BARTOLO
Bartolo di maestro Fredl, comme le dit Vasarî. Il travailla à fresque et en détrempe à Sienne, au Campo-Santo et dans différentes églises de Pise, à Volterra et à Pérouse. On connaît des fresques de lui I signées et datées de 1385, 1390, 1393.
j3. Rétable divisé en trois compartiments .
1° La Vierge et V Enfant-Jésus,
H. 1, 42. — L. 0, 72. - B. - Fig. pet. nat.
La Vierge , assise et environnée de chérubins , tient i sur ses genoux l'Enfant-Jésus ; il est debout et joue avec un petit oiseau.
2^ Saint Gérard et saint Paul.
H. 1, 30. — L. 0, 70. — Fig. de 1, 10.
Saint Gérard, revêtu de Thabit de son ordre, s'appuie de la main droite sur une béquille et tient de la i gauche un chapelet ; saint Paul tient une épée de la main droite et de la gauche un rouleau sur lequel on lit : Adromanos.
S** Saint André et saint Nicolas, évêque de Myre.
H. 1, 30. - L. 0, 70. - Fig. de 1, 10.
Saint André tient une croix de la main droite et un livre de la gauche ; saint Nicolas porte une crosse de la main droite, et de la gauche un livre et trois besants. Au-dessus des parties latérales se trouvent les médaillons de saint Grégoire, pape, et de saint Louis, roi de France.
Musée Napoléon.— Ces trois ouvrages, peints en détrempe sur bois et sur fond doré, sont renfermés dans une mêmebordure, sur la base de laquelle on lit : THADEVS BARTHOLA DE SENIS PINXIT HOC OPVS M-CCCL.XXXX ; à gauche:.... Sanct9 Paul9; à droite : Sanct'à Andréas. Sanct^ Nicola^. Au bas du tableau, de chaque cote, on remarque les armes du donateur.
m BARÏO«L0MMEO (Fra).
BAlVïOLOi>OÏÉO (Fra) DEL FATtÔillNÔ , dit Ba€Cio DELLA Porta ou il Frate, né dans le village de Savignano, prés de Florence, en 1469, mort dans le couvent de Saint-Marc^ à Florence^ le 6 octobre 1517. (Ëcol^ florentine.)
Le surnom de Fattorino (facleur-commissjonnaire), porté par Bartolommeo et les autres membi*és de sà fkîftille, vient rfe la pi*ofession exercée par son grand-père, et celui de délia Porta, de la porte de San-Pielro-Gâtlolini , à Florence, près de laquelle était située sa demeure. Enfin Baccio est une abréviation toscane du nom de Bartolommeo. H entra à l'école de Cosimo Roselli, étudia les antiquités placées dans les jardins deLaurentde Médicis, et surtout les ouvrages dè Léonard de Vifïci. Ayant connu, à l'école de Cosimo, Mariotto Albertinelli, son élève, il se lia intimement avec lui, et ies deux artistes, qui s'étaient associés, exécutèrent ensemble une grande quantité de peintures. Vers cette époque, Fra Jeronimo Savonarola, célèbre théologien de l'ordre des Prêcheurs, vint à San-Marco. Baccio prit en grande vénération ce fougueux dominicain, et, à la suite d'une deses prédications sur les livres lîcen'cieu'x et les peintùres indécentes, il jeta sur un bûcher, qui dévorait au milieu d'une place publique de Florence des chefs-d'œuvre condamnés à la destruction par un zèle irréfléchi, toutes les études qu'il avait faites l'aprèsle modèle. Lorenzo ;
Grc li iinita son exemple. Lorsque les ennemis de Savonarola vou- j h.rent le saisir pour le livrer à la justice et le punir des séditions j qu'il ex^citait à Florence, Jheronimo, ses parlisans et Baccio se réfugié- j rent dans le couvent de San-]\larco. Ce ç uvent fui assiégé le 8 avril j li^S, et l'on s'(;mpara de Savonàro'la. ^Jaccio, effrayé par cette ba- I thAiib, fit vœu d'entrer en religion s'il échappait au danger; il tint sa i promesse, et, le l'G juillet 1500, à l'âge de M ans, il prit l'habit. des frères Prêcheurs. Depuis lors il a été connu sotrs lé tlOfii dèFra