‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 275 sur 583 · Paysage; effet du matin · texte numérisé non relu

Paysage; effet du matin

H. 0, 80. — L. 0, 60. — T. — Fig. de 0, OS.

Au premier plan, à gauche, trois hommes, dont un tenant une ligne, sont réunis au bord d’une rivière sur laquelle passe, à droite, un pont qui mène à une ferme. Plus loin, sur le chemin, un paysan conduisant des ânes. Dans le fond, une plaine bornée par des montagnes. — Signé, à gauche : L. Lantara 1761.

Collection de Louis-Philippe. — Acquis en 1846 de M. Bertrand pour 1a somme de 500 fr.

LARGILLÏERE (Nicolas), né à Paris le 20 octobre 1656, mort le 20 mars 1746.

Son père, négociant établi h Anvers, le fit venir dans cette ville à l’âge de 5 ans, et 8 9 il l’envoya à I«ndres, oii il resta vingt mois, pendant lesquels son inique soin fut de dessiner. De retour à Anvers, il entra chez -.itonie «.oubenu, peintre flamand, qui représentait des paysages, des foires et des marchés. Lejeune Largilüère était déjà assez habile pour exécuter, dans les tableaux de son maître, des fruits, des fleurs et des poissons. Il sortit à 18 ans de chez Goubeau, trois mois après passa en Angleterre, et y travailla pendant quatre ans. Pierre Lely, premier peintre de Charles II, l’accueillit, et le fit occuper, par le surintendant des bâtiments, à restaurer plusieurs tableaux de grands maîtres et à en agrandir d’autres qu’on voulait placer dans les appartements du château de Windsor. Le roi, charmé d’une restauration faite dans une figure d’amour endormi, demanda à voir l'artiste qui s’était montré si habile, et voulut avoir des ouvrages de sa main. Quelque temps après, Largillière lui en présenta trois qui méritèrent ses suffrages. Les persécutions contre les catholiques déterminèrent Largillière à rentrer en France. A son arrivée à Paris, il fit plusieurs portraits, entre autres celui de van der Mculen, qui le prit en amitié ainsi que le Brun, qui le détermina à se fixer dans la capitale. En vain le surintendant des bâtiments du roi d’Angleterre lui offrit, au nom de son souverain, la garde de son cabinet de tableaux, la réputation de Largillière était trop bien établie pour qu’il songeât à quitter la France. Sans renoncer à la peinture des sujets historiques, à celle des animaux, desfleursetdes fruits, les portraits cependant exercèrent plus particulièrement ses pinceaux. Il fut reçu à l’Académie le 30 mars 1686, sur le portrait en pied et historié de son ami le Brun, inscrit au numéro suivant A l’avénement de Jacques II au trône d’Angleterre, il ne put se refuser à venir peindre le roi et la reine; mais après avoir accompli ce travail, il résista aux prix exorbitants que lui oflrirent les seigneurs anglais pour faire leurs portraits, et revint en France, d’oil il ne sortit plus. A son arrivée à Paris, il peignit, pour la grande salle de l’Hôtel de Ville, deux tableaux représentant, l’un, le Repas donné en 1687 à Louis XIV et à toute la cour au sujet de sa convalescence; l’autre, le Mariage du duc de Bourgogne avec Marie-Adélaïde de Savoie, conclu en 1697. Ces ouvrages furent suivis d’un autre aussi grand placé dans l’église de Sainte-Geneviève, en

LARGILLIÊRE

accomplissement du vœu que la ville fit en 1694, après deux années de stérilité. il représentait les principaux officiers du corps de ville. L’Académie le nomma adjoint à professeur le 4 juillet 1699, à la place de Mazellne ; professeur le 30 juin 1705, adjoint à recteur le 24 avril 1717, recteur le 10 janvier 1722, directeur le 5 juillet 1738 jusqu’au 7 juillet 1742, et chancelier le 30 mai 1743. Quoiqu’il ait exécuté les portraits de quelques princes français, Largillière fréquenta peu la cour et préférait travailler pour des particuliers. Il peignait avec une extrême facilité, et le nombre de ses ouvrages, en tous genres, est très-considérable. Parmi ses élèves on distingue Niclot van Schuppen, Gis du graveur ; .sans, des i.yens, Meusnier dis, le chevalier uescombes, et surtout Oudry. Il a été gravé par Edelinck, van Schuppen, Pitou, Smith Boullet, Vermeulen, Drevet, Dcsplaccs, Chereau, Surugues, Petit et quelques autres. 11 a exposé aux salons de 1099 et de 1704.

