‹ Notice des statues, bustes, bas-reliefs et autres ouvrages de sculpture de la Renaissance et des temps modernesChapitre 50 sur 79 · Descente de croix · texte numérisé non relu

Descente de croix

Le corps de Notre-Seigneur, descendu de la croix pour être mis au tombeau, est étendu sur les genoux de sa mère entourée de personnes pieuses, qui prennent part à sa douleur et préparent avec elle l’ensevelissement.

Bas-relief peint et doré.

Haut. 1,70 ; larg. 1,27.

Bois do noyer. — Fig. 3/4 de nat.

Ce bas-relief, donné par M. Victor de Biliotti, en 1845, provient de Féglise conventuelle de Sainte-Claire d'Avignon, où il était, paraît-il, accompagné des armes de Jean de Biliotti, noble florentin réfugié à Avignon, mort le 4 juin 1330 et enseveli dans cette même église. Après la Révolution, la famille de Biliotti le lit transporter à Piolenc, où il servit pendant un temps h la décoration du maître autel de l’église. Relégué plus lard dans la sacristie à la suite de remaniements opérés dans cette église, il en fut heureusement retiré par le donateur, pour prendre place dans les galeries du Musée- Cal vet. L’écusson que l’on y voit vers le coin supérieur, du côté gauche, est moderne et a dû remplacer l’ancien sans doute mutilé ; il reproduit les armes de Biliotti, qui sont de gueules, au chef d'argent, chargé d’un renard passant de gueules, ou d’une belette. En mentionnant le tableau ou bas-relief de Téglise de Sainte-Claire, La Chenaye-Desbois {Dict. de la noblesse, t. IIT, col. 260 et 261) note que les armes de Jean do Biliotti y étaient figurées à côté de celles de sa femme. Angélique de Pérussi, et de celles de la ville de Florence. Tous ces détails donnent une date certaine h la sculpture, que l’on serait tenté, sans cela, d’attribuer à la fin du XV° siècle, à causede son style archaïque,— Gatal. Ms, iF 13j,

OEUVRES

130. Panneau sculpté à triple compartiment, ayant fait partie d’un grand meuble.

Le compartiment du milieu, orné de deuv têtes d’anges, d’une tête de bélier et de guirlandes de fruits, offre dans le centre un écu armorié de forme ovale, parti à dextre d’une tour d’or sur un rocher de même, et à senestre d’une croix surmontée d’un pairie enlacé dans un sautoir, le tout d’or. Les deux compartiments extrêmes sont décorés chacun d’un triton portant sur son dos une néréide.

Ce bas-relief, dont le fond était entièrement doré, est d’un grand et beau style, qui rappelle la manière de Michel-Ange.

Haut. 0,39 ; larg. 1,4L — Fig. 1/5 de nàt.

Légué en 1839, par M. Artaucb ancien directeur du Musée de Lyon. — Catal. Ms. n° 237.

151, Panneau d’un meuble de la bonne époque de la Renaissance^ offrant un portique composé de quatre arceaux.

Dans les deux du milieu sont des médaillons avec les bustes d’un homme et d’une femme. Celui de gauche présente deux oiseaux fantastiques, avec divers ornements ; celui de droite, un génie ayant une coupe enflammée sur la tête. Le blason qui décore le pilastre central nous fait connaître que le beau meuble auquel appartenait notre panneau avait été exécuté pour un membre de la famille de Cambis ; on y voit sculptées les armes de celte famille avignonaisequi sont : d'azur^ au chêne d'or\ mouvant d’une montagne à six copeaux, de même, et soutenu par deux lions d'or.

DES SCULPTEURS INCONNUS

Haut. 0,44 ; larg. 1,17.

Bois de noyer — Fig. 1/3 de nat.

Légué en 1839, par M. Fr. Artaud, ancien directeur du Musée de Lyon. — Catal. Ms. n° 237.

152. Cabinet sculpté et plaqué en ébène, de la meiilcure époque de la Renaissance.

Il est à deux vantaux ornés de bas-reliefs : celui de gauche représente l'Adoration des bergers ; celui de droite, la Circoncision. On y voit le vieillard Siméon qui embrasse l’Enfant Jésus, et la Vierge qui offre deux colombes dans une cage. Le revers intérieur des vantaux est aussi décoré de sujets religieux, mais qui, à la différence de ceux de l’extérieur, sont gravés en creux.

Au dehors, outre les sujets principaux, des anges tenant de légères draperies occupent les huit angles des deux panneaux. Sur la frise, on remarque Moïse exposé sur le Nil, ensuite sauvé des eaux; puis faisant iaillir l’eau du rocher, entin nourrissant son peuple dans le désert.

En ouvrant le cabinet, on voit deux petits vantaux avec bas-reliefs sculptés dans des couronnes laurées de forme ovale : celui de gauche représente Moïse sur la montagne recevant la Loi; celui de droite, le baptême de Notre-Seigneur. Derrière ces petits van-= taux se trouve une sorte de tabernacle, garni d’une multitude de tiroirs et décoré de colonnes torses, de chapiteaux et baluslres en bronze doré, de glaces et de placages d’ivoire et de bois variés.

Le cabinet est soutenu derrière par six colonnes et devant par six figures de femmes en manière de cariatides et accolées deux à deux. ‘

Haut, toi ale 2,00 ; larg. 1,77; hauteur des cariatides 0,70.

Donné en 1834, par M. Guérin, conservateur du Musée-Cal vet. — Catal. Ms, n" 163 A.

OEUVRES

Page 1