‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 308 sur 583 · II. 0, 49. - L. 0, 62. — T. — Fig. de 0, SS · texte numérisé non relu

II. 0, 49. - L. 0, 62. — T. — Fig. de 0, SS

Elle est assise sur une ancre et tourne les yeux vers le ciel. A gauche, devant elle, un enfant porte une palme d’une main, et lui présente de l’autre la couronne de l'éternité bienheureuse. Deux autres enfants sont assis à droite; l’un d’eux tient un serpent qui se mord la

MIGNARD

queue, emblème de l’immortalité. — Signé à gauche, dans le bas : P. Mignard pinxit 1692. Æiatis suce 80.

Gravé par Jean-Baptiilede Poilly.

Collection de I-ouis XIV. — Ce tableau, en 1709-1110, était placé à Versailles dans la petite galerie du roi.

357. Neptune offrant ses richesses à la France; allégorie à Louis XIV.

U. 3, 42. — L. 7, 20. — T. — Fig. de gr. nat.

Neptune, debout sur un char traîné par deux chevaux marins, est entouré de tritons et de néréides. Il tient d’une main son trident , et de l’autre une couronne qu’il semble offrir à deux victoires ailées, dont une porte des trompettes, et l’autre une bannière blanche sur laquelle on voit un soleil et la devise de Louis XIV. Au-dessus de cette dernière voltige un amour ayant une tige de lis. Dans le fond, à gauche, un temple, une ville, un port, la mer et des vaisseaux.

Gravé dans sa dimension primitive par Maria tlorthemels, pour l’ouvrage intitulé : Versailles immortalisé, composé en vers libres français par J.-B. de Monicarl, 1720.

Collection de T.ouis XIV. — Ce tableau, primitivement placé dans la petite galerie du château de Versailles, lut peint peu après 1687. Il était en 1709-1710 à Paris dans le cabinet des tableaux, et passa ensuite à Cornpiègne On l'agrandit beaucoup anciennement; on y ajouta, à droite, un groupe de néréides et de tritons ; à gauche, un amour sur un dauphin.

358. Portraits en pied de Louis de France, dauphin (le grand dauphin), de sa femme et de ses enfants en bas âge.

1° Louis de France (le grand dauphin), dit Monseigneur , fils de Louis A IV, né en 1661, mort en 1711 ;

MIGNARD. 227

2" Marie- Anne-Christine-Victoire de Bavière , dauphine de France, née en 1660, morte en 1690 ;

3° Louis de France, duc de Bourgogne [à l’Age de 5 ans ) , né en 1682, mort en 1712, qui fut père de Louis XV;

4° Philippe de France, duc d’Anjou (à l'âge de 3 ans) , né en 1683 ( roi d'Espagne, Philippe V, en 1700), mort en 1746 ;

5° Charles de France, duc de Berry (à l'âge de 18 mois), né en 1686, mort en 1714.

H. 2, 32. — L. 3, Oi. — T. — Fig. de gr. nat.

Le dauphin et la dauphine sont assis dans un appartement et accoudés chacun sur une table placée entre eux. Le dauphin, à gauche, caresse un chien; la dauphine a près d’elle son plus jeune enfant, le duc de Berry, assis sur un coussin vert. Au premier plan, le duc d’Anjou, assis sur un coussin rouge, tient un chien noir sur ses genoux. A droite, le duc de Bourgogne debout, une lance à la main. Du même côté, dans les airs, deux amours soulevant une draperie.

Collection de Ix>uis XIV. — Ce tableau, qui en 1709-1720 était placé 1 Meudon, dans la galerie de communication, puis à Versailles au moment de la Révolution, lut sans doute vendu alors, car un habitant de cette ville l’offrit en 1815 au roi Louis XVIII, qui le racbetau

359 . Portrait de Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, née en 1635, morte en 1719.

H. 1, 30. — L. 0, 96. — T. — Fig. jusqu’aux genoux de gr, nat.

Elle est représentée assise dans un fauteuil, le corps tourné du côté droit, le bras gauche appuyé sur une table, tenant un livre de prières, et la main droite posée sur sa poitrine. Elle porte sur la tète un voile vert et par-dessus

MIGNARD

sa robe lin manteau de velours bleu doublé d’hermine. Un sablier est posé sur la table.

Ancienne collection. — • Un des derniers ouvrages de Mignard fut le portrait de M"* de Maintenon, qui ne put refuser plus longtemps celle complaisance à sa famille et à la communauté de Sainl-C.yr. hile est représentée en sainte Françoise, d .me romaine dont elle p rtait e nom. I.’auteur, qui l’avait vue dans sa jeunesse, en avait sçu rappeler les agiéments, sans altérer le caractère de l’àge qu’elle avait alors. Le cnslume est un manteau d'un vclouis hleu oncé, semé de petites lleurs d’or, doublé d’hermine , et raitachéd'un gros diamant sur les épaules; le dessous de l'habit est d’un brocart d’or brun. » (Fie de P. Mignard, par l’abbé de Monville, p. 175.)

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