‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 82 sur 483 · La Vierge et V Enfant-Jésus · texte numérisé non relu

La Vierge et V Enfant-Jésus

H. 1, 53. - L. 0, 80. - B. - Fig. pet. nat.

La Vierge, assise sur un trône cintré et incrusté de marbres précieux , tient dans ses bras l'Enfant-Jésus, dont le cou est orné d'un collier de corail.

On lit sur un cartel au bas de ce tableau :

BARTOLOMEVS- M. GENTILIS- DE- VRBIN- PINXIT. ANN- WCCCCLXXXXVIL

Et sur le cintre du monument :

O MATER- DEI MEMENTO- MEl-

rollection de Louis-Philippe.— Lanzi dit avoir vu ce tableau à Pesaro, dans le"^^^^^ - Acquis en 1840 pour la somme

de 800 fr.

BASSATV. — Voir Ponte.

BATTONl (IL Cavalière Pompeo Girolamo), né à Luc-^ ques en 1708, mort à Rome en 1787. (Ecole romaine.)

Il fut élève de Gio.-oominico Brugieri et de oio.-nom. l.om-

bardi. D'autres auteurs (Fiorillo et Mannlich qui ont connu Battoni a

CELLINl (Gentile).

îlome) lui donnent encore pour maîtres !«»ebastiano Conca, AS08> tino l^lasucci, Fraticesco rernandi ûMlmperiali. MariL^te, dans ses notes MS. à Texempiaire de VAbecedario de la Bibliolhèqiie impériale, dit qu'il n'eut point de maître ; que sa première profession l'ut l'orfèvrerie. «Une tabatière ornée d'une minialureluiayantété confiée, il s'avisa d'efesayer de copier la miniature, et il y réussit si bien que la copie îîurpassa l'original. Il apprit ainsi qu'il était né peintre. » Il vint jeune a Rome, étudia l'anlique, les ouvrages de Raphaël, et partagea avec Raphaël Mengs la gloire de passer pour le premier peintre de son époque. U peignit des tableaux d'histoire, fit un grand nombre de portraits de personnages célèbres, etexécuta des miniatures qui étaient fort recherchées.

67. La Vierge, les yeux baissés et les mains croisées sur la poitrine.

H. 0, 47. — L. 0, 37. — T. — Buste de gr. nat.

La tète de la Vierge est en partie couverte à'xm voiie léger et tournée presque de profil à droite.

Ancienne collection- BECCAFUMI. — Voir Mecarino.

BRDOLO (GiROLAMO). — Voir Mazzolo (Girolamo).

BELLÏNI (Genttle), né à Venise en 1421, mort dans la même ville le 23 février 1507. (Ecole vénitienne.)

Son père, «Sacopo itellini, né à Venise, lui donna le nom de (ientile en s -uvenir de Gentile da Fabriano, dont il avait été l'élève. 11 lui enseigna la peinture, Oirolasiio Mattini lui apprit la perspective, et Andréa Mantegna, qui épousa la fille de Jacopo, acheva de le former par d'excellents conseils. Après avoir travaillé dans une chapelle de Padoue avec son père et son frère Giovanni, il revint à Venise et commença, en com pagnie de ce dernier, la décoration de la salle du grand conseil, IVIahomet II ayant demandé un bon peintre à !a république, Gentile fut choisi par le sénat et envoyé à Constantinople le 3 septembre 4479. U y peignit beaucoup de portraits et fit les dessins de la colonne de Théodose, qui fut gravée trois fois la ire en 1702, à Paris, par les soins de Claude-François Menestrier, jésuite). Cette longue frise avait été léguée, diL-on à l'académie royale •1e peinture à Paris, et si celle qui se trouve actuellernent au Louvre ("Sllamème on ne pcul rallribuer à Genlile ; elle paraît êire une copie u- celle de Bellini, f;\ite probablement par BaUisla Franco. Créé chevalier, richement récomper^sé, Gentile obtint du sultan la permission de retourner à Venise. A peine arrivé, il reprit ses travaux du palais ducal, qui périrent dans l'incendie de 1577, el fit un grand nombre de peintures pourdiverses confréries. Il fondit en bronze plusieurs médailles modelées par lui; une d'elles représente l'empereur des Turcs.

BELLIM (fiENTILE).

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