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Portrait du naturaliste Bruun-N eergaard

il. 0, *6. — L. 0, 38. — T. — Fig. en buste de gr. nat.

La tête, vue de trois quarts, est tournée vers la droite; il porte un habit noir et une cravate blanche.

Acquis en 1849 de M. BaiUemont pour la somme de 1,000 fr.

PUGET

PUGET (François), peintre, architecte, mort en 1707.

Son père, le célèbre sculpteur Pierre Puget, lui enseigna le dessin et l’architecture. Il l’envoya ensuite à l'atelier de (.auront Fauehler, habile portraitiste, dont il s'appropria tellement la manière, que les portraits de l’élève sont difficiles à distinguer de ceux du maître. Il a exécuté aussi des tableaux d’histoire, tels qu’une Visitation et un saint François de Sales, au couvent des religieuses de la Visitation, à Marseille. Il peignit plusieurs tableaux dans l’église du château de Château-tùnnber, entre autres une Vocation de saint Mathieu, il résulte d’une lettre de Pierre-Paul Puget, son (ils , citée au n° AGS, que beaucoup de tableaux d'église attribués au fameux sculpteur sont de la main de François. Ce fut lui que son père chargea de conduire et de présenter au roi, à Versailles, au printemps de 1683, le groupe du Milon de Crotone; puis, en 1685, celui d’Andromède. — *»lerre (»ugel, peintre, sculpteur, architecte, ingénieur, né à Marseille le 31 octobre 1622, mort dans la même ville le 2 décembre 1694. La célébrité de Pierre Puget comme sculpteur a effacé la réputation qu'il aurait pu obtenir par son habileté dans les autres branches de l’art. A 16 ans, il sculpta des pièces de galères, dans le port de Marseille, sous la direction d’un constructeur nommé Romain, et il n’avait pas 16 ans qu’on lui confia la construction et l'ornementation d’un bllimenL A 17 ans, il partit pour l’Italie, à pied, sollicitant des travaux le long do la route pour subsister. 11 visita Florence, puis Rome, oir Piètre de Cortone l’accueillit favorablement sur la vue de ses dessins. Il l'aida dans l’exécution d’un plafond au palais Parla; rini, et dans ceux du palais Pitli, que Cortone peignit à Florence. Puget revint à Marseille en 1643. peignit le portrait de sa mère, sculpta des poupes colossales pour des vaisseaux de guerre, et lit un second voyage en Italie en compagnie d’un religieux de l’ordre des Feuillants, chargé par Anne d'Autriche d’aller faire exécuter à Rome une suite de dessins d’après les monuments antiques les plus célèbres. De retour à Marseille, en 1653, il peignit un grand nombre de tableaux poursa ville natale, pour Ai\, Toulon, Cuers, la Ciotat, et depelites compositions pour les cabinets de plusieurs amateurs. Les tableaux de sa main, conservésdans ces villes et au musée de Marseille, permettent d'apprécier son talent. Ce fut à la fin de l’année 1655 que les médecins lui conseillèrent, & la suite d'une grave maladie, d'abandonner la peinture. Quittant donc les pinceaux, il entreprit l’ornementation de la porte et du balcon de l’hôtel de ville de Toulon; puis, en 1656, passa en Normandie, sculpta pour le marquis de Girardin, dans sa terre de Vaudreuil, un Hercule, un groupe de Janus et de la Terre, et enfin arriva à Paris pour la première fois. Il se lia avec l’architecte Lepautre, qui le présenta à t ouque!. I “ surintendant le ciiargea de toutes les sculptures destinées à l’embellissement de son château de Vaux-lc-Vicomte, et l’envoya à Carrare pour choisir les marbres nécessaires. Puget partit en 1060 et établit sa demeure à Gênes. Fouquet disgracié, les Génois ne lui permirent plus de retourner en France. Il termina l ’ Hercule français, acheté par Guillaume Sublet des Noyers, et maintenant au Louvre ; fit, pour l'église de Carignau, les statues colossales du bienheureux Alexandre Sauli et de saint Sébastien, ainsi qu'un grand nombre d’autres figures et de groupes. La maison Dnria le chargea de la construction d’une église paroissiale; les familles Sauli et Lomcllini lui faisaient chacune une pension de 3,600 liv.; enfin , le sénat venait de le choisir pour peindre la salle du Grand-Conseil , lorsque Colbert Pinviia à rentrer en France. Arrivé à Toulon en 1669, après un séjour â Gênes d’environ huit ans, il fut occupé à décorer de sculptures des poupes de navires, inventa une machine à mâler les vaisseaux, se construisit i.ne maison, où il peignit un plafond représentant les trois Parques, qui n’existe plus. Sans nous arrêter davantage à des travaux d’ar-

