II. 4, 35. — L. 2, 00. — T. — Fig. en pied plus gr. que nat
Dans la partie supérieure, la Poésie, vue de dos, porte une lyre suspendue à la ceinture; au-dessous, l’Histoire tient de la main gauche une trompette.
Musée Napoléon. — (Voir le numéro précédent)
240. Portrait de M. Isabey, peintre en miniature, et de sa fille à l'âge de 4 à 5 ans ( depuis M me Ciceri).
H. 1,92. — L. 1,30. — T. — Fig. en pied de gr. nau
M. Isabey est représenté debout, sous le péristyle d’un escalier du Louvre, la tète nue, vue de trois quarts
GÉRICAULT
et tournée à gauche. Il porte une veste de velours noir, des bottes à revers, donne la main droite à sa jeune fille, vêtue d’une robe blanche, et de l’autre tient son chapeau. A droite, un chien et une porte entr’ouverte conduisant à la cour du Louvre. — Signé à gauche : F. Gérard 1795.
Ce portrait, exposé au salon de 1796, a été donné en 1852 au Musée du Louvre par M. Eugène lsabey.
241. Portrait d’ Antonio Canova, célèbre statuaire italien, né en 1757, mort en 1822.
H. 0,68. — L. 0,5i. — T. — Fig. en buste de gr. naL
Le corps est vu de face, et la tète tournée de trois quarts à gauche. Ses cheveux sont bouclés et poudrés. Il porte par-dessus un liabit brun un manteau rouge.
Collection de Louis-Philippe. — Acquis en 1848, 1 la vente Dubois, pour 627 fr.
GÉRICAULT (Jean-Loois-André-Théodore), ni à Rouen le 26 septembre 1791, mort à Paris le 18 janvier 1824.
U vint & Paris en 1896, entra en 1808 à l'atelier de Carie Vernet. y resta
S u de temps, et passa dans celui de Guérin, oti il fut le condisciple de M. i.éon «ognlel, champmarilii, Eugène nelaerolx, lleuriquel-Duponl et Mcheffer. La manière, peu conforme aux traditions de l’école de David, avec laquelle il reproduisaille modèle, sa passion pour Rubens surtout désespéraient son professeur, qui, loin de l’encourager, cherchait à lui faire entendre qu'il devait renoncer à la peinture. M. Guérin, il est ▼rai, reconnut plus tard son erreur. En 1814, lors de la rentrée des Bourbons, Géricault s’enrôla dans les mousquetaires , entraîné sans doute par son goût pour les chevaux et les scènes militaires qu’il aimait tant à peindre. Au retour de l’ile d'Elbe il accompagna le Roi Jusqu’à Béthune, et son régiment avant été licencié, il reprit les pinceaux qu’il regrettait déjà d’avoir quittés. En 1817 il se décida à partir pour l’Italie ; il visita home, Florence, étudiant, dessinant et faisant des copies d’après les maitres. Rappelé en France par son père, Géricault voulut exécuter une grande page qui fondit sa réputation, et choisit pour sujet une scène du naufrage de la Méduse. Ce tableau, après avoir figuré au salon de 1819 avec peu de succès, fut exposé en Angleterre, oii l’on apprécia mieux son mérite. Géricault vint à Londres, fit de fort belles lithographies, très rares maintenant, et se mit à étudier les chevaux plus qu’il ne l'avait fait encore. C’est à son retour en France qu’il exécuta un grand nombre d’études, de tableaux de chevalet et d’aquarelles. A l’exemple des grands artistes de la Renaissance, il voulait
GÉRICAULT
être à la fois peintre et sculpteur. Il modela en cire plusieurs figures, un cheval écorché, et avait le projet de faire une statue équestre. Il voulait également peindre une composition représentant la traite des nègres, «t sur une toile immense en forme de panorama, l’ouverture des portes de l’inquisition en Espagne p3r les Français. Mais une affection grave dont il était attaqué depuis quelque temps, et qu’il avait négligée, prit tout S coup un caractère mortel. Il tomba dans un état d’épuisement effrayant et mourut sans avoir pu réaliser les grandes idées que sa puissante imagination avait conçues. Outre les tableaux, il laissa une foule de dessins & la plume, au crayon et à l’aquarelle, et une centaine de superbes lithographies pleines d'énergie. 11 a exposé aux salons de 1312, 1814, 1819 et de