Le jugement dernier
H. 1, 46. - L. I, 40. — T. - Fig. de 0, ».
Au premier plan, à gauche, des morts sortant de la terre et des anges tenant des faucilles. Au milieu, des ressuscités se précipitant dans une caverne ; on remarque parmi ces figures un homme nu avec une couronne royale sur la tète. A droite, des démons entraînant des pécheurs. Au deuxième plan, à gauche, un temple circulaire vers lequel se dirigent les élus accueillis par des anges ; au milieu, des bandes de ressuscités courant en sens opposés. A droite, une tour au bord d’un fossé plein d’eau, un pont conduisant à un édifice ruiné, terminé par un gibet. Dans le fond, une ville détruite. Au ciel, le Christ dans sa gloire, les pieds posés sur le globe du monde et tenant une faucille ; autour de lui, les évangélistes, des anges, des élus, etc.
Gravé par Pierre de J ode ( dit le Vieux). — Landon, t. j, pl. 21 , 22 , 23 et 2 *.
Musée Napoléon. — Ce tableau était d’abord placé dans l’église des Minimes du bois de Vincennes, et passa ensuite dans la sacristie parce
3 u’on avait tenté de le voler en coupant la toile tout autour de la borure.
COYPEL (Noxl).
GOYPEL (Noël), peintre, graveur, né à Paris le 25 décembre 1628, mort dans la même ville le 24 décembre
Il étudia d’abord à Orléans chez un peintre nommé Ponect, élève de Vouet, qu’il quitta à l’âge de la ans pour se rendre à Paris et entrer à l’atelier de oulllerier (ou Ctulllerlé). Ses progrès Turent rapides, et quoiqu’il n’eût que 18 ans, on l’employa en 1646 aux décorations qu’on préparait pour l’opéra d’Orphée. Charles Errard, chargé des travaux de peinture qui s’exécutaient au Louvre, se servit de l’aide de Coypel,. et depuis lors il eut toujours sa part dans les commandes laites par le roi. C’est ainsi qu’en 1655 il peignit plusieurs tableaux pour les appartements du roi, au Louvre, du Cardinal de Mazarin, et lors du mariage de Louis XIV, les plafonds de l’appartement de la reine, ceux de la salle des machines (l’opéra) aux Tuileries , et d’autres compositions h Fontainebleau. 11 s’était présenté dès le 6 septembre 1659 à l’Académie de peinture ; mais, très-occupé alors, il différa sa réception jusqu’au S mars 1665, et ne donna même son tableau du Meurtre de Caïn et d’Abel que longtemps après son entrée dans cette compagnie. En 1660, il fit décorer sur ses dessins l’appartement du roi aux Tuileries. En 1661, il peignit le tableau votif que la corporation des orfèvres offrait, au mois de mai, à l’église de Notre-Dame ; cet ouvrage représentait saint Jacques conduit au supplice et faisant un miracle sur un paralytique. On le nomma adjoint à professeur en 1664, et professeur le l* r mars de la même année, 11 travailla pour le Palais-Royal, pour la grande chambre d’audience du parlement de Bretagne, obtint en 1672 un logement au Louvre, et fut nommé, sous la surintendance de Colbert, directeur de l’Académie de Rome. Il emmena avec lui son fils Antoine et Charles Hérault, frère de sa femme, peintre de paysages. Noél administra avec beaucoup de talent cet établissement, dont Errard, son prédécesseur, avait été le premier chef, obtint pour l’école un logement dans un palais, fit mouler les plus belles statues de Rome pour l’instruction des élèves, et dessinait avec eux tous les soirs, les encourageant par son exemple et scs conseils. Le 13 avril 1673, il fut admis à l’Académie de Saint-Luc. Pendant son directorat il peignit en outre cinq tableaux qui ornèrent la salle des gardes de • la reine à Versailles. Après trois ans de séjour à Rome, oti il s’était lié avec Carie Maratte, le cavalier Bernin, etc., il revint en France, ainsi que son fils, et reprit les travaux qu’il avait commencés pour le