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chitecture «t de sculpture qui seront décrits dans la Notice spéciale des monuments de la Renaissance , nous nous bornerons à citer le groupe colossal du Milan de CroUme , commandé par Colbert, envoyé à Paris au printemps de 1683; celui de VAnd romède, terminé en 1685; le bas-relief du Dioghve , auquel il travaillait à la même époque ; ouvrages éminents conservés au [-ouvre; et enfin sa dernière sculpture, le bas-relief de la Petit de Milan , laissé inachevé et placé dans la salle du Conseil à Marseille. Puget revint à Paris, dans l’été de 1688, pour réclamer l’exécution d’un marché concernant une statue équestre de Louis XIV, qui ne fut point exécutée. Après six mois de séjour dans cette ville, dégoûté des intrigues delà cour, mal payé de ses travaux, laissé à l'écart lorsqu’il pouvait encore produire des cbefs-d’teuvre, il repartit pour Marseille oii il s’était fixé, et chercha, en travaillant jusqu'à son dernier jour, à oublier l'indifférence de ses contemporains.

462. Portrait de Pierre Puget, célèbre sculpteur, né en 1622, mort en 1694.

H. 0, 75. — L. 0, 61. — T. — Fig. en buste de gr. nat.

Il e9t représenté dans un âge avancé, le corps tourné vers la gauche, et la tète nue, vue presque de face. Il porte une cravate blanche, nouée négligemment autour du cou , et une robe de chambre de couleur feuille morte, à ramages, doublée de soie verte.

Collection de Louis-Philippe. — Acquis, comme œuvre de Pierre Puget, en 1862, de M"* Puget, de Marseille, dernière descendante dugrand artiste, pour la somme de 1,800 fr.

463. Portraits de plusieurs musiciens et artistes du siècle de Louis XIV.

H. 1, *7, — L. 2, 12. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.

Huit hommes réunis autour d’une table s’apprêtent à chanter un morceau de musique. Deux sont assis ; l’un, placé à gauche, est vu de profil, lève la tête, tient un violon de la main droite et de la gauche un papier de musique où l’on lit les paroles suivantes plusieurs fois répétées : celebrate col canto di Lvigi immortal la gloria el vanto; l’autre, vers la droite, vêtu de rouge, est représenté presque de face, jouant de la guitare.

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Les six autres personnages sont debout derrière eux : le premier, en allant de gauche à droite, tient un papier de musique avec les mêmes paroles ; le second, dont on ne voit que la tète, est coiffé d’une étoffe rayée et roulée en forme de turban ; le troisième porte une toque garnie de plumes, passe la main droite derrière l’épaule de l'homme assis à gauche, et indique le morceau ; le quatrième a un bonnet et une robe fourrée ; le cinquième, placé derrière le deuxième homme assis, porte une toque violette, ornée d’une plume blanche ; il fait un signe de la main droite. Le dernier est jeune, tète nue et accorde une guitare. Une autre guitare est placée sur la table, couverte d’un tapis vert, ainsi qu’un livre de musique relié en parchemin et un papier sur lequel on lit : F. Pvget 1684.

Collection de Louis XIV. — Une lettre du 10 janvier 1753, adressée par Pierre-Paul Puget, petit-fils du célébré sculpteur Pierre Pugct, au lï. P. Bougercl, et publiée dans les Archives de l'art fiançais (t. I, p. 331 ), nous apprend dans quel concours de circonstances ce tableau fut peint : • A l’égard du tableau dont tous avez parlé à M. Dalmore que M. l-épicié a découvert à Cha ville, il est de feu mon père (François Puget, fils de Pierre), qui avait été à Versailles pour conduite le Milon de mon père à Sa Majesté. Le roi lui dit & cette occasion : il m’est revenu que vous saviez peindre; ce qui déterni na mon père à faire ce tableau de musique, il le présenta à Sa Majesté, qui lui témoigna en être liés satisfaite. M. le Brun fit l’éloge de mon père, à qui le roi accorda une gratification. » On croit reconnaître, dans cette composition, les portraits de Lulli, de Quinault et du peintre luimêtne.

RAOUX (Jean ) , né à Montpellier en 1677, mort à Paris en 1734.

Après avoir étudié sous la direction de Ranr, à Montpellier, il vint de lionne heute à Paris, entra à l’école de Bon Boulogne, obtint le premier prix 5 l’Académie en 1703 (le sujet du concours était la Défaite de Goliath), rt partit comme pensionnaire du roi, pour Home, oh il arriva la même année. Il fit pendant trois ans des études dans cette ville, puis alla à Venise, et y demeura deux ans aux frais d’un seigneur nommé Justiniano Lolini, pour qui il peignit, dans son palais, un pot tique qui commença sa réputation. Le grand prieur de Vendôme, qui l’avait conmi à Borne, devint ensuite son protecteur, et lui commanda quatre tableaux de chevalet représentant les quatie âges de l'homme. IUioux, de retour à Paris en 1713, logea dans l’bûtel do gr, mil-prieur, qui, satisfait de la manière dont il avait exécuté les quatre tableaux, lui fil une pension de 1,000 livres. Ce travail piépara son admission à l’Académie. 11 y entra comme peintre d’histoire le 28 aoftt 1717 , et donna pour sa réception la fable de Pygmalion. Malgré son

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