Le Christ guérissant le paralytique
H. 3, 81. — L. i, 58. — T. — I’ig. de gr. nat.
Au milieu de la composition , au-dessous d'un ange qui planedans les airs, le Christ, descendant les marches
RESTOUT (Jean-Bernard). 305
d’un temple, suivi de ses disciples, adresse la parole à un paralytique couché par terre au bord d’un bassin. A droite, deux hommes cherchant à soulever un malade, et dans le fond , d’autres malades se faisant apporter sur le passage du Christ. — Signé, à gauche : J. Restout,
Gravé par Tardieu fih.
Musée Napoléon. — Ce tableau, peint pour l’église Saint-Martin-des- Chainps, ligure sur le catalogue dressé par Lenoir à l’époque de la Révolution, et fut apporté au Louvre à cette époque.
470. Ananie impose les mains à saint Paul afin qu’il recouvre la vue et soit rempli du Saint- Esprit (Actes des Apôtres, chap. ix).
H. 0, 90. — L. 0, 73. — T. — Fig. de 0, 80.
Dans l’intérieur d’un temple, saint Paul est à genoux devant Ananie, qui lui impose les mains. Le Saint- Esprit plane sur sa tète. Au premier plan , à gauche, un guerrier aussi agenouillé assiste à cette scène. A droite, un jeune homme portant un vase , et par terre des armes de différentes espèces. — Signé à droite : J. Restout, 1718.
Musée Napoléon. — Réduction du tableau de Restout, qui avait été exécutée pour Saint-Germain-des-Prés ; elle provient de la sacristie de cette église, ornée autrefois des esquisses terminées des grands tableaux de la nef. Ces tableaux votifs, présentés par la corporation des orfèvres, continuaient, dans des proportions pareilles, les moi» offerts à Notre- Dame, dont l’usage s’était interrompu avec le XVII e siècle. Le mat de Restout, fait pour Saint-Germain, se trouve maintenant confondu, dans l'une des chapelles de Notre-Dame, avec les véritables mais qui décoraient jadis la nef de la cathédrale.
RE8TOUT (Jean-Bernard) , né le 22 février 1732, mort à Paris le 18 juillet 1797.
Il était fils et élève de Jean Restout (deuxièmedu nom), obtint le deuxième prix (le prophète Elie ressuscite le fils de la Sunamite) àl’Académie en 1755, et le premier en 1758, sur un tableau ayant pour sujet Abraham conduisant lsaac au sacrifice. A son retour de Rome, un tableau d’Anacréon buvant et chantant auprès de sa maitresse, le fit agréer, le 28 septem-
RESTOUT (Jean-Bernard).
brc 1765, à l’ Académie royale. On le reçut académicien le 25 novembre 1769, sur une peinture représentant Jupiter et Mercure à la table de Philémon et de Rancis au Musée de Tours). Malgré ces succès, il se sépara, après 1771, de l'Académie, ne voulant pas se ployer au règlement qui imposait, même aux académiciens, l'obligation de soumettre à un tribunal tonné de ses collègues les ouvrages qu' Is désiraient exposer au salon. Celte scission, la mort de ses parents, les affaires cotnplquées qui en résultèrent, écartèrent Restout de la carrière de la peinture. Aussi, 5 partir de cette époque peignit-il à peine une douzaine de tableaux. Sous le ministère de Roland, il eut au garde-meuble la place occupée par Fontanicu et Thierry. Celte faveur, qui le mit en évidence, pensa lui être fatale : accusé d’abus de confiance , il fut jeté en prison et aurait péri sur l’échafaud sans la réaction de thermidor. Il était membre des Académies de Rouen , de Caen et de Toulouse. Il a exposé aux salons de 1767 et de 1771.