‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 182 sur 583 · La leçon de musique · texte numérisé non relu

La leçon de musique

H. 1, 10. — L. 1, 20. — T. — Fig. à mi-corps de gr. liât.

Une jeune fille, vue de profil, tournée à droite, vêtue d’une robe de satin blanc, est assise devant un clavecin ; à sa gauche, un jeune homme debout, une toque sur la tête, s'appuie d’une main sur le dos du fauteuil de la jeune fille, et de l’autre tient son cahier de musique posé sur le clavecin. En avant, à droite, un chat couché sur une chaise ; à côté de lui , une mandoline et des papiers.

Ce tableau, qui n’est qu’une esquisse, a été donné au .Musée par M. Walferdin en 1849.

FRÉMINET (Martin) ou FRÉMINEL, né à Paris le 24 septembre 1567, mort dans la même ville le 18 juin

Il était élève de son père, peintre médiocre, qui fit surtout des modèles pour des tapisseries. Après avoir exécuté plusieurs tableaux à Paris, il partit, 1 l’âge de 25 ans, pour l’Italie, oii il arriva au moment de la grande querelle qui s’était élevée entre les partisans de Michel-Ange de Caravage et ceux du Josépin. Il se lia intimement avec le dernier, tout en préférant pourtant la manière de son rival. I.e Parmesan et surtout le Buonarroti turent les maîtres qu’il étudia le plus. Après un séjour d’environ seize ans en Italie, il revint en France, en passant par Venise, la Lombardie, la Savoie, où il s’arrêta quelque temps, occupé par le duc à peindre dans son palais plusieurs compositions importantes. En 1603, Henri IV, après la mort de Pierre du Monsticr l’alné, le nomma son premier peintre, lui permit d’acheter une charge de valet de chambre aux gages de 100 livres tournois, et le chargea de la décoration de la chapelle du château de Fontainebleau, travail important commencé en 1608, interrompu par l’assassinat de Henri IV, continué sous Louis XIII, et pour lequel il reçut en 1615, de Marie de Médicis, le cordon de chevalier de Saint-Michel. Ami de Régnier, ce poète .ui adressa sa dixième satire. La manière de travailler de Fréminet était singulière, et, soit qu’il fit un portrait ou une figure entière, il peignait partie par partie sans dessiner ou ébaucher l’ensemble, üe tous scs grands travaux, il ne reste plus que la décoration de la chapelle de la Sainte-Trinité au château de Fontainebleau, exécutée à l’huile sur plâtre. Le comte de Brienne a prétendu, à tort, que la peinture de la voûte de la galerie des Rois (maintenant d’Apollon) avait été faite par cet artiste. Cette décoration, détruite par l’incendie du 6 février 1661, était de Dubreull et de Bunel. Le 9 juillet 1619, Fréminet fut enterré, suivant son désir, dans l’église de l’abbaye de Barbeaux, près de Fontainebleau, mais sur la rive droite de la Seine. Il avait peint plusieurs tableaux pour cette église, détruite en 1793. Philippe Thomassin et Crispin de Passe ont gravé d’après lui des sujets de l’Histoire sainte. Fréminet laissa un fils, assez bon peintre, dit le Supplément de Moréri, ‘«seul

FREMINET.

ouvrage où il soit question de lui. Les registres de la paroisse d’Avon nous apprennent qu’il se nommait l.onis de rrémînel et avait le titre de gentilhomme suivant la cour. Un brevet du l'i juillet 1651, qui accorde à «.ouïs imbols (lils d’Ambroise) 2,000 liv. de pension dont jouissait Fréminet lils, son frère de mère, nous donne la datè'de sa mort, car il y est désigné comme naç/uères décédé. Vers 1750, un des descendants de Martin Fréminet s’allia aux Dubois et formais nouvelle famille des Dubois de Fréminet.

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