L’arrivée des moissonneurs dans les marais Pontins
H. 1, 37. — L, 2, 11. — T. — Fig. de 0, 66.
Au milieu de la composition , un char traîné par des buffles que maintient au repos un jeune homme appuyé sur un aiguillon et sur le timon de la voiture. Le char porte un vieillard , le maître du champ , assis sur des bagages, qui indique la place où il faut s’arrêter et déployer la tente, qu’un jeune homme, debout derrière lui, tient roulée autour de ses piquets. Auprès du vieillard, également sur le char, et debout, une femme avec son enfant emmaiilotté dans ses bras. A gauche, trois jeunes moissonneuses et deux moissonneurs ; à droite, deux autres moissonneurs : l’un danse en levant sa faucille, l’autre en soufflant dans une cornemuse, tandis qu’un homme, monté sur un buffle de l’attelage, armé d’un aiguillon, les regarde. Plus loin, du même côté, des
ROBERT (Louis-Léopold). 32i
femmes et des hommes se reposant sur la terre. A l'horizon, les sommets de Monte-Circello. — Signé : Léopold Robert, Rome, 1830.
Gravé par Z. Prévoit; par Paul Mercury, en petite dimension, pour le journal l’Artiste.
Collection de Louis-Philippe. — C’est à son retour à Bonte, ;ipr un séjour de quelques mois dans les marais Pontins, en 1829, que liohcrt commença ce tableau, dans l’intention qu’il fit pendant à la Fête de la Madone placée au Luxembourg. Cette peinture, exposée d’abord au Capitole, fut extrêmement appréciée par les ltomains, et son apparition au salon du Louvre en 1831, salon où l’artiste envoya sept autres ouvrages, produisit une grande sensation. I .es Moissonneurs furent pavés 8,000 fr. par la Liste civile et prirent place dans la galerie particulière du roi au Palais-Boyal. Ce n’est qu’après la mort de L. Robert que Louis-Philippe donna ce tableau au Musée du Louvre.