MarsetRhéaSylvia
H. 1, «a. - U 1, 76. - T. - Fig. de 0, 75.
A gauche, dans un paysage et près d’une fontaine, Rhéa Sylvia est endormie ; un amour soulève le voile * qui la couvre et la montre au dieu Mars. Sur le devant, à droite, le Tibre couché au bord de l’eau, et la louve qui devait allaiter les deux fils du dieu. Dans le fond, à gauche, un temple et des fabriques.
London, t. 4, pl. 90.
Musée Napoléon.— Ce tableau, exécuté par Colombe! pour sa réception h l'Académie royale de peinture, le 0 mars IGM, fut donné l'année suivante h M. de Villacerf.
CORNEILLE (Michel).
CORNEILLE (Michel), dit l’aîné, peintre, graveur, né à Paris en 1642, mort aux Gobelins le 16 août 1708.
Il était fils de Michel corneille, undes douze anciens de l'Académie de peinture. Son père lui enseigna de bonne heure à copier avec intelligence les dessins des grands maîtres. Il remporta un prix de peinture, fut nommé pensionnaire à l’école de Rome ; mais il quitta bientôt l'Académie pour se livrer sans contrainte A l’étude de l'antique et des tableaux qui lui plaisaient davantage. Les Carrache étaient surtout ses maîtres de
E rédilection. A son retour d’Italie, il fut reçu à l’Académie le 19 septemre 1663, et donna pour tableau de réception l’Apparition de Jésus-Christ après sa résurrection à saint Pierre, sur le bord de la mer Tibériade, actuellement au musée de Rennes. En 1672, il exécuta la peinture votive que la corporation des orfèvres offrait le 1" mai A l’église de Notre- Dame; elle représente la Vocation de saint Pierre et de saint André. Il copia en grisaille pour Mignard, dont il avait espéré épouser la fille, la coupole de cet artiste au Val-de-Grâcc. Enfin, il travailla pour le roi A Versailles, A Trianon, A Meudon et A Fontainebleau, Il eut tonte sa vie la passion de copier les dessins et les tableaux des grands maîtres. Le célèbre amateur Jabach l’occupa longtemps, ainsi que son frère Jean- Baptiste et d’autres jeunes gens, A reproduire aussi exactement que possible une partie des dessins de son admirable collection, copies que, suivant Mariette, il vendait ensuite commedesœuvresoriginales. Ildécora plusieurs églises de Paris, et peignit A fresque la chapelle de Saint-Grégoire des Invalides, qui a été gravée par Cochin. Dans les dernières années de sa vie, le roi lui donna un logement A la Manufacture des Gobelins, d’oii lui est venu le surnom de Corneille des Gobelins, par lequel plusieurs auteurs l’ont désigné. On le nomma adjoint A professeur le 27 octobre 1673, professeur le 1« juillet 1690, en remplacement de Paillet passé adjoint A recteur, et conseiller ancien professeur le 2 décembre 1691. Il n’eut qu’un élève, nommé Desormeaux, qui ne lui fit
Ç as grand honneur. Ses ouvrages ont été gravés par Charles Simonneau, ardieu, Sarrabat, Jean Mariette, Jean Audran. Il a exposé aux salons de 1699 et de 1706.— Michel Corneille, père du précédent, peintre, graveur, naquit A Orléans en 1603, mourut A Paris le 16 juillet 166a. Attiré A Paris par la réputation de Simon Vouet, alors premier peintre du roi, il se mit sous sa direction, devint un de ses meilleurs disciples et épousa une de ses nièces. II fut un des douze artistes qui, en 1668, fondèrent l’Académie royale de peinture et de sculpture, et prirent le titre d’anciens. Après huit ans d’exercice, on le nomma recteur. Un de ses meilleurs tableaux est celui oh il a représenté saint Paul et saint Barnabé A qui l’on veut offrir un sacrifice dans la ville de Lvstre, composition gravée par François Pollly. Alicùel Corneille a gravé lui-méme plusieurs dessins de Raphaèl et a signé ses planches des lettres M. C. II peignit, en 1658, saint Pierre venu de Joppé A Césarée pour baptiser un centenier, tableau votif oflert le 1 er mai par la corporation des orfèvres A l’église de Notre-Dame.