Éar- , tolommeo ou simplement du Fraie. A la suite de ces évènemenls il ,: abandonna complètement la peinture pendant six ou huit années, et ne reprit les pinceaux qu'en 1:.06, suivant Vasari, à la sollicitation des \ religièux et de ses amis. A celte époque, Raphaël se trouvant à Flo- \ rence, devint l'ami de Fra Barloloinmeo, lui enseigna les règles de la ) perspective, et reçut en échange d'utiles leçons sur l'emploi des cou- | leurs. Le Frate fil un voyage à Venise au mois d'avril 1508, fut chargé j par les dominicains de Murano de peindre un tableau pour leur église, mais il ne l'exécuta qu'à son retonr à Florence. Au commencement ' d*e l'année 1509, il s'associa dtî nouveau avec Mariotto Albertinelli, et tous deux travaillèrent en commun à un grand nombre d'ouvrages pendant près de trois ans. Le 15 janvier 1312 , ils se séparèrent, cl les peintures que Baccio fit seul après le départ de son ami se distinguent
Sar une vigueur de ton et une force de clair-obscur qui indiquent •rte étude approfondie des ouvrages de Léonard et des maîtres vénitiens. Vers 1512, il se rendit à Rome : mais il y resta peu de temps, laissant inachevé un tableau que Raphaël termina. Revenu à Florence, il chercha à agrandir son style en imitant l'ampleur des contours du felionarrotli. C'est dans cette manière michelangesque qu'il peignit èoY> fameux saint Marc, et qu'il exécuta à Lucques, à Pisloie, à Prato d'admirables tableaux. Son extrême application au travail altéra 'fi^fofondément sa santé, et, après avoir essayé sans succès de prendre les bains de San-Filippo, il revint mourir à Florence à l'âge de 18 ans. Ses élèves furent cecchiuo de! Frate , Beuedetto Cian-
BARTOLOMMEO (Fra).
fanlnf , «abrlele RusticI , Fra paolino da Pistoia etRidolfo del Ghirlandaio. Il a éle iiiulé par Wariollo Alberlinelli etOiO.-A.ul. SO- ^IJani, élevé de Lorenzo di Credi.
il. La Salutation angélique.
H. 0, 96. - L. 0, 76. - B. — Fig. de 0, 42.
La Vierge, un livre à la main, est assise sur une estrade placée dans nn enfoncement en forme de niche, et contemple Tange Gabriel qui paraît dans les airs portant une branche de lis. Saint Jean-Baptiste , saint Paul, saint Jérôme , saint Fr<\nçois , se tiennent debout de chaque côté de la Vierge ; sainte Marguerite à gauche et sainte Madeleine à droile sont à genoux sur le devant du tableau, la première ayant une croix, la seconde un yase. — Signé :
Landon, t, I , pl. 53.
Collection de François 1er. — Ce tableau est signé ; F. BaH^ floren. or»« pre. 4515; c'est-à-dire : le frère Barthélémy de Florence, de Tordre des Trères prêcheurs (ou dominicains). — « C est un petit tableau qui est très-bien peint; je Tay veu à Fontainebleau cette année 1722 dans le cabinet <iu Roy ((îuilbert <« Description de Fontainebleau » l'indique dans le cabinet de la Heine). Le sujet est une Vierge environnée de plusieiirs saints; c'est le même dont le P. Dan fait mention dans sa Description de Fontainebleau, p. 136, et qu'il attribue mal à pr(»pos à un frère Barlhclemy, vénitien. L'on voit dans ce tableau le soin que presnait noire peintre pour que tout y fût dans les règles de la perspective; car l'on aperçoit encore la trace des opérations qu'il a faites auparavant pour mettre en perspective toute l'architecture, les traits en eslnnt enfoncés dans l'impression du tableau» (Mariette, noies à l'Abecedario piltorico, t. H, p. 76). Vasari dit que ce tableau fut peint par le Fraie pendant le séjour de Raphaël à Florence. C*est une erreur manifeste : en 1515 Raphaël était i Rome.
BARTOLOMMEO (Fra).
