‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 389 sur 583 · II. 0, 85. — L. 1, 21. — T. — Fig. de · texte numérisé non relu

II. 0, 85. — L. 1, 21. — T. — Fig. de

Au milieu d’une plaine déserte, trois pâtres tenant de longs bâtons , et une jeune fille vêtue à l’antique, sont arrêtés devant un tombeau ombragé par quelques arbres. A gauche, le plus âgé, agenouillé, montre du doigt ces mots tracés sur la pierre : et in arcadia ego. Derrière lui, un de ses compagnons, couronné de fleurs, se tient debout, pensif, le bras appuyé sur le bord du monument. A droite, le troisième berger, portant également une couronne, penché vers la tombe, fait remarquer l’inscription à la jeune fille, qui est vue de profil, debout devant lui et la main posée sur son épaule. Dans le fond, des montagnes escarpées.

Gravé par Picart le Romain; par Mathieu et Albert Reindel dans le Musée royal. — Filhol, t. 2, pl. 109. — Landon, t. 3, pl. 36.

Collection de Louis XIV. —Ce tableau, qui joui’tà justetitre d'une grande réputation, était placé en 1709-1710 5 Versailles, dans le petit appartement du roi. Poussin a traité une seconde fois cette allégorie sur l’instabilité du bonheur et la brièveté de la vie. Dans la répétition de ce sujet, qui appartient maintenant au duc de Devonsliire et qui a été gravé par Ravenet, le tombeau n’est point aumilieu , mais sur un des côtés de la composition.

446 . Le Temps soustrait la Vérité aux atteintes de l’Envie et de la Discorde.

Diatn. 2, 97. — Forme ronde. — T. — Fig. de gr. nat.

Le Temps , sous la figure d’un vieillard soutenu dans les airs par des ailes, enlève dans ses bras la Vérité, représentée par une femme nue, les bras ouverts, les regards tournés vers le ciel. A droite, un enfant ailé porte les attributs du dieu : une serpe et un serpent qui se mord la queue. Dans la partie inférieure de la composition, à droite, l’Envie, la chevelure hérissée de

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serpents. A gauche, la Discorde, tenant d’une main un poignard, de l’autre une torche allumée.

Gravé par Gérard Audran [Cale, imp.); par B. Picart; par Devilliers. — Filhol, l. 6, pt. 385.— Landon , (. 3, pl. 38.

Collection de Louis XIV. — Ce tableau, destiné à décorer un plafond, fut exécuté en 1641 pour le cardinal de Richelieu, il orna ensuite, en 1709- 1710,1e grand cabinet du roi au Louvre, devenu plus tard une des salles de l’Académie de peinture. — Depuis Henri II , l'appartement du roi au Louvre occupait les salles dites de Henri II, des Sept-Cheminécs, la pièce en retour où sont aujourd’hui les bronzes antiques, le salon rond qui précède la galerie d’Apollon.

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