NOTICE HISTORIQUE. XIII
moyen âge et est un des sujets consacrés par Fart chrétien, avait, selon toute apparence, servi de modèle à celui de Raphaël, qui se trouve aujourd'hui dans le musée de Milan et que tant de graveurs, entre autres le célèbre Longhi, ont reproduit par le burin. —Le chef-d'œuvre du Pérugin avait d'abord été àPérouse (1), et y excitait une telle admiration, qu'on assurait que cette ville n'offrait pas de spectacle plus curieux (2). Il disparut après le traité de Tolentino, en 1*797. Depuis cette époque, on l'avait généralement cru perdu ; M. Quatremère de Quincy le déclare dans son livre sur Raphaël, et M. Rio l'avait dit lui-même dans son remarquable ouvrage sur la Poésie chrétienne (3). Heureusement qu'il n'en est rien : le Sj^osalizio du Pérugin est conservé avec soin dans le muséum de Caen , dont il fait le plus bel ornement.
(1) M. Rio se trompe lorsqu'il dit, dans son livre sur la Voé&ie chrétienne^ p. 276, que le Sposalizio du Pérugin était autrefois à Crémone.
(2) Biographie universelle^ au mot Pérugin,
(3) Rio, De la Poésie chrétienne^ forme de l'art, p. 225 (note).— M. de Montalembert ne le cite pas dans la liste quMl a donnée des ouvrages du Pérugin, p. làà et 1^5 de son livre intitulé Du Vandalisme et du Catholicisme dans Caru Paris,