65. La Vierge, sainte Catherine de Sienne et plusieurs saints.
H. 2, 57. - L. 2, 28. — B. - Fig. pet. nat.
Au milieu de la composition la Vierge, assise sur un trône, accompagnée de saint Pierre, de saint Barthélémy, de saint Vincent et d'autres personnages tenant des palmes, préside au mariage mystique de l'Enfant-Jésus avec sainte Catherine, agenouillée à gauche devant lui. Derrière la Vierge, à droite, saint François et saint Dominique s'embrassent en téînoignage de l'affection qui les unit. Dans la partie supérieure , des anges soutiennent les rideaux du dais qui surmonte le trône. On Ht sur la base du trône : orate pro pictore. m-d-xi , et sur la marche au-dessous : bartholome floren- or- prae-
3iusée Napoléon. — On trouve une note intéressante sur ce tableau dans le catalogue des ouvrages de Fra Bartolommeo, manuscrit du syndic du couvent de San-Marco à Florence, publié par Marchese dans ses mémoires sur les artistes dominicains (t. ii, p. 160), Voici la traduction de ce passage : » Item, un tableau sur bois d'environ 4 brasses 1/2 de hauteur, où est représentée la Vierge, sainte Catherine de Sienne avec beaucoup d'autres saints. La seigneurie de Florence le donna à un ambassadeur françois appelé Monseigneur de Otton (d'Autun?), évêque de.. . (le nom manque), au mois d'avril1512, et le paya 300 grands ducats d'or, bien qu'il valût davantage, ainsi qu'il est constaté sur le livre des créanciers et des débiteurs du couvent, à la page 123 et au livre de Fra Thol. S. A. — ci — 200 duc. (et non 300 comme il est dit dans le courant du texte).» Ce tableau, exécuté pour l'église San-Marco, n'y resta exposé, suivant Vasari, que plusieurs mois seulement avant d'être donné au roi de France Louis Xn. Bartolommeo peignit pour le remplacer une répétition du même sujet, mais avec des différences dans la composition, ainsi qu'on peut le voir par la description qu'en fait le biographe Arétin. Cette
Jointure qui représente, suivant quelques personnes, l'union de ésus-Christ avec son Eglise, selon d'autre l'alliance de l'ancienne et de la nouvelle Loi, que les notices anciennes nommaient le mariage mystique de sainte Catherine de Sienne, ne fut pas donné, ainsi qu'on le voit par la citation précédente, au roi de France, comme le dit Vasari, mais bien à Jacques Hurault, évêque d'Autun, ambassadeur de Louis XII prèsde la république Florentine. Kuraulten fit présent à son chapitre, qui le conserva dans la sacristie de l'église cathédrale. On lisait sur la bordure l'inscription suivante insérée dans le Voyage littéraire: <(Jacobo Huraldo Heduorum episcopo Ludovici XII, Francorum régis legato fidissima senatus populusque Florentinus dono dédit mdxii. » A l'époque de la révolution, le tableau fut transporté à l'école de dessin, où, en l'an VIII , M. Lenoir, alors directeur
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du Musée des Pelits-Augustins, qu'il avait fo„ndé , vint l^enl^ever, ainsi ip Vm Pvrk fn» 162 de a notice des Ecoles allemanaes, eii,.), ^rvèrtu d'un ord?e du ministre de l'intérieur On donna à la ville ri"Aniin Dlusieurs Ubieaux pour adoucir celte perte. On trouve dans la*ct?esPponrncV?ela^ive lu transport des de , peintures de Fra Bartnlnmmpo et de Vaiî Evck, une pièce datée de l an viii, signée Nfrdon^usVréfet 0^^^ remarque le passage suivant : ; Ce U^^^^^^^ de Fra Barlolommeo futrefusé au Régent, quoiqu'il en offrit 10,000ecus et une copie faite par le plus habile peintre de son siècle.
BARTOLOMMEO M GETSTILE DA IIRBINO. On ignore Vannée de sa naissance et celle de sa mort ; on sait seulement par la date de ses tableaux quil vivait encore en 1508. (École romaine.)
On n'a aucun renseignement biographique sur ce peintre, qu'il ne faut pas confondre avec Bartolommeo de Ferrare, m avec son fils Benedetto , qui ajoutait le nom de son père au sien.