II. 0, 90. — L. 0, 72. — T. — Fig. en buste de gr. nat
Elle est représentée de trois quarts, tournée à droite, vêtue d’une robe montante, de couleur verdâtre , agrafée sur la poitrine par des pierreries ; elle tient de la main droite, qui est gantée, un jonc garni d’une chainette d’or, avec lequel elle relève la mantille qui lui couvre la tète.
Ancienne collection.
SIGALON (Xavier), ne vers la fin de 1788 à Uzès ( département du Gard), mort à Rome, le 18 août 1837.
Sigalon apprit les éléments de la peinture d’un élève médiocre de David, nommé Monrose , qui était venu s’établir à Mines. Scs premiers ouvrages furent trois tableaux religieux placés dans la cathédrale de cette ville, dans l’église du village de RuiTan, et dans celle des Pénitents d’Aigues- Mortes. Sigalon vint à Paris S l’âge de 29 ans, afin de compléter scs études, et entra à l’atelier de Pierre Guérin, qu’il quitta au bout de six mois pour travailler en compagnie de M. Moue lion, un de scs compatriotes. C’est à la contemplation continuelle des chefs-d'œuvre rassemblés au I .ouvre que Sigalon dut son talent, la Courtisane, inscrite sous le il" 599, fut le premier tableau qu'il exposa. Il peignit ensuite la Délivrance de saint Pierre
f iour le village de llobiac, près d'Alais; Locuste essayant sur un esclave e poison destiné à faire périr Britannirus.qui lui mérita une médaille d’or au salon de 1825, et se voit placé maintenant au musée de Mmes; Athalie faisant massacrer ses enfants, au musée de Nantes ; un Baptême du Christ, pour la cathédrale de Mmes; la Vision de saint Jérôme (n<> 498) et le Christ en croix, actuellement à Issingeaux, département de la Haute-Loire. L’artiste reçut, après ces deux derniers ouvrages, la croix de la légion d’honneur. Malgré ce succès, Sigalon se trouva bientôt sans commandes et sans ressources; il quitta Paris, retourna à Mmes, renonça i la grande peinture et ne fit plus que des portraits. M. Thieis, alors ministre, le rappela à Paris et le cliargca d’aller copier à Rome, pour une salle du palais