HOBBEMA
saient d^à d'assez de considération pour que les premiers artistes de son époque ne dédaignassent pas d*y travailler. Son nom ne se trouye cependant pas sur les registres de la comnagnie des peintres de "Harlem, et, chose digne de remarque, c*est qu'aucun historien, pendant plus de cent ans après sa mort, n'a parlé de lui. Dans les 220 catalogues des principales Tentes faites en Hollande, de 1684 à 17S8, publiés par Hoet, on ne trouve pas un seul de ses ouvrages; le premier apparaît en 1739, et quoique annoncé comme magnifique, il ne ftxt vendu que 71 florins. Pendant tout le XYiii* siècle, les œuvres d'Hobbema se vendaient à si bas prix, qu'afind'en tirer une somme plus élevée, on effaçait souvent sa signature pour y substituer celle de Ruisdael ou de Decker. Par suite de ces inexplicables vicissitudes, trop fréquentes dans l'histoire des beaux-arts, les tableaux d'Hobbema sont poussés maintenant à un prix excessif dans les ventes, et une toile importante de lui s'y paye de 60 a 100,000 fr.