‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 25 sur 483 · INTRODUCTION. XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXV

d'André del Sarte, récemment transportée de bois sur toile par Picaut, et dont les panneaux primitifs étaient placés à côté de la toile où l'on avait fixé la peinture par un procédé inconnu avant cette époque.

Jusqu'à Louis XVI les choses restèrent dans cet état, et la collection, que le roi avait accrue considérablement par l'acquisition do tableaux flamands, dont elle ne possédait encore que de rares échantillons, continua à être divisée en deux sections principales: l'une placée au Luxembourg, visible pour le public à certains jours, et l'autre mise en réserve à Versailles, afin de renou>eler la décoration des appartements.

En 1775, M. le comte d'Angiviîîer succéda à M. de Marigny dans la dircciion des bâtiments, et conçut à son tour le projet de rassembler tout ce que la couronne possédait de beau en peinture et en sculpture dans la grande galerie où étaient exposés alors ïcs plans et modèles des forteresses et des villes de France, construits par Jean Berlhier et d'habiles ingénieurs. Ces plans, transportés aux Invalides, devaient faire place aux chefs-d'œuvre des écoles anciennes et modernes , dont la réunion prendrait le nom de Muséum. Une pareille conception fit beaucoup d'honneur à M. d'Angiviîîer. D'Argenville (Voyage pitt. dans Paris, 1778) et les contemporaiîîs le louèrent en prose et en vers. Une voix seulement prétondit que l'idée première de ce Muséum appartenait à M. de La Condarnine. Quant à La Font de Saint- Yenne, personne ne daigna penser à lui. Quoi qu'il en soit, il était dans les destinées du Muséum de rester à l'état de projet pendant plusieurs années encore, et le public allait être bientôt privé même de la vue des tableaux offerts à son admiration au Luxembourg. En effet, vers 4785, un changement ayant été opéré par ordre du roi dans la distribution de ce palais, la collection de tableaux et toute la galerie de Rubens furent enlevées et réunies presque entièrement audépôt de lasurintendance de Versailles. Dès le 30 décembre 1784, Louis-Jacques Durameau, peintre ordinaire du roi, avait dressé de ce dépôt un nouv el inventaire divisé en deux parties, dont voici le dépouillement :

PARTIE. Note (car il n*y a pas de description) des tableaux de choix composant le Ca&trîef, et disposés dans les appartements. Ils sont classés par écoles florentine, romaine, vénitienne, lombarde, allemande, flamande et française. Leur nombre s'élève à 3G9.

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