roi. MM. deLouvois et de Villacerf, ayant succédé, comme surintendants des bâtiments, i Colbert, le chargèrentde faire des cartons pour plusieurs tapisseries des Gobelins. Il fut élu adjoint à recteur le 2 juillet 1689, recteur le l' r juillet 1690, directeur de l’Académie le 13 août 1695, à la place de Pierre Mignard décédé, et de nouveau recteur en 1702. Enfin, à l’âge de 77 ans, il entreprit les peintures à fresque qui sont au-dessus du maître-autel de l’église des Invalides et représentent une Assomption de la Vierge. Ce pénible ouvrage lui causa une longue maladie, dont il mourut la veille de Noël, jour même de sa naissance. Il fut enterré à Saint-Germain-l’Auxerrois. Outre ses deux fils, Antoine et Noël-Nicolas, il eut pour élève Charles Pocrlon, son parent. Ses compositions ont été gravées par Poilly, Boulanger, Regnesson, Château, Picart le Romain, Dupuis, Ducbange etCochin.ila exposéauxsalonsdel699etdel704.— Noël-Nicolas Coypel, peintre graveur, né à Paris en 1692, mourut le 14 décembre 1734. 11 était fils du deuxième lit de Noël Coypel et frère consanguin d’Antoine, qui avait déjà 31 ans lorsqu’il vint au monde. Il apprit les éléments de la peinture de son père, remporta plusieurs fois le prix à l’Académie, mais des cabales l’empêchèrent d’obtenir d’être envoyé comme pensionnaire à Rome. Il fut reçu à l’Académie le 29 novembre 1720, pendant le rectorat de son frère, et donna pour tableau de réception l’Enlèvement d’Amymone
S6 COYPEL (Nokl).
par Neptune. En 17X7, le roi ayant ordonné un concours entre les peintres de l’Académie, doute artistes y prirent part, te triomphe d’Amphitrlte de Noël-Nicolas Coypel parut au public le meilleur outrage, mais n’obtint pat le prix de 5,000 liv., partagé par Lemoine etdeTroy; il n’eut que (es 1,500 lit. promises A l’auteur du tableau gagnant, que lui fit donner le comte de Morvllle , secrétaire d'État. Coypel peignit la chapelle de la Vierge dans l’église de Saint-Sauveur, exécuta des tableaux pour les Minimes de la place Royale et l’église de ta Sorbonne, fut nommé adjoint A professeur le 17 octobre 1751 , et professeur le 31 décembre 1753. Il fut enterré dans l’église de Saint-Germain-l'Auxerrofs. Outre des tableaux d’histoire, Il a peint aussi des portraits A l’huile et au pastel, et, bien que de l’Académie, il n’envoya aucun tableau aux expositions. J. -B. la Bas, Tronohon et Beaumont ont gravé plusieurs de ses ouvrages.
138 . Solon soutenant la justice de ses lois contre Us objections des Athéniens.
H. 0,49. - L. 0, 88. - T. - Fig. de 0, W.
Sous le vestibule d'un palais, Solon, tourné à droite, assis devant une table, explique le sens de ses lois à des groupes d’ Athéniens qui l'entourent et l’interrogent.
Gravi par G. üuekange, en 1717 [Cale. smp.). — London, t. 1, pl. *7.
Collection de Louis XIV. —Ce tableau et les trois suivants, peints A Rome par Coypel vers 1875, pour !• cahiret du conseil A Versailles, forent ensuite exposés a n salons de 1699 et de 1700, et exécutés en grand pour la décoration de la salle des gardes de la reine, A Versadles, oh ils sont encore.
139 . Ptolémée Philadelphe donne la liberté aux Juifs en reconnaissance de la traduction des livres saints par les seplanles.
H. 0, 49. - L. 0, 88. - T. — Fig. de 0, 88.
Au premier plan, de chaque côté, des hommes, des femmes et des enfants à genoux rendent grâce au souverain qui vient de leur rendre la liberté. Au second plan, le roi, assis sur un trône élevé, entouré de plusieurs personnes de sa suite. Derrière les colonnes, au fond, un temple, un obélisque et différents monuments.
Gravi par C. Dupait [Cale. imp.). — London, t. I, pl. 95.
Collection de Louis XIV. — (Voir la note du n* 158.)
COYPEL (Noël).