‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 56 sur 483 · Le Christ couronné d'épines · texte numérisé non relu

Le Christ couronné d'épines

H. 0, 54. — L. 0, 45. — T. — Buste de gr. nat.

Il est représenté la tête vue de trois quarts tournée à droite, les épaules couvertes d'une draperie blanche, les mains liées, et tenant un roseau.

Landon, 4, p/. 21.

Collection do Louis XVI. — - Acquis en 1785, suivant l'inventaire manuscrit de M. dAngiviller, et porté dans la notice de 1841 comme ouvrage original.

ALLORI (Cristofano ou Cristoforo) , né à Florence le 17 octobre 1577, mort en 1621. (Ecole florentine.)

Il apprit les principes de l'art de son père Alessandro Allori et étudia ensuite sous santi di Tllo. Epris de la nouvelle manière introduite parle Cigoliet Ciregorio l'agani, ils'éloignadu goûtdedessin del'école florentine pour se livrerentièrement à l'étude de la couleur. Il exécuta des travaux importants dans les églises de Florence, ainsi que dans le palais des Médicis. Il peignit de beaux portraits , et sesouvrages, étudiés avec un soin extrême, sontfort rares. La célèbre Judith tenant la tête d'Holopherne qu'on voit au palais Pitti, tableau où il a fait son propre portrait et celui de sa maîtresse, passe pour son chef-d'œuvre.— Alessandro (di Cristoforo di Lorenzo) Jifiori, né à Florence le 3 mai 1535, mort dans la même ville le 22 septembre 1607, père de Cristofano, neveu et élève d'Agnolo di Cosimo, surnommé le Bronzino, fut un imitateur de Michel-Ange. A 17 ans, il exécuta un tableau jugé digne d'être placé dans la chapelle d'une villa d'Alexandre de Médicis. A 19 ans, il fut à Rome, où il étudia l'antique, Michel Ange, et exécuta plusieurs ouvrages. De retour dans sa patrie, à 22 ans. il y fit un grand nombre de fresques, de peintures à Thuile et de portraits. Enfin, en 1590 il publia un ouvrage sur la manière de dessiner la figure humaine. Cristofano et Alessandro Allori tinrent à honneur de porter tous deux le surnom de Bronzino qu'avait pris Agnolo; on remarquera cependant que les Italiens ne donnent ordinairement le nom de Bronzino qu'à ce dernier artiste, et que c'est lui qu'ils désignent quand ils l'emploient seul.

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