‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 348 sur 583 · PERRIER · texte numérisé non relu

PERRIER

treuse; puis passa par Mâcon, où il avait deux frères, l’un peintre, l’autre sculpteur. Les ouvrages qu’il exécuta dans ces villes commencèrent à établir sa réputation. Enfin, Perrier vint à Paris, peignit d’abord d’après des dessins de Vouet; puis, voyant que cet artiste obtenait presque seul tous les grands travaux, il se décida à se rendie de nouveau en Italie. C’est pendant ce second séjour qu’il grava ce recueil de statues antiques, plus connu que ses tableaux. Après un séjour de dix ans A Rome , Perrier revint, en 1645, se fixer U Paris ; il y peignit la galerie de l’hôtel de la Vrillière, acquis en 1713 par le comte de Toulouse, dunt il prit le nom (aujourd’hui hôtel de la Banque), et c’est son ouvrage le plus considérable et le plus estimé. Il fut un des doute anciens ou professeurs qui fondèrent l’Académie de peinture et de sculpture, ouverte le 1 er février 1048. Perrier a décoré de fresques et de tableaux à l’huile différentes résidences royales, des châteaux, des hôtels, qui pour la plupart n’existent plus, il a gravé près de deux cents plauches, et a été gravé lui-mêine par Rousselet et par Couvet. Parmi ses élèves on cite surtout le Brun, dont il fut le premier maître, et son propre neveu, qui peignit dans le courent des Minimes de Lyon, où il s’était retiré et où il mourut en 1655.

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