‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 309 sur 583 · Portrait de Pierre Mignard · texte numérisé non relu

Portrait de Pierre Mignard

H. 2, 35. — L. 1, 88. — T. — Fig. en pied de gr. naL

Il s’est représenté assis, tourné à droite et dessinant devant une table couverte d’un tapis, sur laquelle sont posés une vue de la colonne 3 rajane et de petits modèles de sculpture. Dans le fond , sur un chevalet , est l'esquisse de la coupole du Val-de-Grâce peinte par Mignard. A gauche, au premier plan, le buste de la marquise de Feuquières, sa tille; une palette et des pinceaux.

Musée Napoléon. — Donné à l’Académie par la marquise de Feuquières, le 28 septembre 1696, après la mort de son père.

MOINE ou MOYNE (François le), né à Paris en 1688, mort dans la meme ville le A juin 1737.

Il n’avait que 15 ans lorsqu’il entra.cnnOl.ài’ate'ier de Louis r.alloche; il rempoita un prix de dessin en 1767, et le grand prix de l’Académie en 1711;le sujet du concours était lUnlict Boor. Malgré ce suce s, le Moine ne fit pas alors le voyage d’Italie, l’Etat n’ayant pas envoyé de pensionnaires pendant plusieurs années à 1 époque des guerres de la fin du règne de Louis XIV. Il fut agtéé à l'Académie en 1716, et reçu, le 50 juillet 1718, sur le tableau inscrit ci-dessous. Lorsque l’hôtel de Nevers devint l’hôtel de la banque royale, on appela le Vénitien Antonio Pellegrini pour déc rer le la fond de la galerie, large de il pieds sur 130 de long. Le Moine, voulant donner des p euves de son aptitude aux vastes entreprises, fit sur le même *ujet allégorique, tout cil n'ayant plus aucun espoir qu’on lui en confiât l’exécution, une esquisse peinte qui fut gravée par Sylvestre. En 1723, il commença à peindre à l’huile, pour une somme médiocre, une Transfiguration dans le plafond du chœur de l’église des Jacobins du faubourg Saint*

MOINE (le).

Germain. Après avoir ébauché ce travail , il fit, vers la fin de la mime année, un voyage d’enviion six mois en Italie, en compagnie de deux de ses amis, M. berger, receveu général, et M. Groxille. les plafonds de Micitcl-Ange, de l’ièlrc de Cortone, de l,;mfranc, happèrent vivement son attention. C’est pendant ce voyage qu’il peignit le lahleau d’Iiercule et d’Omphalc (actuellement dans la collection de M. tamis lecare), ainsi

Î u’unc Femme entrant dans le bain, tous deux si bien gravés par I .a tirent ars. A son retour, il termina le plafond du chœur des Jacobins, et prit part, en 1721, 5 un concours ordonné par le roi entre plusieurs peintres de l'Académie. I.e Moine choisit pour sujet la Continence de Scipion, et partagea le prix avec de ’l roy. Après cette victoire, il fut nommé ad|oint i professeur le 5 juillet 1727. Il peignit, en 1729, un tableau allégoiique de forme ovale, pour étie placé sur la cheminée du salon de la Paix au château de Versailles, oit il se trouve encore. M. I.anguel. curé de Saint- Sulpice, lui donna à peindre à fresque, en 1731, une Assomption dans la coupole de ta chapelle de la Vierge. I.e SO mai 17S1, l’Académie nomma le Moine professeur. Dès l’année précédente, il avait commencé, à Versailles, l’immense décoration de la voûte du salon d'Ilcrcule.qui a 64 pieds de long sur 50 de large, et oh il ne retraça pas moins de 102 figures beaucoup plus grandes que nature. Ce gigantesque ouvrage, exécuté i l’huile sui des toiles marouflées, terminé après quatre ans de travail, fut découvert le 26 septembre 1736. Le roi en témoigna sa satisfaction à l’artiste en le nommant son premier peintre , â la place de Louis de Boulogne, mort depuis trois ans. Quelque temps après, il lui accorda une pension de 3,500 livres. La fatigue que le Moine eut 5 supporter pendant près de sept années consécutives qu’il travailla à deux vastes plafonds, le chagrin qu’il ressentit de ne pas jouir, comme premier peintre de Louis XV, de toutes les faveurs dont le Brun avait été gratifié par l.ouis XIV, la mort du ducd’Antin. son protecteur, altérèrent sa raison, et, dix mois après sa nomination de premier peintre, dans un accès de fièvre chaude, entendant monter un de ses amis qui venait le chercher pour le conduire à la campante afin de le faire traiter, il se perça de neuf coups d’épée, croyant qu’on venait l’arrêter pour le conduire en prison. — Parmi ses disciples, on cite Natolre , Bouclier cl Nonotte , peintre de portraits. Plusieurs de 9es ouvrages ont été gravés par Tbomassin, Sylvestre, L. Cars, Coc.hin et Larmessin.

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