‹ Notice des tableaux composant le Musée de CaenChapitre 9 sur 127 · XIV NOTICE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE HISTORIQUE

On voit que, dès sa fondation, le musée de la ville de Caen prenait une grande importance , et l'intérêt qu'il inspirait était puissant alors, car chacune de ses acquisitions était un nouveau trophée élevé à la gloire de la France victorieuse.

Malheureusement pour lui, 1814 et 1815 ne furent pas moins terribles aux beaux-arts que 93.

Tandis qu'on abattait à coups de marteau un buste de Nd'polèon par Canova, son portrait , sorti des ateliers de Robert Lefèvre , qui naguère avait reçu les saluts de la foule, fut livré aux flammes sur la place publique. Il avait coûté à la ville plus de 5,000 fr.

Vinrent ensuite les réclamations des puissances alliées ; mais, grâce à l'énergique résistance de l'administration , elles ne purent obtenir que cinq tableaux de l'école allemande, provenant du second envoi. Les Prussiens les emportèrent en se retirant; c'étaient : le Déluge, par Caruel Harlem ; le Passage de la mer Ronge, par F. Franck; la Circoncision, par Diederick ; une Fille en chemise, par Hondarecht, et une Tête de vieillard, de Jean Lievens.

Lès églises de la ville voulurent aussi ren-

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