Les Philistins frappés de la peste
H. 1, 43. — L. 1, 92. — T. — Fig. deO, 60.
Au milieu de la place publique d’Azot, décorée de riches édifices, et au premier plan, une femme morte étendue par terre. A sa gauche, un de ses enfants mort; à sa droite, un autre plus jeune se traîne vers elle, tandis qu’un homme, penché sur le corps de cette femme, essuyant avec un pan de sa draperie ses yeux mouillés de larmes, cherche à écarter l’enfant du sein de sa mère. A droite, un homme, qui retient sa respiration en couvrant saboucheavcc la main, sort d’un palais accompagné d’une femme et d’un enfant. A leurs pieds, un homme courbé sur lui-môme et séparé seulement par un fût de colonne brisée d’une femme expirante. Plus loin, deux hommes emportent un mort sur un linceul . A gauche, au deuxième plan, entre les colonnes du temple de Dagon, l'arche d'alliance que les Philistins avaient prise sur les Israélites défaits par eux à Aphec. En face de l’arche, l’idole renversée, la tête et les mains séparées du tronc. La foule étonnée contemple ce prodige. Au premier plan,
POUSSIN
un homme debout regarde avec compassion un homme renversé près d’un fragment d’une base de colonne. Dans le fond, et jusqu’à l’extrémité d’une rue aboutissant perpendiculairement à la place, des cadavres gisant sur le sol.
Gravé par Étienne Picart en 1677 (F ale. imp.); destiné par Guil. Courtois; grat;é à Rome par Baroniut Tolotani. Filhol, t. 2, pl. 127. — London, t, 3, pi. 9.
Collection de Louis XIV. — «Ce tableau, exécuté à Home vers 1630 pour un sculpteur nommé Malheo, et dont Poussin n’avait eu que 60 écus, après avoir passé en plusieurs mains, lut vendu 1,000 écus au duc de Richelieu, de qui le roi l'a eu. » (Félibien , t. m , p. 258.) Cette magnifique composition était placée en 1709-1710 h Versailles, dans le petit appartement du roi.