‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 176 sur 483 · COSTA · texte numérisé non relu

COSTA

diction. De chaque côté du trône , trois anges placés audessous l'un de l'autre à égale distance. On remarque , sur la bordure qui fait partie du tableau , 26 médaillons où sont représentés les apôtres et des bienheureux.

Landon, t,3, pl. 2\.

Musée Napoléon. — <• Cimabue fit ensuite pour la même église (de San-Francesco de Pise) un grand tableau représentant l'image de Noire-Dame avec l Enfanl-Jésus à son cou et un grand nombre d'anges autour d'elle ; le tout sur un fond d'or. H fut enlevé, il y a peu de temps, (le l'endroit où il avait été mis primitivement, afin de construire l'autel de marbre que l'on y voit maintenant, et placé dans l'intérieur de l'église à côté de la porte, à main gauche. Cimabue reçut des Pisans pour cet ouvrage beaucoup d'éloges et une riche récompense. » (Vasari.) 11 ne reste plus maintenant aucune peinture de Cimabue à Pise.

:ORREGE. — Voir àllegri.

^ORTOIVE (Piètre de). — Foir Berrettini.

iOSTA (Lorenzo), né à F err are en IMO^ mort à M anloue le 5 mars 1535. (Ecole ferraraise.)

Après avoir appris dans son pays les premiers éléments de l'art, probablement de Francesco Cossa ou de Cosimo Tura, nommé aussi cosniè, il alla à Florence, où, pendant plusieurs mois, dit Vasari, il étudia les peintures de Fra Lippi qui était déjà mort, et se mit sous la direction de Gozzoli, dont il chercha à imiter la manière. Il revint ensuite à Ferrare, où il peignit des portraits et des compositions qui établirent sa réputation. Appelé en 1483 à Bologne par Gio. Bentivoglio, gouverneur de cette ville, il exécuta de nombreux travaux en détrempe, à fresque et à l'huile, dans son palais et dans différentes églises. Il se lia avec le Francia, que quelques historiens lui donnent pour maître, en se fondant sur une inscription, rapportée par Malvasia, où Costa prend le titre de Franciœ discipulus; d'autres critiques, au contraire, regardent cette inscription comme apocryphe et prétendent établir, par un rapprochement dédales, que ce fut Costa qui donna à Francia les premières leçons de peinture lorsqu'il abandonna à 38 ans l'orfèvrerie et la gravure en médailles, pour se livrer entièrement à cet art. Quoi qu'il en soit, Francia devint rapidement un grand maître, et Lorenzo, non content de chercher à le prendre pour modèle, travailla sous sa direction et l'aida dans ses travaux. Il ouvrit une école à Ferrare, probablement entre les années U92 et U97, revint à cette époque à Bologne, qu'il habitait lorsque Francesco Gonzaga, par un décret daté du 10avriH509, l'appela a Mantoue. Le marquis l'aimait extrêmement et le combla de pensions et de présents considérables. Ercole da Ferrara, Coptellinl, Lodovico Mazzolini, les deux Dossi, furent des élèves de Costa, qui laissa en mourant une nombreuse famille d'artistes.—

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