L’enlèvement des Sabines
H. 1, 80. — L. 2, 07. — T. — Fig. de 0, 70.
À gauche, au second plan, sur le péristyle d’un palais près duquel se tiennent des licteurs, Romulus debout
POUSSIN
accompagné de deux sénateurs, donne, en levant son manteau, le signal aux Romains d’enlever les Sabines des mains de leurs parents. Une femme âgée, à genoux devant Romulus, implore sa clémence. A droite, au premier plan, une jeune fille couchée par terre, que poursuit un soldat, se réfugie dans les bras de sa mère. Vers le milieu de la composition , un Sabin désarmé s’enfuit. A gauche, une femme saisit par les cheveux son ravisseur dont le casque est tombé. A un plan éloigné, deux cavaliers; l’un d’eux va s’emparer d’une femme qu’un soldat tient dans ses bras et lui amène. Dans le fond, un temple et différents édifices.
Gravé par Ab. Girardet dans le blutée français; par Pool par II. iMurent; par Etienne Baudet; par Bovinet. — Filhol, t. <0, pl. 697. — Landon, t. 3, pl. 30.
Collection de Louis XIV. — Poussin a exécuté deux fois ce sujet : un des tableaux fut peint, à Rome, pour le cardinal Alvigi Omodei, Milanais, amateur éclairé, qui occupa les meilleurs artistes de son temps ; l’autre, après avoir appartenu b la duchesse d’ Aiguillon, se trouvait, au temps de Félibien, dans le cabinet de M. de la Ravoir. Il n’est pas bien certain que le tableau exposé au Couvre soit celui fait pour le cardinal, comme on l’a prétendu. L’abbé Guilbert, dans sa description de f ontainebleau ( L r, p. 117), dit, au contraire, que c'est le tableau de M. de la Ravoir <jui avait passé dans la collection du roi, et qu’il avait été apporté à Fontainebleau en 1723. En 1709-1710 il était exposé à Versailles dans le cabinet des tableaux. Quoi qu’il en soit, le deuxième tableau, qui diffère de celui du Louvre par la composition , a été gravé par J. Audran et fait partie Ju cabinet de sir Richard Colt Iloar ËarL
436 . Camille livre le maître d’école des Falisques à ses écoliers.