‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 409 sur 583 · L’origine de la peinture · texte numérisé non relu

L’origine de la peinture

H. 1,03. — L. 1, 10. — T. — Demi-fig. de gr. nat.

Dibutade, vue de dos, assise sur un fragment d’architecture, trace sur la muraille l’ombre, portée parle soleil, du profil de son amant, qui se tient à droite , appuyé sur un piédestal. A gauche, un chien près de la jeune Corinthienne.

Ancienne collection.

RESTOUT (Jean)

RESTOIJT (Jean), deuxième du nom, né à Rouen le 26 mars 1692, mort à Paris, aux galeries du Louvre, le 1«' janvier 1768.

Il était fils do Jean Restout f premier du nom), peintre assez habile, et de Marie-Madeleine Jouvenet, soeur et élève du célèbre Jean Jouvenet, qui exerça la peinture avec succès. Jean ayant peidu son père dès son enfance, son éducation resta confiée aux soins de ses oncles Thomas , Pierre et l'.ustarhe nestout. Ce dernier le conduisit à Paris, cher, son oncle maternel, Jean Jouvenet. II fut agréé à l'Académie le 29 mars 1717, sur le tableau qu’ I avait exécuté pour le concours du grand prix de Rome. Ce tableau représentait Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée. Cette distinction flatteuse le détourna d'aller en Italie, qu’il ne visita pas plus que son inaitre. L’Académie le reçut définitivement le 28 janvieri720. Il donna lors de sa réception une peinture ayant pour sujet Aréthuse se dérobant aux poursuites d’Alphée maintenant à Saint-Cloud), et parvint successivement à toutes les dignités académiques. On le nomma adjoint i professeur le (i mai 1730, piofesseur le 28 novembre 1733, adjoint à recteur le 20 mars 1740, recteur le 27 mai 1752, directeur le 5 juillet 1760, ancien directeur et chancelier le 1" août 1761 . 11 fut aussi membre des Académies de llouen et île Caen. Restoul a exécuté un grand nombre de tableaux d’église, des plafonds, entre autres celui de la bibliothèque de Sainte-Ceneviève, des peintures destinées à être reproduites en tapisserie aux Gobelins, et a peu fait de petites compositions. Outre son (ils Jean-Rernard, il a eu pour élèves «vamps de Lille, Molnet, le chevalier de «lianes, Jeun-ltapllste nesliays et Corliin. Il a exposé aux salons de 1737, 1738, 1739, 1740, 1743, 1745, 1746, 1747, 1748, 1750, 1751, 1753, 1755, 1759 et de 1763. Plusieurs de ses ouvrages ont été gravés parCochin, Tardieu, Drcvet, Chenu, J. Audran, Levasseur. — La famille Reslout a été féconde en artistes. Le plus ancien connu est Marijiiertn nestout, père de Marc nestout, né à Caen le 14 janvier lGltî, mort dans la même ville le 3 avril 1684 , élève de Noël Jouvenet. Il fit le voyage d’Italie avec Poussin, et jouit d'une certaine réputation 5 Rome et en Hollande. Il eut dix enfants, parmi lesquels on cite comme s’étant occupés de peinture: Jacques nestout, probablement né avant 1655, élève de l.e Telller de Vernori (né 5 Rouen, 1614), peintre, écrivain, prieur de l’abbaye de Moncel, sur les bords de la Marne, près de Vitry; Kustaclie nestout, né à Caen le 12 novembre 1655, prémontré de l'abbaye de Mondaye, qui a enrichi plusieurs églises de beaux plafonds. — jean nestout (premier du nom , père de celui dont il est parlé dans cette notice, né à Caen le 26 mars 166 , morl le 28 octobre 1702, élève de Marc, son père. Il peignit plusicuis tableaux dans les églises de Rouen , et épousa Marie-Madeleine Jouvenet, la huitième des quinze enfants de l.aurent jouvenet. — Pierre nestout , né le 15 novembre 1666. On n’est pas certain qu’il ait peint. — Charles ceestout, né h Caen le 1 er janvier 1668, bénédictin, qui passa une partie de sa vie à l'abbaye de Saint-Denis. — Thomas nestout , né à Caen le 15 mars 1671, mort le 2 mai 1754. Il alla à Rome, voyagea en Hollande et fut surtout peintre de portraits.

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