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Rébecca et Eliézer

H. 1, 25. - L. 1, 06. - T. - Fig. de 0, 34.

Rébecca, appuyée sur la margelle du puits, reçoit les pendants d’oreilles et les bracelets que lui présent* Eliézer. Au premier plan, à gauche, une de ses compagnes se baisse pour prendre un vase. Plus loin, à droite, derrière Eliézer, un serviteur faisant boire ses chameaux à la fontaine.

Collection de Louis XIV. — Ce tableau était placé autrefois dans le cabinet do billard, k Versailles.

DAVID

DAVID ( Jacques-Louis), né à Paris le 31 août 1748, mort à Bruxelles le 29 décembre 1825.

David témoigna de bonne heure des dispositions pour la peinture, et finit par décider sa mère à le placer chez Boucher, qui était son parent un peu éloigné . Boucher, déjà âgé, ne voulut pas se charger de son éducation pittoresque, et l’engagea à prendre Vien pour maître. Deux ans après son admission à l’atelier de Vien , il concourut pour le prix de Rome, en 1771. Le sujet était le Combat de Minerve contre Mars et Vénus. L’Académie lui décerna le premier prix; mais Vien, piqué de ce que son élève s’était mis sur les rangs sans l’avertir, fit réformer le Jugement, et il n’eut que le deuxième prix. En 1772, il concourut pour la deuxième fois ; le sqjet proposé était les Enfants de Mobé percés de (lèches par Diane et Apollon. David, qui n’obtint même pas une mention honorable, fut si abattu de cette défaite, qu'on prétend que, sans l’intervention amicale de Sedaine et de Doyen, il se serait laissé mourir de faim. En 1773, à un troisième concours, ayant pour sujet la Mort de Sénèque, David ne fut pas plus heureux. L’année suivante, en 177ft, il concourut de nouveau, exécuta les Amours d’Antiochus et de Stratonice, et obtint le prix objet de tant d’efforts. Ce fut avant son départ pour Rome qu’il termina le plafond de la maison de la célèbre danseuse M 1 '* Guimard, plafond commencé par Fragonard. En 1775, Vien, qui venait d’être nommé directeur de l’école de Rome, emmena avec lui son élève, âgé de 27 ans. L’étude de l’antique l’absorba tout entier, et jusqu’à son départ de l’Italie, en 1780, il dessina beaucoup plus qu’il ne peignit; néanmoins, le petit nombre de tableaux qu’il produisit pendant cette époque lui firent une grande réputation. On remarqua surtout la Peste de saint Roch , exposée à Rome en 1779, et placée maintenant à la Santé du lazaret de Marsei 1 1 . A son retour à Paris, il fut agréé à l’Académie royale sur son tableau de Bélisaire, et reçu académicien le 23 août 1783, sur le tableau de la Mort d’Hector. Quelque temps après sa réception, il partit pour l’Italie, oh il exécuta pour le roi le tableau des lloraces, qu’il rapporta en France en 1780. En 1787, il visita la Flandre, et, revenu à Paris, il fit les lloraces, Brutus, et les Amours de Pâris et d’Hélène pour le comte d’Artois. Le 7 juillet 1792 on le nomma adjoint à professeur. La Révolution éclata ; entraîné par le mouvement révolutionnaire, David abandonna pour ainsi dire son art, et, s’unissant au parti de Robespierre, joua un rôle politique que nous n’avons pas à apprécier ici. Incarcéré le 15 thermidor au Luxembourg, il y resta quatre mois, et, le 9 prairial an III, arrêté et conduit de nouveau au Luxembourg, il y demeura trois autres mois. Rendu à la libertéle U brumaire an IV (26 octobre 1795), il renonça à la politique et reprit les pinceaux pour ne plus les quitter. Le Directoire, en créant l’Institut, nomma dans chaque classe deux membres chargés de choisir les quatre autres. David et van Spendonck, désignés pour la classe des beaux-arts, durent accomplir cette mission délicate. A celte époque il connut le général Bonaparte, qui devint son collègue à l’Institut, apprécia aussitôt son mérite, et voulut l’emmener avec lui en Egypte. 11 refusa, occupé alors de son tableau des Sabines. Napoléon, ayant été proclamé empereur, nomma David son premier peintre, et lui commanda quatre grands tableaux : le Couronnement, la Distribution des Aigles, tous deux à Versailles, l’Entrée de Napoléon à l’Hôtel de Ville et son Intronisation dans l’église Notre-Dame. Ces deux derniers ne furent pas exécutés. A la Restauration, lorsque la loi du 16 janvier 1816 fut rendue, David dut quitter la France, et l’autorisation de se rendre à Rome ne lui ayant pat été accordée, il se fixa à Bruxelles. Il avait alors 68 ans et ne devait plus rentrer en France. Il reçut de l’Empire la croix d’offider; puis, au retour de nie d’Elbe, celle de commandeur de la Légion-d’Honnèur. L’école de David fut nombreuse, féconde en élèves devenus de-

DAVID

puis peintres célèbres, tels que ; Girodet, Drouais, Gros, Gérard, isabey, Ingres, Léopold Robert, Granet, etc. II a exposé aux salons de 1781, 1785, 1785, 1787, 1789, 1791, 1795, 1808 et de 1810.

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