SIGALON
des Beaux-Arts, la fresque du Jugement dentier, de Michel-Ange. On lui accorda, pour ce travail gigantesque, une somme de 58,000 fr., à laquelle on ajouta une indemnité de JO, 000 fr. et une pension viagère de 3,000 fr., dont l’artiste ne devait pas jouir longtemps. Sigalon partit pour Home au mois de juillet 1833, se mit à l’œuvre aidé par son élève, M. JSuma Boucoiran. Sa copie, exposée dans les Thermes de Dioclétien, produisit une vive sensation. Ut pape Grégoire XVI, suivi d’un cortège de cardinaux, vint la voir. Il tendit la main au courageux artiste, honneur réservé seuv lement aux souverains, et le félicita vivement d’avoir si bien réussi dans une entreprise qui oITrait des difficultés de tout genre. Sigalon rapporta sa copie à Paris, au mois de février 1837, et retourna quelque temps après à Rome afin d’y copier les pendentifs de la chapelle Sixtine; mais il uc put achever ce travail, et succomba à une attaque de choléra. Il fut enterré à Sainl-louis-dcs-Français. Il a exposé aux salons de 1822, 1825, 1827 et de 1831.