Mercure ordonne à Ênêe d’abandonner Didon
IL % 49. — L. 1, 78. — T. — Fig. de gr. nat.
Au premier plan, à gauche, Énée est assis près d’un lit sur lequel Didon repose ; un amour lui attache son cothurne. A droite , dans les airs , Mercure montre Didon et deux amours soulèvent une draperie. Dans le fond, deux femmes.
Ancienne collection.
FRESNOY (Charles- Alphonse du), peintre, écrivain, né à Paris en 1611 , mort au village de Villiers-le-Bel , près Paris, en 1665.
Son père, qui était apothicaire, voulait d’abord faire de lui un médecin; mais le jeune du Fresnoy abandonna bientôt une carrière pour laquelle il n’avait pas de vocation, et se livra tout entier à l’étude des langues anciennes, des mathématiques et de la peinture. Perricr et Vouët furent ses guides pendant deux aimées. 11 partit pour l'Italie en 1633, et, privé de toutes ressources, il peignit à Rome, pour subsister, des ruines et des tableaux d’architecture. Mignard, son camarade d'atelier chez Vouët, vintle rejoindre dans cette ville, où il séjournait déjà depuis deux ans. Les deux amis, charmés de se retrouver, logèrent ensemble et vécurent en commun. Le cardinal de Lyon leur fit copier tous les beaux tableaux de la galerie Farnèse, et le temps qu’ils ne donnaient pas à ce travail ils l’employaient à étudier Raphaël, l’antique et la nature. Du Fresnoy, moins itabile praticien que Mignard et plus érudit, s’occupait aussi de poésie, et commença son poème latin sur la peinture intitulé : De arle rjrophica, qu’il n’acheva que quelques années après. Ce poème didactique, qui a plus contribué à la réputation de du Fresnoy que ses tableaux, a été traduit en français par de Piles, son ami, et dans plusieurs autres langues. Obligé de quitter Rome en 1653, il alla à Venise, où il resta dix-huit mois, et y appela Mignard. Les deux amis travaillèrent ensemble pendant sept à huit mois, puis Mignard retourna à Rome, et du Fresnoy à Paris. Lors de son arrivée dans cette ville, en 1656, il s’établit chez un ami, M. Potel, dont il peignit le cabinet. Il exécuta ensuite quelques tableaux d’autel , décora un salon au château du Raincy, et lit quatre paysages dans le plafond de l'hôtel d’Hervart, depuis hôtel des Postes. A l’époque du retour de Mignard à Paris, en 1658, du Fresnoy quitta M. Potel pour aller demeurer avec son ancien camarade , qu’il n’abandonna que pourse retirer chez son frère quelque temps avant sa mort. Absorbé par ht