Diane et Endymion
IL 2, 22. — L. J, 73. — T. — Fig. de gr. nat.
Endymion endormi, la tète renversée, vue de profil, le bras droit relevé sur le coude, est couché par terre, au sommet d’une montagne, ayant à côté de lui un de ses chiens également endormi. À droite, Diane, vue de dos, portée sur des nuages, et auprès d’elle un amour qui vole et montre du doigt le jeune chasseur.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par J.-B. van Loo pour sa réception à l’Académie, en 1731.
LOO (Charles-André, dit Carle van), peintre, graveur, né à Nice (alors en Provence J le 15 février 1705, mort à Paris le 15 juillet 1765.
Il était fils de Louis van faio, et Jean-Baptiste, son frère ainé, lui servit de père et de maître. Appelé en Italie par le duc de Savoie, Jcan-Baptkle emmena Carie, d’abord à Turin, puis à Rome, où, après avoir commencé l’éducation pittoresque de son frère, alors âgé de 9 ans, il le plaça chei BenedettoLuti, qui avait été également son maitre. Il passa ensuite a l’atelier de Le Gros, sculpteur, qui lui apprit à modeler et à tailler la pierre et le bois. Après la mort de Le Gros, en 1719, il revint avec son frèreà Turin, puis à Paris. Le prince de Carignan les prit sous sa protection et leur donna un logement dans son hôtel de Soissons. Quoique Carie n’eût alors que 15 ans, il avait déjà considérablement dessiné d’après l’antique et les maîtres. En 1723, il reçut à l’Académie la première médaille du dessin. Vers cette époque, Jean-Baptiste le jugea capable d’ébaucher scs tableaux, de peindre desdraperies, des accessoires, et des parties de ligure d’après nature. Il l’employa aussi à réparer la galerie de F rançois 1", peinte par le Rosso et le Primatice, dont le régent lui avait confié la restauration. Le besoin de produire et de s’exercer aux grandes machines entraîna Carie à composer et à exécuter des figures et des décorations pour le théâtre de l’Opéra. En 172!i, il remporta le premier prix de peinture à l’Académie, qui avait donné comme sujetde concours Jacob purifiant sa maison pour offrir un sacrifice à Dieu.
LOO (Carlk van)
Avant de se rendre en Italie, il dessina une grande quantité de petits portraits, souvent en pied, fort ressemblants, qui étaient très recherchés. Carie partit pour Rome en 1727, et s’associa, pour faire ce voyage, Louis et François van Loo ses neveux, ainsi que François Boucher. Ut il recommença avec assiduité de nouvelles études, et remporta un prix de dessin donné par l’Académie de Saint-Luc de Rome. A l’âge de 24 ans, il avait produit des ouvrages remarquables et peint à fresque l’Apothéose de saint Isidore, dans le plafond de l’église consacrée à ce saint. En 1731, le pape le créa chevalier. Il retournait en France avec son neveu François, qui annonçait les plus heureuses dispositions, lorsque la mort de ce dernier le força à s’arrêter à Turin. Le rot le chargea de travaux considérables, qu’il exécuta avec beaucoup de succès. Il revint à Paris en 1734, fut agréé à l’Académie, reçu le 30 juillet 1735, sur un tableau représentant Marsyas écorché par ordre d’Apollon (n° 327). On le nomma adjoint à professeur le 7 juillet 1736, et professeur le 2 juillet 1737. C. van Loo jouissait d’une grande réputation et était surchargé de travaux. Le roi de Prusse voulut l’attirer à la cour, mais il ne put se résoudre à quitter Paris, et envoya son neveu Charles-Amédée à sa place. En 1749, on lui confia la direction de l’école royale des élèves protégés, et il reçut le cordon de l’ordre de Saint- Michel en 1751. L’Académie l’élut adjoint à recteur le 29 mai 1752, recteur le 6 juillet 1754, directeur le 25 juin 1763. En 1702, le roi lui avait accordé la placede premier peintre, aux appointements de 6,000 fr. par an. Enl764, on le chargea de peindre, dans la coupole d’une chapelle des Invalides, les principaux traits de la vie de saint Grégoire. Les esquisses, toutes finies d’après nature avec beaucoup de soin, furent exposées au salon de 1765, mais la mort empêcha l’artiste de les exécuter sur place. Le nombre des dessins et des peintures de Carie van Loo est fort considérable. Il s’exerça dans tous les genres, et peignit à fresque, en détrempe, à l’huile, à l’encaustique. Juge extrêmement difficile pour Hii-même, il détruisit souvent des ouvrages dont on lui olTrait un prix considérable, mais qu’il croyait peu propres 3 lui faire honneur. Il eut beaucoup d’élèves ; parmi les principaux on cite Lagrenée ainé. Doyen, Julien et Olivier. Carie a exposé aux salons de 1737, 1733, 1739, 1740, 1741, 1742, 1745, 1746, 1747, 1750, 1751, 1753, 1755, 1757, 1759, 1761, 1763 et de 1765. Desplaces, L. Cars, Balechon, Dupuis, Avril, Beauvarlet, Le Bas, Flipart, Ravenet, Simoneau, Desinarteau, P. Drevet, etc., ont gravé de scs ouvrages. — Jules-César-uenl» van I.OO, né à Paris en 1743, fils de Carie, peintre de paysages, fut agréé ou reçu à l'Académie le 30 octobre 1784. Il a exposé aux salons de 1785, 1787, 1789, 1793, 1797, 1798, 1800, 1801, 1802, 1804, 1806, 1808, 1814 et de 1817. Nagler dit à tort qu’il le croit fils de Charles-Amédée, et qu’il mourut en 1824.