‹ Notice des statues, bustes, bas-reliefs et autres ouvrages de sculpture de la Renaissance et des temps modernesChapitre 49 sur 79 · Buste de sainte Hélène, tourné à gauche · texte numérisé non relu

Buste de sainte Hélène, tourné à gauche

Bas relief en marbre, d’une rare élégance.

Haut. 0,45; larg. 0,37. — Fig. presque de gr. nat.

Ce bas relief provient de Marseille, et a été donné par M. Clément, en 1849.— Catal. Ms. n® 141.

125. Partie du tombeau de Jacques de Cîiabannes, SEiGNEou DE LA Palice et maréchal de France^ un des plus grands capitaines de son ten^ps, tué à la bataille de Pavie, en 1525, et célébré par des chansons guerrières, dont la ridicule parodie est seule restée populaire.

Cette partie de son tombeau, qui est en albâtre et de forme rectangulaire, représentait les quatre Vertus Cardinales, savoir : 1° J. sl Justice, caractérisée par le glaive qu’elle tient de la main droite (la gauche a été brisée); 2^" la Force, au bras droit richement cuirassé, qui étreint un dragon et l’enferme dans une tourelle ; 3° la Pruiencc, ligure qui aujourd’hui rnan que totalement, et 4“ la Tempérance, dont la main droite tient une coupe, tandis que la gauche s’appuie sur une tête de mort.

Chacune de ces figures symboliques, sculptée en haut relief, est assise dans une niche terminée par le haut en manière de coquille et accostée de pilastres et de chapiteaux, qui sont décorés avec une rare perfection de travail, de trophées, de rinceaux et autres ornements du meilleur gofit. Au-dessus des niches règne une frise pareillereillement décorée et que partagent en quatre sections de gracieux génies debout sur les chapiteaux des pilastres.

Une cassure existe dans le monument entre les figures de la Force et de la Tempérance ; ce qui

OEUMiES

est cause de la disparition d’une des figures et de la partie correspondante de la frise.

Haut. 0,80 ; larg. 1,80. — Fig 1/3 de nat.

M. le baron de Montfaucon, ancien maire d’Avignon, passant par La Palice, en 1830, vit les précieux débris de ce monument funéraire abandonnés dans une cour d’auberge et les acheta •pour le IMusée-Calvot, au prix modique de 60 fr.

Ils provenaient du mausolée que Marie de Melun, veuve du vaillant capitaine, lui avait fait élever dans la chapelle du château de la Palisse et qu’on y voyait encore tout entier avant la Révolution. « Le maréchal, dit Expilly dans son Dictionnaire des Gaules, y est représenté à genoux, joignant les mains et armé comme en guerre. Sa veuve se fit aussi représenter sur la meme tombe, dans la même attitude et en habit de deuil ; après quoi elle y fit graver sur le marbre l’épitaphe suivante : Cy gist haut et puissant seigneur messire Jacques de Chabannes, en son vivant chevalier de l'ordre, maréchal de France, capitaine de cent hommes d'armes, gouverneur des pays de Bourbonnois, Auvergne^ Lyonnois, Forest, Bombes^ Roanois, la Marche, Beaujolois, Combraüles, lieutenantgénéral pour le Roi en Italie, seigneur de la Palisse, Montaigu-le-Blein^ Chdtel-Peron, Chezelles, Dompierre et Vendenesse, qui trépassa en la bataille devant Pavie, le jour de saint Mathias, mil cinq cents vingt-quatre (1525 nouveau style), lui ayant charge de l'avant-garde, le Roi présent. »

Nous ignorons si cette partie du mausolée subsiste encore à la Palisse, ou si elle a été détruite, (l)

(1) Notre confrère, M. le comte de Soultrait, lors de son récent passage à Avignon, nous a assuré que la statue du maréchal avait été mise en pièces et qu’il en avait vu seulement un genou à La Palisse,

DES SCULPTEURS INCONNUS

Dans tous les cas, il serait intéressant de rechercher à quel artiste doit être attribué ce chefd'œuvre de la Renaissance, dont les importantes épaves, heureusement échouées^ au Musée-Calvet, mériteraient, malgré les mutilations qu’elles ont subies, les honneurs de la gravure. — Cat. Ms. n*’ 23Î.

126. Couverttire ou plaque antérieure d’une serrure en fer ouvrae:é.

Elle est ciselée en haut-relief et représente trois baies fermées, surmontées chacune d’un fronton triangulaire encadrant un buste. Cekii du milieu offre une figure de femme et les deux autres des figures d’hommes barbus. A la base sont trois têtes d’anges ; sur l’entablement, quatre torches allumées, et, derrière, une sorte de crête formée par six têtes d’animaux fantastiques.

Haut. 0,180 ; larg. 0,176.

Acquis en 1840. — Gatal. Ms. n° 269,

127. Petit coflfre en bois recouvert de cuir noir, gaufré, avec de très beaux ornements en relief.

Le couvercle offre, entre autres décorations, deux bustes de guerriers et, sur les côtés, deux têtes de séraphins L’intérieur du coffre est garni en soie verte. La serrure a été forcée.

Haut. 0,225; long, à la base 0,408 ; profondeur

Donné en 1832 par M. Ghaix, directeur de l’école de dessin et de peinture à Avignon. — Gatal. Ms. no 167.

OEUVUES

128. Coffret de toilette en bois, avec application de bas-reliefs en pâte blanchâtre, imitant l’ivoire, sur fond d’or pointillé.

Le bas relief de la face antérieure paraît se rapporter à l’avis donné par le devin Calchas de sacrifier la tille d’Agamernnon pour donner aux Grecs des vents favorables. On y voit une jeune fille dans l’enceinte d’un palais situé sur le bord do la mer, et tout auprès, à droite, des hommes en armes et d’autres personnages dans des attitudes diverses, formant un groupe très animé.

Au milieu de la face postérieure, Agameranon, assis sur son trône et entouré de ses guerriers, consent au sacrifice de sa fille qui est auprès de lui.

La face latérale, à gauche, présente Iphigénie debout sur un autel, à côté de son père, prête à être sacrifiée.

Sur la face opposée, la royale victime est remplacée par un homme entièrement nu, sans doute un esclave; détail nouveau qui s’éloigne de la tradition antique, d’après laquelle Diane aurait substitué a Iphigénie soit une biche, soit une ourse, un taureau, ou bien une vieille femme.

Quatre pieds, ornés de dessins et de la même pâte (]ue les bas-reliefs, supportent la base du coffret. Quelques figures ont subi des mutilations, et le couvercle manque entièrement. Le cofi’ret, dépourvu de serrure, se fermait au moyen d’un ressort en cuivre, qui subsiste cncoie. — Travail très fin ; style archaïque du commencement du XVI® siècle. Certains costumes rappellent ceux du règne de François Dh

Haut. 0,072 ; long. 0,158; iarg. 0,106.

Acquis en 1873, de IM. Brunet, marchand d’antiquités, h Avignon.

U»ES SCULPTEURS INCONNUS

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