Une fête champêtre
A droite, en avant d’une habitation rustique autour de laquelle on a dressé quelques tentes, des soldats et des femmes. L’une d’elles, vêtue d’une robe de satin blanc, est à demi couchée sur les genoux d’un officier tendant son verre à une servante qui lui verse à boire. Plus loin, un soldat danse avec une femme ; d’autres s’occupent du soin de la cuisine. Au premier plan, à gauche, on remarque, au milieu d’un groupe, une femme vue de dos, montée sur un cheval. Près d’elle, un cavalier, un soldat endormi couché par terre, et un autre soldat un verre à la main. A l’horizon , une ville sur un rocher.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par Pater pour sa réception 4 PAcadémie de peinture, le 31 décembre 1728. D’Argcnvillc donne à ce sujet le titre de Halte d'armée, et les registres de l’Académie celui de Bej Quittance de toldati.
PERRIER (François), surnommé le Bourguignon , peintre, graveur, né à Saint-J can-dc-Losnc (en Bourgogne) en 1590, mort à Paris en juillet 1656.
Nous suivrons, pour l’indication du lieu de naissance de Perrier ainsi que pour la date de sa mort, les renseignements fournis par les registres de l’Académie, en faisant observer, toutefois, que (. uillct de Saint-Georges, qui a écrit un mémoire historique sur cet artiste, le dit né 4 Mâcon. Féiibien et Guérin, secrétaire perpétuel de l’Académie, lui donnent Salins (en Franche- Comté) pour ville natale, et ce dernier ajoute qu’il mourut en mai 1050. Perrier était fds d’un orfèvre, et un penchant irrésistible pour la peinture le détourna de suivre la profession de son père. Il quitta fort jeune encore se* parents, et se rendit à Lyon, où il peignit quelques tableaux pour les Chartreux. Désireux d’étudier les ouvrages des artistes italiens, il se résigna, afin de subvenir aux frais de sa subsistance, à guider un aveugle qui allait à Rome. Dans cette ville il entra chez un peintre marchand de tableaux, qui lui faisait copier ceux des meilleurs maîtres. Lanfranc, qu’il eut occasion de connaître et qui l’employa, lui donna des conseils dont il sut profiter. Après un assez long séjour à Rome il retourna en France, en 1630, s’arrêta quelque temps à Lyon, y fit de nombreuses peintures h la Char-