Portrait dliomme
H. 1, 09. — L. 0, 88. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.
Il a la barbe rousse et fourchue, la tète nue vue de , trois quarts, tournée à gauche, et les cheveux courts; il
CàLDARA.
est vétu d'une robe noire mise par-dessus un pourpoint violet; la main gauche pose sur ïa hanche, et la droite, appuyée sur le piédestal d'une colonne, tient un papier. On remarque sur la colonne un écusson portant d'azur à trois têtes de pavot d'or, timbré d'un casque d'acier, grillé, fermé, surmonté d'un cimier formé de deux pavots d'or et accompagné de lambrequins azur et or. Au dessous on lit cette inscription :
ANNO ^J^^r^ ^TAÏIS ,Z6..
Le blason est répété sur la bague que porte le personnage, avec l'addition de trois lettres : is. v. b.
Filhol, t, 2, pl, 47, — Landon, t, 8, p/. 18.
Collection de Louis XIV. — On trouve dans IMnventaire de Bailly ('IT09-'»7iO), sous le nom de Jean Vancalcard : «Un tableau représentant un portrait d'homme, la main droite appuyée sur un piédestal et lagî^uche sur le côté. Figure comme nature ayant de hauteur trois pieds et demi sur deux pieds six pouces de large. » Ce portrait n'est plus enregistré dans le catalogue de Lépicié (1753) au nom de ('.alcar, mais il reparaît mieux décrit à Tarticle duTintoret, avec des dimensions qui avaient varié ainsi que celles de tant d'autres tableaux : « Hauteur trois pieds sept pouces et demi sur trois pieds de large, forme ovale. » Cette peinture, qui était restée attribuée au Tintoret dans la notice de i844, n'est évidemment pas de ce maître. Nous avons cru devoir lui rendre sa plus ancienne attribution, qui nous semble incontestable.
CALDARA (PoLiDORO), dit Polidore de Caravage, né à
Caravaggio {dans le Milanais) vers l'an 1495, mofft à Messine en 1543. (Ecole romaine.)
Il commença par porter le mortier qui servait à préparer le^ fresques du Vatican où travaillait Rapèaël. La vue des ouvrages d« ce grand maître lui inspira le désir de se livrer à la peinture. Jean d'Udine lui enseigna les premiers éléments de l'art. Ses progrès furent si rapides que Raphaël l'employa bientôt aux travaux des loges et des chambres du Vatican. Il ne cessa d'étudier les statues et les bas-reliefs antiques conservés à Rome, peignit avec Taide de liaturino de Florence, son ami, une grande quantité de façades de maison, en
CALIÀRI.
camaïeu et à sgraffîto, et montra dans ses compositions une profonde connaissance de l'antiquité. Après le sac de Rome, ayant perdu tout ce qu*il possédait, Polidore fut à Naples, ouvrit une école, orna de fresques des façades de maisons, se rendit à Messine, et y fonda une nouvelle école qui ne tarda pas à prospérer. Au moment où il s'apprêtait à retourner à Rome, il fut assassiné par un de ses élèves, nommé Tonno Calabrese. Les tableaux de ce maître sont très-rares et presque toujours monochromes. Ses principaux élèves à Naples furent: oian-iiernardo c^ama, narco Calabrese dit Cardisco; à Messine : Deodato «ulnacclo, Jacopo Tlg^nerio , Alfonso lidzzaro, Mario Kicclo et son Tils Antonello,stefano€;iordano et son assassin Tonno calabrese.