‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 246 sur 528 · Le Christ descendu de la croix · texte numérisé non relu

Le Christ descendu de la croix

H. 2, SO. — L. 2, U. ^ Forme échancrée aux angles du haut. — B. — Fig. pet. nat.

Au milieu de la composition, Nicodème, encore monté sur l'échelle, descend le corps du Christ qu'il tient dans ses bras. Au-dessus de lui, un serviteur, ayant un marteau passé dans sa ceinture, supporte le bras gauche du Sauveur. Une sainte femme, agenouillée et en pleurs, presse avec douleur le bras droit, tandis que les jambes sont soutenues par Joseph d'Arimathie debout, et par Marie-Madeleine qui est à genoux; derrière celle-ci, une autre sainte femme présente la couronne d'épines à Joseph d'Arimathie. A gauche, saint Jean, vêtu de rouge, reçoit dans ses bras la Vierge évanouie. Sur le devant, on voit à terre un crâne , un tibia auprès de la croix, et devant la Madeleine, un vase de parfums sur lequel est posé son gant.

Musée Napoléon. — Ce tableau, peint sur fond d*or, est le milieu d*un triptyque dont les Yolets sont perdus. TL est entouré d'une bordure dans laquelle, au milieu de feuillages gothiques, se trouve répétée une clochette suspendue à une espèce de T, indiquant qu'il était destiné à une chapelle sons l'invocation de saint Antoine, ou que le donateur du tableau avait ce saint pour patron. Placé autrefois dans une salle de la maison professe 4es Jésuites, nie Saint Antoine, il fut transporté en 17<» dans l'ftUse du

i48 HATSTS (QoiKTlii).

Val-de«Grâce, au-dessus de la porte d'entrée. L'inTentaire et les notices

Îirécédentes donnaient cette peinture à liUcas van liCyden, attribution Tidemmem Causse.. Des critiques ont pensé ^'on devait la restituer à un artiste allemand qui subissait tantôt rinfluencc de Matsys, tantôt celle de Lucas van Leyden, et dont on a trouvé plusieurs tableaux à Cologne. Quant i nous, après avoir étudié très soigneusement et à un intennlle fort rapproché le grand tableau de rensevelissement du Christ, de Ouinten Matsys, qui est au Musée d'Anvers, et la peinture du Louvre, le style, le caractère oes télés, dont jdusieurs paraissent imitées d'après les mêmes modèles, l'analogie des accessoires, tout enfin nous porte à croire que les tableaux de Paris et d'Anvers sont sortis dnmême pmcean.

VATSY» (Jan) , fiori9sait de 1831 à 1568. (EcoIe fiamande.)

n était fils de Quinten Matsys, et l'on ignore la date de sa naissance et celle de sa mort Elève de jaket oskens en 1516, il Ait reçu'franc-maître en 1531, en même temps que COTMelto Matsys» qui pourrait bien être fils de jan matsys , frère de Quinten , et dont on connaît des gravures portant la date de 1550. Jan, qui travaillait encore en 1565, ne fut pas probablement le seul fils de Quinten qui s'adonna à la peinture ; il paraît même qu'il eut deux frères : peerken Qalntens et Jocksen, ses aines, qui en 1510 étaient élèves d'Ariaen» V«Bei«B disc^ d« iBor pèrew

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