L’Élude arrête le Temps
H. 2, 23. — L. 1, Si. — T. — Fig. de gr. nat.
A gauclie, l’Étude, sous la figure d’une femme assise avec un livre ouvert devant elle et entourée des attributs des sciences, arrête dans sa course le Temps, qui tient d’une main sa faux et de l’autre un sablier. A droite, à ses pieds, deux petits génies : I Un d’eux est renversé par le vieillard; l’autre, agenouillé sur des plans d'architecture , le supplie d épargner les monuments qu’ils représentent.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par Méuageot pour sa réception à l’Académie, le 30 décembre 1780.
M1CHALL0N
MEUNIER (Charles), né à Paris le 24 novembre 1768, mort le 7 septembre 1832.
Il fut élève de Vincent! S l’âge de 21 ans, ilconcourutavcc ni rode t pour le grand prix, dont le sujet était la Iteconnaissancedc Joseph par ses frères, et le partagea avec lui. Il partit pour Rome en 1789. Lorsque la Révolution éclata en France, les élèves de l’école de Rome furent obligés de se disperser. Après s'être arrêté quelque temps à Horence, Meynier revint A Paris, et depuis cette époque ne cessa de produire de nombreux ouvrages. Il a peint en outre au Louvre, dans une t es salles du premier étage, les Nymphes de Parthénope apportant leurs pénates sur les rives de la Seine; dans une salle du rez-de-rhaussée, le plafond qu représente Rome donnant à la Terre le Code des lois de Justinien ; enlin, les deux plafonds qui ornent, l’un la deuxième partie du grand escalier, l’autre la salle qui précède le grand salon (salle des bijoux). Le premier a pour sujet la France, sous les traits de Minerve, recevant l’hommage des Beaux-Artst e deuxième, l’apothéose de Poussin, de le Sueur et de le Brun. Il décora avec M. Abel de Pujol les sommités et les voûtes de la salle principale de la Bourse, et y exécuta des peintures monochromes imitant des bas-reliefs. Vernier a exposé aux salons de 1795, 1796, 1798, 1800, 1801, 1808, 1810, 1812, 1810, 1817, 1819, 1822, 1824 et de 1827.
347 . Le berger Phorbas présente Œdipe enfant à Péribée, femme de Polybe, roi de Corinthe.
H. 2, 00. — L. 2, 65 — T. — Fig. demi-naL
Après avoir détaché Œdipe de l’arbre oii il était suspendu par les pieds sur le mont Cythéron, Pliorlias l’apporte dans le palais de Péribé#. Cette reine, assise sur son trône, est entourée de ses femmes et de jeunes Allés occupées à divers ouvrages, dont elles sont distraites par l’intérét que leur inspire cet enfant. Dans le fond, un autre berger tient un chien en laisse. — Signé, à gauche : Meynier pK 1814..
Collection de Louis XVIII. — Ce tableau fut exposé au salon de 1814, et acquis en 1815 pour la somme de 6,000 fr.
mCHALI.OV (Achille-Etna), né à Paris le 22 octobre 1796, mort dans la même ville le 24 septembre 1822.
Son père, Claude Michallon, sculpteur et pensionnaire du roi, mourut sans avoir pu diriger l’éducation de son (ils, qui reçut d s conseils de David, de Valenciennes, de Bertin et de Uunouy. Dès l’xge de 15 ans, il produisit des tableaux qui furent remarqués et lui valurent un: pension
MICHALLON
du prince russe Issoupoff. A l’exposition de 1812, il eut la méda.lle d’or de seconde classe, et plus la d en obtint une autre au concours : nstitué par la ville de Douai. I.e ministre de l'intérieur ayant décidé en 1817 qu’fi serait créé un grand prix de paysage historique, Michallon le remporta b ■'unanimité des suffrages. Il travail que 20 ans li rsqu’il pat lit pour Itoine, et ce fut de cette ville qu'il envoya à l’exposition de 1819 son tableau de Roland, puis le Combat des tentantes et des I apitlies. Après quatre ans de séjour en Italie, Michallon revint à l’aris, peignit pour le salon de 1822 trois paysages, et moulut peu de temps après les avoir exécutés. Ses ouvrages ont été exposés eu 1812, 181b, 1817, 1819, 1822, et après sa mort en 182b.