II. 1, 3T. — L. 2, 14. — T. — Fig. de 0, 6f
Vers la gauche, sur tin char traîné par deux bœufs aux cornes dorées, au joug surmonté de feuillages et de blé en herbe, est assise une jeune femme qui s'appuie sur un thyrse orné de fleurs , d’amulettes , d’images de la Vierge et des saints. Derrière elle, un jeune homme, dont le chapeau pointu est couvert de feuilles et de fleurs, la soutient par la taille , et une femme détache une fleur du thyrse tenu par un jeune garçon appuyé sur un enfant lazzarone qui souffle dans un sifflet de fer-blanc. A l’arrière du char, plus bas que ce groupe, l’improvisateur napolitain chante en s’accompagnant de la mandoline. Devant la roue du char, parée de bouquets de genêt et de lavande, deux femmes dansent, l’une en frappant du tambour de basque, l’autre en déployant son tablier. Près des bœufs, un lazzarone danse également et fait résonner ses castagnettes. En avant du char, tout à fait à droite, deux enfants du peuple : le plus jeune, presque nu, porte un thyrse sur l’épaule; l’autre frappe en cadence une espèce de crécelle composée de trois maillets de bois qui
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s’ouvrent en éventail. — Signé, à gauche : L ld . Robert. Rome 1827.
Gravé par Z. Prévoit.
Collection rte Otaries X. — Le pèlerinage à la Madone de l’Arc, chapelle située dans un petit village à quelque distance de Naples, a lieu aux tètes de la Pentecôte. Les gens du peuple, revêtus de leurs plus beaux costumes, s’y rendent en foule ]K>ur prier la Vierge d'être favorable à leurs récoltes. Ce tableau fut terminé en 1827, et exposé à Paris au salon de la même armée. Lu 1828, le roi en lit l’acquisition, pour le Musée du Luxembourg, au prix de ft,000 Ci .
SAINT-OERS (Jean-Pierre), né à Genève le 4 avril 1752, mort dans la meme ville le 6 avril 1809.
Son père l’envoya à Paris à l’âge de IG ans et le fit entier à l’école de Vieil. Il obtint divers prix en 1772etl77!i, remporta ledcuxièine en 1778 et le premier eu 1780. Le sujet du concours était l’Enlèvement des Sabines. tableau inscrit sous le numéro suivant. Saint-Ours, étant étranger et protestant, n’avait pas droit à la pension de ltome; il dut se rendre dans cette ville à ses frais, mais il fut admis à Jouir des privilèges accordés aux élèves couronnés. Le jeune artiste se livra à des études sérieuses, peignit des compositions historiques qui lui méritèrent la protection du cardinal de ternis, ambassadeur de France à Home, et du marquis de Créqui. Le climat d’Italie ayant altéré sa santé, il revint, au mois d’uoflt 1792, se fixer définitivement à Genève. A l’époque de la Révolution, Saint-Ours renonça ù b grande peinture et ne fit plus guère que des portraits. En 1803, le gouvernement français ayant mis au concours le sujet du Concordat , il envoya uu dessin à Paris, et, seul des soixante-douze concurrents, obtint un accessit. C’est alors qu’il fut nommé membre correspondant de l’Institut. La plus grande partie des ouvrages de Saint-Ours ont été recueillis par des amateurs de Genève; plusieurs sont exposés dans le musée de cette ville.