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Temple circulaire surmonté d’un pigeonnier

IL 1, 00. — L. 0, 57. - T. — Fig. de 0, 10.

Au premier plan et au milieu de monuments antiques ruinés, deux femmes regardent un grand bas-relief. Plus loin, à gauche, un homme sur les marches du temple cherche à attraper des pigeons. Dans le fond , une femme porte, avec un bâton placé sur son épatde , un seau et du linge. — Signé : H. Robert, 1788.

Ancienne collection. — Ce tableau, inscrit! tort par l’inventaire comme représentant le T ntjile de In sibylle, futexposé en 1789; le livret le désigne ainsi: Un temple circulaire jadis dédié « Venue, et que l’on a restauré pour servir d'asile libre aux pigeons qui désertent les colombiers.

ROBERT (Louis-Léopold). 319

492 . Sculptures rassemblées dans un hangar pratiqué sous les ruines d'un monument antique.

H. i, 01. — L. 1, 41. - T. - Fig. de 0, 20.

Au milieu de la composition , un homme dessine ; à gauche, un gros chien couché; plus loin, un homme monté sur une échelle donne un bouquet à une jeune fille qu’on aperçoit à une fenêtre. Parmi les statues introduites dans la composition, on remarque celles de Zénon,d’un faune jouant de la flûte, et d'un fleuve couché.

Ancienne collection.

ROBERT ( Louis -Léopold), né le 13 mai 1794 à La Ckaux-de-Fonds ( canton de Neufchâtel , en Suisse ), mort à Venise, le 20 mars 1835.

Léopold Robert fut confié, en 1810, â M. Girardet, graveur, qui le conduisit à Paris et lui enseigna son arl. En 1810, il remporta le second grand prix de gravure au concours où M. Forster obtint le premier. Tout en étudiant cet art, il apprenait à peindre à l’école de David. En 1815, il concourut de nouveau | our le grand prix de gravure ; mais le comté de Neufchâtel ayant été rendu, depuis la restauration des Bourbons, à la Prusse, L. Robert fut rayé du noinlirc des concurrents comme étranger. C’est alors qu’il résolut de se livrer entièrement à la peintuie et fréquenta assidûment l’école de David jusqu’en 1810, époque de l’exil de ce peintre célèbre. U'opold retourna alors dans son pays, et fit, pendant environ dix-huit mois, nu assez grand nombre de portraits. Plusieurs d’entre eux frappèrent si vivement un amateur de Neufchâtel, M. Roullet Mézerac, qu’il proposa au Jeune artiste de lui avancer la somme nécessaire pour aller en 1 talie continuer ses études, somme qu’il rembourserait sur scs économies futures. Robert arriva 5 Rome eu 1518, étudia les maîtres avec ardeur, et se lit connaître par de petits tableaux qui étaient fort recherchés des amateurs. En 1811), il obtint du gouverneur de Rome la permission de travailler dans un local où étaient rassemblés plus de deux renis montagnards, hommes, femmes et enfants , tous parents de brigands répandus dans les montagnes et dont les figures accentuées, les costumes pittoresques lui parurent très-intéressants à reproduire. Api ès avoir terminé une douzaine de tableaux, il les exposa. Ses ouvrages excitèrent une véritable sensation parmi les artistes qui habitaient Rome, et un riche amateur, M. le colonel de la Marre, contribua particulièrement à son succès. A partir de ce moment, la fortune le regarda d’un œil favorable, comme il le dit dans une de «es lettres. Il lit venir son jeune frère ,%urèle,qui devint peintre d’intérieur, et finit par s’acquitter envers M. Mézcrac. lai première peintura importante tentée par Robert fut une Corinne improvisant au cap Misène. Mats, peu satisfait de ce sujet, qui ne convenait pas à la nature de son

ROBERT (Locis-Léopold).

talent, il gratta la figure de Corinne et y substitua un improvisateur napolitain , qui parut au salon de 1822. Des scènes de brigands, des représentations de paysans et de paysannes de la campagne de Rome ou des environs de Naples, l'occupèrent jusqu’au moment oii il conçut l’idée de caractériser en quatre tableaux les saisons et les quatre principaux peuples de l’Italie. Le Retour du pèlerinage de la Madone de l’Arc devait représenter Naples et le printemps ; les Moissons dans les marais Poutins, Rome et l’été. Il choisit pour symbole de Florence cl de l’automne, lesVendanges de Toscane ; pour celui de Venise et de l’hiver, le Carnaval. De celte suite, Robert n’exécuta que la Fête de la Madone de l’Arc, les Moissonneurs, et le Départ des pécheurs de l’Adriatique, qui remplaça la scène du Carnaval de Venise. Ce tableau, qui appartient maintenant à M. Paturle, fut son dernier ouvrage, et il ne peignit pas les Vendanges de Toscane. Depuis plusieursannées, des chagrins, dont Robert cachait soigneusement la cause, surexcitèrent sa sensibilité naturelle, et, dans un accès de paroxysme nerveux , il se donna la mort , dix ans après, jour pour jour, la fin volontaire d’un de ses frères. Robert fit un voyage à Paris en 1831 , année oii furent exposés les Moissonneurs, et reçut la croix de la Légion-d’llonneur à la suite du salon. 11 alla ensuite pendant quelques mois dans sa famille, à La Chauxdc-F'onds, se rendit à Florence, y peignit deux petits tableaux, et revint à Venise au mois de février 1832, pour commencer son tableau des Pécheurs, dont l’exécution lui causa une peine infinie, ainsi qu’on peut le voir par ses lettres, publiées dans le livre intéressant de M. Feuillet de Conches, intitulé : Habert. sa rie, ses œuvres, sa correspondance. 11 a exposé aux salons de 1822, 1825, 1827, 1831 et de 1835. Un tableau et une esquisse parurent, après sa mort, au salon de 1830. M. Prévost a gravé ses toiles les plus im-

r irtautes. 11 était membre de l’Académie de Berlin depuis 1825, et fut reçu celle de Venise en 1835.

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