‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 339 sur 583 · Une bataille; esquisse · texte numérisé non relu

Une bataille; esquisse

H. 0, 46. — L. 0, 62. — T. — Fig. de 0, 18.

Au milieu du tableau, sur une élévation de terrain, un cavalier sonnant de la trompette et des blessés qu’on ramène du combat. Au premier plan, à gauche, un religieux présentant un crucifix à l’un d’eux. Dans le fond, la bataille, et une plaine bornée à l’horizon par des montagnes.

Ancienne collection.

PATEL le père, né en Picardie vers le commencement du XVII e siècle , mort vers 1676.

Les biographes parlent à peine de ce paysagiste, dont les véritables prénoms, ainsi que les dates de naissance et de mort, sont inconnus. Plusieurs le confondent évidemment avec son (ils, sur la vie duquel règne la même obscurité. Deux tableaux du père, bien authentiques, portent l’inscription suivante : P. PATEL, 1060. S’appelait-il Pierre ou Paul ? On l’ignore : Mariette le nomme Pierre. Il a pu naître vers 1620, comme le disent quelques écrivains, mais non certainement en 1648ou 1654, ainsi que d’autres l’avancent; car, suivant une liste manuscrite desmaitres peintres possédée par Mariette, il fut reçu maître de cette communauté en 1635, passa dans les charges en 1650, et fut un des anciens qui, en 1651, signèrent le contrat de jonction de l’Académie avec les maitres peintres. Ces dates de 1658 ou de 1054 l’appliqueraient plus justement 4 la naissance de son fils, auquel il y «urait tout lieu d’attribuer les tableaux signés, ainsi qu’une eau-forte, d’un monogramme formé des lettres AP ou A PT, datés de 1090 et de 1705 (voir les n°* 399 à 402). On dit que le père périt en duel ou de mort violente, en 1703 (date évidemment fausse), et que c’est de là que lui est venu le surnom de Palet te tué, surnom que d’autres biographes, au contraire , donnent au (ils. Quoi qu’il en soit, et jusqu’à ce que des documents viennent jeter du jour sur ces questions, on pense que Patel le père lortit de l’école de Vouet, et voyagea en Italie. 11 fut le contemporain d’Hennan Swanevelt, de la Ilire, du le Sueur, de le Brun, et travailla avec eux à la décoration de l’hôtel du président Lambert, à la pointe de l’He Saint-Louis. Il fut aussi employé au Louvre, ainsi que Romanelli , à l’embellissement des appartements de la reine Anne d’Autriche (maintenant salles des antiques). On prétend qu’il peignit souvent des fonds de paysages dans les tableaux de le Sueur; que ce dernier et la Ilire firent des figures dans scs paysages. Il en a exécuté lui-même souvent d’un style assez bon

PATEL LE PÈRE

pour n’avoir pas besoin de recourir à une main étrangère. Patel doit être compté au nombre des imitateurs de Claude le lorrain ; sa touche est légère, fine, un peu sèche; il dessinait bien l'architecture et se plaisait à introduire des ruines et des monuments dans ses compositions; enfin, sa couleur, généralement brillante, bien qu’elle ne soit pas dépourvue d’une certaine harmonie, offre fréquemment des teintes qui appartiennent plus aux procédés de la gouache et de la détrempe qu’à ceux de la peinture à l’huile. Les ouvrages de Patel ont été gravés par Vivarès, Bcneiech , Daullé, Charpentier et les Perelle. — On donne à son fils les tableaux qui sont moins habiles et plus sombres. 11 travailla, ainsi que son père, au Louvre. On lit dans Sauvai (t. Il, p. 34) : « Les murs de son cabinet (d’Anne d’Autriche ) sont pavés de quantité de petits paysages peints par Patelle et son fils, etc. a

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