‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 472 sur 483 · Saint Augustin en méditation · texte numérisé non relu

Saint Augustin en méditation

H. 1, 04. - L. 0, 84. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.

Assis dans un fauteuil et devant une table sur laquelle sont posés des livres, le saint tourne la tète à gauche et lève les yeux vers le ciel. On aperçoit, à gauche, le Père-Eternel et Jésus-Christ assis sur des nuages.

Gravé à Veau-forte par Pistrucci,dans la galerie de Lucien Bonaparte.

Collection de Charles X. — Ce tableau, acquis de M. Sapey en 1829 pour la somme de 4,000 fr., faisait partie de la galerie de Lucien Bonaparte et était donné à Murillo, dont il paraît être une copie.

iUBEKA.

RIBEUA {Le chevalier Josef ou Jusepe de), dit l'Espa- GNOLET, peintre et graveur, né le 12 janvier 1588 à Jdtiva (aujourd'hui San-Felipe), prés de Valence, mort à Naples en 1656.

Il étudia en Espagne sous Francisco Ribalta et à Rome sous Michel-Ange de Caravage. Après la mort de ce dernier maître, arrivée en 1609, Ribera, qui n'avait que 20 ans, alla copier les ouvrages du Corrége à Parme. De retour à Rome , où sa nouvelle manière , plus gracieuse et plus douce, formée par l'étude des ouvrages de l'AUegri, n'eut pas de succès , il revint à ses sujets sombres et terribles, reprit son exécution vigoureuse, et partit pour Naples. La fortune c^ns cette ville cessa de lui être contraire ; il épousa la fille d'un marchand de tableaux, qui se chargea de le faire connaître. Après avoir éprouvé jusque-là les horreurs de l'indigence, il finit, à force de travail, par acquérir une immense réputation et de grandes richesses, dont il fit un noble usage. Favori du vice-roi, qui était Espagnol, il fut comblé d'honneurs et de distinctions. L académie de Saint-Luc, à Rome, le reçut au nombre de ses membres en 1630 , et le pape le décora de Tordre du Christ en \GU. Jaloux de conserver le titre de premier peintre de Naples, il se mit à la tête de la faction qui chassa les grands artistes appelés de toute l'Italie pour décorer avec lui le dôme de Saint- Janvier , et ses persécutions surtout contre le timide Dominiquin sont une tache qu'une gloire méritée n'a pu effacer. Des biographes, qui n'ont trouvé que trop de copistes , ont prétendu que le deuxième don Juan d'Autriche ayant enlevé la fille de Ribera, ce peintre s'cîait mis à la poursuite du ravisseur et avait disparu sans qu'on sût de quelle manière il avait péri. Cette anecdote n'a rien de vrai. La fille unique de Ribera épousa un gentilhomme espagnol qui devint ministre de la vice-royauté de Naples, et quant à Ribera, il mourut à Naples à l'âge de 68 ans. Le nombre de ses tableaux est considérable ; on en trouve dans toutes les galeries de l'Europe, quoique pourtant la plus grande partie ait été envoyée en Espagne. Ce peintre est classé parmi les artistes naturalistes les plus vigoureux. Il copia la nature avec une énergique précision et aucun détail ne lui échappa. Il affectionnait surtout la représentation des martyrs et des figures de vieillards, qu'il reproduisait avec une effrayante vérité. Il a formé de nombreux élèves, parmi lesquels Luca Giordano doit être placé au premier rang. Il y eut aussi d'autres peintres du nom de Ribera , mais qui ne sont pas de la même famille. Ribera I.uig:i Antonio de Séville est presque inconnu; Ribera «ruan Vicente de Madrid a laissé quelques ouvrages estimables.

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