II. 1, 48. — L. 1, 20. — T. — Fig. de
Au milieu des nuages, saint Paul en extase, les bras étendus vers le ciel, est enlevé par trois anges. Celui qui domine le groupe soutient d’une main le bras gauche de l’apôtre et de l’autre lui indique le séjour éternel. Dans la partie inférieure de la composition, sur les degrés d’un édifice, un livre et une longue épée, attributs de saint Paul. Dans le fond, une vaste plaine, et des montagnes à l’ horizon.
Gravé par G. Chatteau [Cale, imp.); par Dughet ; par Laugier en 1841 . — Filhol, l. 6, pl. 409. — Landon, t. 3, pl. 19.
Collection de Louis XIV. — Ce tableau fut peint à Rome ; a il sortit de ses mains en 1609 pour faire la curiosité de M. Scarron, de qui le sieur Jabach l’ayant eu , il se fit un plaisir de le lâcher à M . le duc de Richelieu, qui , tout d’un coup, le jugea digne d’étre placé dans le cabinet de Sa Majesté.» (Florent le Comte, t. m, p. 30.) En 1709-1710, il décorait, à Versailles, le petit appartement du roi. Scarron, lié avec M. de Chanlelou, avait connu Poussin à Rome , lorsqu'il visita cette vifle vers 1635. On peut voir par les curieuses lettres de Poussin ( p. 256, 270 , 282) en quelle estime il avait l’auteur du Roman comique , du Typlton burletque et surtout du Virgile trarctli. Il ne fallut rien inoinsque les prières de M. de Chantelou pour vaincre la répugnance du sévère artiste (voir ces le tiret, p. 289, 296, 513), qui, quoi qu’en dise Florent le Comte dans le passage cité plus haut, ne termina pas le tableau en 1609, mais vers le mois de mai 1650, car
POUSSIN
Poussin écrivait à M. de Chantelou, le 7 janvier 1650 : « J’ai trouvé la disposition d’un sujet bachique plaisant pour M. Scarron. Si les turbulences de Paris ne lui font pas changer d’avis, je commencerai cette année à le mettre en état, > Et , le 29 du mois de mai de la même année : « Je pourrai envoyer en même temps à M. l 'abbé Scarron (il possédait, à titre de bénéfice, un canonicat au Mans) son tableau du Ravissement de saint Paul; vous le verrez et voudrez bien m’en dire votre sentiment. » Poussin avait déjà traité ce sujet dans un autre tableau peint à Rome et adressé, vers la fin de 1648, à RI. de Chantelou, qui lui avait demandé une peinture à mettre en pendant à une œuvre de Raphaël représentant la Vision d’Ezéchiel, achetée par lui à Bologne. Cette dernière composition, gravée par Pesne et Natalis, passa plus tard dans la galerie du duc d’Orléans, puis en Angleterre en 1798, et fut vendue en 1823, à la vente de la collection de Georges Watson Taylor, 305 guinées.
434. Saint François-Xavier rappelant à la vie la fille d’un habitant de Cangorima ( dans le Japon).
H. 4, <4. — L. 2, 34. — T. — Fig. de gr. nat.
Saint François et Jean Fernandez, son compagnon, prient de chaque côté du lit de la jeune fille, dont la tète est soutenue par une femme placée au chevet, à gauche. Une autre femme éplorée se précipite les bras ouverts sur le corps. Plusieurs Indiens joignent les mains et témoignent leur étonnement à la vue du miracle. Dans la partie supérieure, le Christ apparaît au milieu d’une gloire , accompagné de deux anges dans l’attitude de l'adoration.
Gravé par Steph. Ganlrel ; par P. Brevet. — Landon, t. 3, pl. 23.
Collection de Louis XV. — Ce tableau fut peint au commencement de l’année 1641, peu de temps après l’arrivée de Poussin à Paris, pour le grand hôtel du noviciat des Jésuites. On trouve, sur le registre de caisse des bâtiments du roi , année 1763, que le sieur Remy acquit cette peinture pour Sa Majesté moyennant la somme de 3,800 livres.