‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 425 sur 483 · La Vierge, l'Enfant- Jésus et sainte Anne · texte numérisé non relu

La Vierge, l'Enfant- Jésus et sainte Anne

H. 1, 70. - L. 1, 29. - B. - Fig. de gr. nat.

La Vierge, assise sur les genoux de sainte Anne, vue presque de profil et tournée vers la droite, se baisse pour prendre rtiifant-Jésiis, qui est par terre et caresse un agneau. Le fond représente une rivière et des rochers escarpés.

Gravé par J.-N. Laugier; par Jean Cantini de Florence. — Landon, t, 5, pL 3.

Collection de Louis XIV. - Cette peinture , dont plusieurs parties ne sont qu ébauchées , fut rapportée d'Italie par le cardinal de Richelieu lorsqu en décembre 1629 il commanda en personne le siéee de Casai, sur les confins du Milanais et du Navarrais. Il orna la galerie de tableaux du pala.s Cardinal et ne passa dans la collection du roi que plusieurs années après la mort de Richelieu. Cependant il ne (isure oas sur 1 mvenlaire de ses meubles. Sun authenticité a été contestée Sa? plusieurs cr.Uques, et il faudrait plusieurs pages pour résumer la v^^^^ mineuse polémique à laquelle il a donné lieu ; mais en présence d'un pare, chef-d'œuvre, l'érudition doit se taire pour faire placeSmir^^^ lion. Il suffît d'examiner cette superbe peinture pour acquérir la certitude qu'aucun élève ou imitateur de Léonard n'a pu arriver à cette puissance, a cette finesse de modelé, et surtout à ce charme dans le

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bonheur. On connaît plusieurs copies de cette composition. Une fort belle et conforme au tableau du Louvre se trouvait dans l'égUse de San-Celse, a Milan; elle fut acquise par le prince Eugène et se voU maintenant dans la galerie de Leuchtenberg, à Munich On rattribue à Salaino. La peinture du Musée Brera, à Mi an, sen bLie quant à"^ disposition des figures, en diffère par le fond qui représente un mi^? et une draperie; elle est donnée à Bernardino Lanino Celle d^^I galerie de Florence est à ce que l'on croit, d'Aurelio Luin Vasarl rapporte que Léonard fit pour les frères Servîtes un carto^n admirable qui devait servir a exécuter le tableau du maître-autel de 1%S de l'Annunziata. I est a l'académie des Beaux-Arts de Londres e nré sente quant a la composition, des différences telles qu'il n'a pu se^rvi^ pour l'exécution du tableau du Louvre. Ce sont deux œuvref Pn lièremenl distinctes Léonard, esprit chercheur s'iï en ïut auîi modifie ce sujet a plusieurs reprises; on en a la preuve oar es cm qu.s qui se trouvaient à la vente du feu roi des^Payl-Bas en 185?" et enfin par un carton de sa main, dit-on, possédé encore récemmpn/ par une famille de Plattemberg, én WestoLliT carion Ln?^ tableau du Louvre. Vasari rap^te quetéona^^^^^^^^

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carton de l'Annunziata pour en faire une peinture, malgré les sollicitations de François I^r, ce qui n'implique pas la non-execution d'une peinture d'*après un carton autre que celui qu'il cite. On connaît un sonnet publié en 1525 par le Bolonais Jérôme Casio de Medici , intitulé : Per S. Anna che dipense L. Vtnn, che tenea la Maria in brazzo, che non volea il figlio scendesst sopra un agnello. Lesuietdécrit par ce titre s'appliqueî)arfailement à la composition du Louvre et l'anciennelé de l'altribulion équivaut presque à une certitude Enfin on trouve ce passage dans une Vie manuscrite de Léonard de Vinci écrite en lalin par Paul Jovtî. probablement peu de temps après 'la mort du grand artiste, et ci'c par Bossi dans son ouvTage sur le cénacle : « Il existe un table.m sur bois de Jésus enfant, louant avec la Vierge sa mère et son aïeule sainte Anne , tableau qui fut acheté par le roi François h'^ et qui est placé au nombre des plus précieux ornements de son cabinet. » Comment le tableau est-il sorti de la collection du roi de France? C'est ce que nous ignorons : mais tout porte à croire que c est du tableau du Musée que Paul Jove a voulu parler.

482. La Vierge, V Enfant- Jésus, le jeune saint Jean et un ange.

H. 1, 99.— L. 1, 22. — Cintré du haut. — T. — Fig. pet. nat.

L'Enfant-Jésus, assis à droite et soutenu par on ange, donne sa bénédiction au jeune saint Jean , agenouillé à gauche, qui lui est présenté par la Vierge. Dans le fond, une grotte, un paysage, et des rochers d'une forme fantastique, qui ont fait donner au tableau le nom de la Vierge aux Rochers,

Landon, t. 5, pl. 5. — Gravé par M. Boucher Desnoyers.

Collection de François I^r. — Plusieurs critiques n'admettent pas rauthenticité de cette peinture, et pensent qu elle est une copie de celle exécutée par Léonard, suivant Lomazzo pour la chapelle de la Conception de l'église des Franciscains de Milan. Vendue en 1796 au peintre Hamilton 30 ducats seulement, parce qu'on la regardait aussi comme une copie, elle fait partie maintenant de la collection du comte de Suffolk. Deux anges, d'une grande beauté, qui se trouvaient di chaque côté du tableau principal, etqui sont a présent dans lagalerii du duc de Melzi, ont pu faire croire que les Franciscains possedaieu une composition originale de Léonard. Nous ne pouv9ns partager 1 opinion des critiques : la fermeté et la finesse du dessin, la vigueur A\ modelé, nous semblent évidemment déceler la main du maître. 1 existe plusieurs répétitions anciennes de ce tableau, entre autres un< placée dans le Musée de Nantes. - Le tableau du Louvre, peint origi. nairement sur bois, a été remis sur toile depuis la Restauration. - Gault de Saint-Germain, dans sa Vie de Léonard, dit qu il vient d« Versailles, et avait anciennement appartenu au marquis de bourais.

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