Diane et Endymion
H. 3, 20. — L. 2, 11. — T. — Fig. de gr. nat.
A droite, Endymion endormi , le bras droit replié sous sa tète et couché sur une peau de tigre ; il tient de la main gauche un javelot, son cliien est à ses pieds, et un amour qui vole soulève la draperie dont il était enveloppé. A gauche, Diane, le carquois sur l’épaule, suspendue dans les airs, retient un voile lieu transparent qui l’entoure et semble admirer le jeune berger. — Signé : /. M. Langlois 1822.
Gravé par H.-C. Huiler.
Collection de Louis XVIII. — Ce tableau, commandé en 1817, fut payé k l’auteur 0,000 fr. et exposé au salon de 1822.
LANTARA (Simox-Mathürin), né à Oncy (Seine-et- Oise) le 24 mars t729, mort à Paris, à l’hôpital de la Charité, le 22 décembre 1778.
Son père était tisserand, et il commença par garder les bestiaux. Les crayonnages qu’il traçait sur les murs, sur les rochers, furent remarqués par le fils de son maître, qui l’ennnena avec lui à Paris et le plaça d’abord chez un peintre de Versailles. 11 fit en peu de temps de rapides progrès, et revint à Paris se mettre au service d’un artiste qui lui payait ses çages enleçonsde peinture. On n’a presque aucuns renseignements authentiques sur la vie de Lantara. .N’étant pas de l’Académie, ses ouvrages ne furent point admis aux expositions, et peu d’écrivains, ses contemporains, ont parlé de lui. 11 exécuta un grand nombre de dessins, et peignit des paysages et des marines oit Bernard, Joseph Vernct, Casanova, Berré, Taunay, mirent souvent des figures, fiai, insouciant, ne travaillant que lorsqu’il y était forcé par le besoin, il ne profita pas de la vogue dont jouirent scs ouvrages , et mourut dans la pauvreté. J.-P. Duret, Lebas, Mouchy, Née, Beaugeon et Couché ont gravé plusieurs de ses compositions.