320 . Portrait de Charles le Brun, premier peintre du roi, directeur, chancelier et recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture , né en 1619 , mort en 1690 .

H. 2, 32. — L. 1, 87. — T. — Fig. en pied de gr. nat

Il est représenté assis, le corps tourné à droite, la tète vue presque de face et nue. Un large manteau de velours rouge couvre ses jambes. De la main droite il montre, sur un chevalet, l’esquisse de la conquête de la Franche-Comté, exécutée dans la grande galerie de Versailles. Près de lui, à droite, sur une table, la gravure de la tente de Darius, une réduction de l’ Antinous et du Gladiateur; à gauche, par terre, une tête et un torse moulés sur l’antique, un globe, un livre, des cartons, des papiers.

Musée Napoléon. — Ce tableau, porté à tort, sur les inventaires et dans la notice de 1841, à Charles le Brun, fut peint par Largillière pour sa réception à l’Académie, le 30 mars 1686. Il était placé dans une salle oti il servait aux exercices de la peinture.

LE BARBIER. — Voir Barbier (le).

LE BLOND. — Foir Blond (le).

LE BRUN (Charles). — Voir Brdn (Charles le).

LETHIERE.

LE BRUN (M 1 "' Vigêe). — Voir Brun (M“« Yigée le). LE CLERC. — Voir Clerc (le).

LE FEVRE ou LE FEBYRE. — Voir Fevre (le).

LE FEBYRE (Robert). — Voir Febvre (Robert le). LE MAIRE FOUSSIN. — Fotr Maire Poussin (le).

LE SIOINE. — Fotr Moine (le).

LE NAIN. — Fotr Nain (le).

LE SUEUR. — Voir Sueur (le).

LETUIÈRE (Guillaume -Gcillon), né à Sainte- Anne ( Guadeloupe ) le 10 janvier 1760, mort à Paris le 21 avril 1832.

Yonu très jeune à Paris, il entra à l’école de Doyen, remporta le deuxième prix à l’Académie en 1784, année oii Dronais eut le premier pour son tableau de la Cananéenne, dont le succès fut immense. Néanmoins, on jugea que son tableau et ses talents le rendaient digne d’aller à Rome, et M. le comte de Montmorin, par une faveur spéciale, lui fit accorder la pension. Lethière, après quatre ans de séjour en Italie, revint à Paris. Le dessin de la Mort de Virginie, qu’il exposa en 1795, et l’esquisse des Fils de Brutus, qui parut au salon de 1801, compositions qu’il peignit plus tard sur de vastes toiles, établirent surtout sa réputation. I.ucien Bonaparte, envoyé comme ambassadeur en Espagne, se lit accompagner par Letliière, qui resta plusieurs années dans ce pays, et aida le futur roi à se former une collection de tableaux. Revenu en France, il repartit pour l’Italie, remplaça Suvée comme directeur de l’Académie de France à Rome, et après les six ans, tenue ordinaire des fonctions du directorat, il mérita d’y être continué pour quatre autres années. En 1822, il se fixa à Paris, et ouvrit un atelier que fréquentèrent de nombreux élèves. Enfin, en 1825, Letliière fut nommé membre de l’Institut, et bientôt après devint professeur à l’Ecole des beaux-arts, il a exposé aux salons de 1793, 1795, 1798, 1799,1801, 1800, 1812, 1824 et de 1831.

LETHIERK.

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