Psyché reçue dans l'Olympe
H. 1, 04. — L. 1, 58. — B. — Fig. de 0, iS.
A droite Jupiter, assis et entouré des divinités de l'Olympe, offre la coupe de l'immortalité à Psyché, présentée par Mercure.
FilhoU t' 9, pl. 649. — Landon, t. 3, pl. \2.
Collection de Louis XIV. — Esquisse peinte en détrempe qui appartint au coiiiio di^ Briennc et est décrite dans le catalogue latin de sa collection publié en 166-2.
CALIARI (Paolo), dit Paolo Veronese, ne à Vérone en 1528 , mort le 19 avril 1588. (Ecole vénitienne.)
Son père Gabriele Caliari, sculpteur, le destina d'abord à sa profession et lui apprit à modeler; mais bientôt, entraîné par un penchant irrésistible vers la peinture, il entra à l'atelier de son oncle Antonio Badîle. Vasari prétend qu'il eut pour maître Ciovannl Carotto, qui avait des connaissances étendues en architecture et en perspective. Les gravures d'Albrecht Durer, les dessins du Parmesan furent des modèles qu'il copia assidûment pendant plusieurs années. Il fit des progrès rapides, et, après avoir terminé différents travaux à Vérone, il fut conduit à Mantoue par le cardinal Ercole Gonzaga, avec oominico Riccio, Battlsta dal Moro, et Paolo Farfnato, ses compatriotes, pour peindre plusieurs tableaux dans le dôme. Le jeune Paolo, dans ces travaux, se montra supérieur à ses compagnons et revint à Vérone ; mais n'y trouvant pas assez d'occupations, il passa à Vicence, puis à Venise, où il s'établit. Ses premières peintures, exécutées en 1555 dans la sacristie et dans l'église Saint-Sébastien, le placèrent immédiatement au rang des premiers artistes de l'époque, et son triomphe fut complet lorsqu'à la suite d'un concours établi par les procurateurs de Saint-Marc pour la peinture du plafond de la bibliothèque, ses rivaux lui décernèrent eux-mêmes la chaîne d'or destinée au vainqueur. Après cette lutte mémorable, Caliari fit un voyage à Vérone, puis revint à Venise, où il travaillait en 4560 à Saint-Sébastien, ainsi qu'au palais ducal. Le procurateur Girolamo Grimano ayant été envoyé par la Républiqueen qualité d'ambassadeur près du Saint-Père, Paolo l'accompagna. La vue des ouvrages de Raphaël, de Michel-Ange , et surtout l'étude des chefs-d'œuvre
CALIARI.
de l'antiquité, eurent l'influence la plus heureuse sur sa manière, qui s'agrandit et se simplifia encore sans perdre de sa grâce et de sa noblesse. De retour à Venise, il se trouva tellement recherché, que c'est à peine si, malgré son extrême assiduité et sa prodigieuse facilité d'exécution, il put suffire à tous les travaux publics et particuliers dont il fut chargé. Des églises presque enti'îres ont été peintes par lui; le palais ducal est rempli de ses œuvres gigantesques ; des maisons de campagne dans les environs de Vicence, de Trévise, de Vérone sont couvertes de ses fresques, et ses tableaux se trouvent répandus dans toutes les galeries de l'Europe. Son dessin, ferme et noble, qui procède par de grands plans à la manière antique, le doux éclat de sa couleur argentine, la beauté et la grâce de ses tètes, la pompeuse magnificence de ses vastes compositions, enfin l'art admirable, et que lui seul a possédé à ce degré, de représenter sans sacrifice apparent et sans confusion de nombreuses figures enveloppées d'une atmosphère également lumineuse, toutes ces éminenles qualités font de Paul Véronèse un des plus rares génies dont la peinture puisse se glorifier. — Paul Véronèse eut un frère nommé nenedetto, né en 1538, m.ort en 1598, qui l'aida dans ses travaux et acheva avec ses neveux ceux qu'il laissa non terminés. Benedetto, savant en architecture , imita le style de Paolo avec bonheur dans les ouyrages qu'il exécuta seul. — Des deux fils de Paolo, carlo ou Carletto, né en 1572, mort en 1596 à -26 ans, élève de son père et de Jacques Bassan, est le plus connu et produisit un grand nombre de tableauxremarquables.— Son frèrecabrielle abandonna la peinture après la mort de son oncle et de Carletto, et mourut de la peste à Veniseen 1631, à l'âge de 63 ans. — i»arrasio Micliele, l^uigi lienfalto dit dal [^"riso, neveu de Paul; Aialîeo Verona, gendre de Lu;,i; i\iicUelaiig;iolo Aliprando, Fraiicesco iioiiieiiiezzano, Sigisniondo Scarsella de Perrare, père d Ippolilo bcarsella, dit le ScarselUno, et surtout nattî^^ta zeloUl, furent, avec les membres de sa famille, les principaux élèves et imitateurs de Caliari.