les couvercles des vases funéraires (canopes) ou certaines parties du corps du défunt étaient déposées. Au-dessus, représentations inusitées. Au milieu apparaît le tat, symbole de stabilité. Il est entouré d'animaux monstrueux. Ces animaux accompagnent quelquefois certaines figurines représentant un homme ithypliallique, tantôt la tête nue, tantôt coiffe de la tresse de l'enfance. Il ne faut voir dans ces images, qui symbolisent d'une façon trop nàive la force créatrice de la nature, aucune intention obscène. C'est une autre manière d'exprimer la génération céleste qui doit faire entrer le défunt dans une autre vie. Peut-être les animaux monstrueux de notre sarcophage n'ont- ils pas d'autre signification.

La lecture des inscriptions nous apprend que ce monument funéraire était consacré à une femme nommée Anhh, fille de son père, le prophète Owi nefer, et de sa mère Sati{ï). (Yoy la description du n° 81) {Grand Vestibule).

Ce cercueil est le dernier de ceux qui ont été trouvés dans le puits d'Ankh-Hapi {Cour n° 8). Trois familles y et aient représentées : celle d'Ankh-Hapi, celle d'Oun-nefer, celle de Kem-Hapi. Rien n'indique que ces trois familles aient été contemporaines, et par conséquent il est impossible de tirer aucun argument de la comparaison des monuments qui leur appartiennent. Mais les sarcophages d'Oun-nefer et de sa fille Ankh présentent entre eux des diff"érences de style et de composition si tranchées qu'on peut s'étonner de voir une même époque produire des œuvres aussi dissemblables. Les figures du cercueil d'Oun-nefer sont rudes , quoique large-

Grand Vestibule 94-93

ment traitées ; les hiéroglyphes sont sans finesse et témoignent par quelques bizarreries de forme de la maladresse de la main qui les traçait. Au contraire , rien dans le beau monument de la dame Ankh ne trahit la décadence. On voit par là que les mêmes époques n'ont pas toujours eu un -même type dart, et que classer les monuments sur la seule indication de leur style peut quelquefois conduire à de graves méprises.

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