‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 411 sur 583 · II. 0, «. - L. 0, 56. — T. - Fig. de · texte numérisé non relu

II. 0, «. - L. 0, 56. — T. - Fig. de

Le saint, tourné à gauche, à genoux dans une grotte, se prosterne devant un crucifix ; une tète de mort et un sablier sont auprès de lui sur un rocher. — Signé, à droite : Restout filius Romce. 1763.

Ancienne collection.

RIE8ENER ( Henri - François ) , né à Paris le 19 octobre 1767, mort dans la même ville le 7 février 1828.

n était fils de l’ébéniste du roi Louis XVI, si connu par la beauté de ses meubles en marqueterie. Après avoir étudié la peinture comme amateur chez Vincent, puis chez David, à l’époque de la Révolution il abandonna les arts pour suivre la carrièr e militaire. Lesévénements ayant ruiné sa famille, il quitta le service , reprit les pinceaux, et fit des portraits en miniature et surtout à l’huile. Ses ouv rages furent très remarqués aux salons et lui méritèrent une médaille d’or. Un portrait de l’empereur Napoléon l* r , qu’il avait terminé, d’api ès nature, pendant son déjeuner, eut un tel succès qu’il dut en exécuter plus de cinquante copies. En 1816, Riesener, privé de travaux, partit pour la Russie. Arrivé à Varsovie, il eut occasion de connaître le grand-duc Constantin, qui le recommanda 5 l’impératrice mère et à l’empereur Alexandre. Il lit le portrait de ce souverain, et pendantsept années passées à Saint-Pétersbourg et 5 Moscou, il peignit les personnages les plus importants de l'empire. 11 revint A Paris eu 1823. Son talent y fut également apprécié, et il peignit; depuis cette époque jusqu’à sa moirt, un grand nombre d'artistes, de musiciens et d’acteurs en réputation. 11 a exposé aux salons de 1793, 1799, 1801, 1802, 1800, 1806, 1808, 1810, 1812, lïlh, 1820 et de 1827.

RIGAUD

■472. Portrait de M. Ravrio, fabricant de bronzes.

H. I, K. — L. 0, 90. — T. — Fig. jusqu’aux genoux de gr. nat.

Il est représenté la tête nue, de trois quarts, tournée à gauche. Assis dans un fauteuil devant un bureau, il tient dans ses mains une petite réduction en bronze de la Vénus de Médicis. Il porte un habit bleu à boutons d’or, une culotte et des bottes montantes. — Signé à droite, sur le fauteuil : Riesener.

Ce tableau, exposé sous l’Empire, fut donné en 1850 par M. Léon Riesener, son fils, peintre d’bistoire.

HIGAUD (Hyacinthe), ne à Perpignan le 20 juillet 1689 , mort à Paris le 27 décembre 1743.

Les dates données ci-dessus sont fournies par l'extrait baptistaire. Cet acte nous apprend, en outre, que les noms d’Hyacinthe Rigaud, les seuls dont l’artiste lui-méme ait fait usage, ne sont qu’une abréviation de ceux qu’il avait reçus. 11 s’appelait réellement Hyacinthe- François - Honorat-Mathias-Pierre-le-Martyr-André-Jean Rigaud y Ros (c’est-à-dire le Roux). 11 n’avait que 8 ans quand il perdit son père, Mathias nigaud, peintre et fils de peintre. Lorsqu’il eut atteint sa là* année, sa mère l’envoya à Montpellier, chez I»ezet , peintre médiocre , oii il resta quatre ans, occupé à faire des copies d’après les beaux tableaux que cet artiste possédait, et profitant beaucoup plus des conseils de Ranc (père de Jean nanc), avec qui il s’était lié, que de ceux de son maître. Rigand passa ensuite à Lyon , puis vint à Paris en 1681. Il fréquenta les cours de l’Académie, et au bout d’un an remporta le premier prix de peinture; le sujet du concours était Caïn bâtissant la ville d’Enoch. Les études académiques, que Rigaud poursuivait avec beaucoup de régularité, ne l’empêchèrent pas de faire un nombre considérable de portraits ; ainsi , de 1681 à 1682 , il en avait exécuté trente-trois. Le Brun, qui vit celui de la Fosse, n’hésita pas à lui conseiller de se livrer exclusivement à. ce genre et de renoncer à la pension de Rome. Rigaud se rendit à cet avis. Il copia des portraits de van Dyck et rechercha l’amitié de de Troy et de Largillière , qui commençaient à parcourir avec distinction la même carrière que lui. .Malgré sa résolution de ne point aborder les grandes compositions , U tenait à se faire recevoir à l’Académie comme peintre d’histoire , et peignit dans cette intention , en 1687, une Nativité. L’Académie fit des difficultés, ne voulut d’abord l’admettre que comme peintre de portraits, et ce ne fut que la 2 janvier 1700 qu’elle céda à ses désirs. Il donna pour sa réception le saint André (n“ 07 0) et le portrait de Desjardins (n° 679). On l’élut adjoint à professeur le 20 juillet 1702 , professeur le 27 septembre 1710, adjoint à recteur le 10 janvier 1753, recteur le 28 novembre de la même année. En 1709, les consuls de Perpignan l’admirent au nombre

RIGAVD.

des citoyens nobles de la ville, et un arrêt du Conseil d’Etat, en date du 8 novembre 1723, confirma cette décision. I.c 22 juillet 1727, le roi le nomma chevalier de l'oidre de Saint-Michel. Nigaud travailla pendant soixantedeux ans. I\e citer même que les principaux ouvrages de ce peintre justement célèbre serait une tache trop longue. 11 tenait une liste exacte des personnes qu'il peignait, ainsi que des sommes qu’il en recevait. Un fragment de ce registre, comprenant les années 1681-1698, publié dans les Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale (t. Il, p. 192), nous donne des preuves de son extrême fécondité. B exécutait chaque année de trente h quarante portraits, dont il faisait les accessoires et les fonds lui-même avec le plus grand soin d’après nature, et retouchait quinze à vingi copies, lligaud a peint cinq rois, tous les princes du sang, et les personnages les plus distingués de l’Europe. 11 eut pour élève Nicolas Wesportes, neveu du célèbre peintre de ce nom, plusieurs copistes, tels que penal, Prieur, Bayeul, de l.aunay et Descourt, qui ont toujours travaillé sous ses yeux; l.e «éros, frère du sculpteur, dont il retoucha les poi traits de Gui llallé et de Coustou, lorsqu’il se présenta à l’Académie en 1725; l.ouls-ltené de Vialy, et eniin Jean liane, (ils d’un de ses premiers maîtres, né à Montpellier en 1674, mort à Madrid en 1735, reçu à l’Académie en 1703. Il avait épousé la nièce de Nigaud et fut premier peintre du roi d’Espagne en 1725. On trouve dans la liste des agrées qui ne sont pas devenus académiciens, 5 la date de 1701, Ctaspard nigaud, frèi e puiné d Hyacinthe, peintre de portraits, mort le 28 mars 1705. Nigaud n’a exposé qu'une seule fois, en 1709. Ses ouvrages ont été gravés, en partie sous sa direction, par les plus habiles graveurs du temps, tels que : G. Edelinck, Drevet père et (ils, Drevet le neveu, Louis Cbcreau, Daullé, Schmidt , G. VVille, Duflos, Cars, Petit, J. Audran, l-épicié, Simonneau, S. Valéc, Ravenctet Preislcr.

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